Mardi 28 octobre 2014 à 20:15



Précédemment, dans Tranches de vide - NEXUS (Suffit de cliquer, j'vais pas en plus vous dessiner des previously, sans déconner...)

Bon il est quand même préférable de lire le premier épisode avant de lire ce qui suit, sinon ça casse un peu le principe de la série. Après si vous l'avez déjà lu, ou si vous venez de le lire, vous pouvez enchainer sur l'épisode du jour, où l'on en apprend un peu plus sur le pourquoi du comment les aliens sont venus chercher Groumf avant de l'emmener dans l'espace, mais c'est sans compter sur la menace qui... ouais, bonne idée, allez lire, c'est mieux.

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Je conçois que cela puisse être un poil frustrant, aussi, je vous invite à rejoindre les hordes qui pullulent (nous sommes des millions) sur la page facebook du blog. à défaut de savoir quand le prochain épisode sortira, vous pourrez voir différentes étapes de sa réalisation.
> Page Facebook <

Jeudi 2 octobre 2014 à 0:47


Amis lecteurs, vous vous attaquez ce soir à la lecture d'un projet de longue (et fraîche) haleine, affiné en fut de Groumf depuis quelques mois déjà. Faute de temps, je n'ai pu m'y atteler avec la frénésie acharnée qui caractérisait mes anciennes production, mais après plusieurs annonces, après bon nombres de faux départs, voici le premier épisode de Tranches de Vide : NEXUS.
Et vu ce que j'ai en tête, il faudra vous armer de patience pour suivre ça.

D'un égocentrisme sans borne, ça taille la part belle à l'auto-référence, aussi je vous invite à lire (ou relire) l'épisode 24 >> ici << avant d'entamer la lecture de ce soir.



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Et je rappelle qu'on peut suivre l'actu et les "trailers" crayonnés sur la page facebook du blog



Lundi 6 janvier 2014 à 20:49



Premier lundi de l'année, et quel meilleur moment pour apprécier une nouvelle Tranches de Vide, avec pour l'occasion un petit test en couleur, qui ferra ressortir toute la beauté, la poésie qui émane de l'épisode du jour. bonne lecture ;)

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Et un petit bonus en prime...

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Lundi 30 décembre 2013 à 21:44

Après plus d'un an d'une morne (pour ne pas dire inexistante) activité sur ce blog, je reprends du service, et histoire de faire ça en beauté, on attaque avec un nouvel épisode de Tranches de vide, qui inaugure la 4e saison de la série. Bonne lecture aux quelques âmes errantes qui attendaient le retour de mon crayons !

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Alors autant le dire franchement, la conception de cet épisode date un peu, puisqu'il avait été entamé en septembre de l'année dernière (2012... hem), l'encrage achevé quant à lui courant avril/mai, et scanné aujourd'hui, j'ai réalisé deux autres épisodes de 4 et 2 planches qui sont achevés et que je posterai d'ici peu... Ca c'est juste pour signifier que si vous pensiez que j'avais laissé couler un an pour revenir avec genre un millier de pages à scanner, vous vous foutez le doigt dans l'orbite, mais je suis plein d'idées et de motivation donc pas de panique, après tout je suis de retour, histoire de finir l'année en beauté, et de commencer la suivante sous les meilleurs hospices.

Mardi 9 avril 2013 à 12:00



Voila quelques mois que je ne m'étais rendu sur ces pages, manque de temps, de motivation, mais je ne suis pas encore mort (Pour autant que je sache, je serais bien le dernier prévenu dans le cas contraire).

Quelques nouvelles du front, histoire de redonner un semblant de vie à ce "lieu" qui approche doucement de sa date anniversaire (Huit ans déjà). Je suis retourné m'installer sur Nancy depuis septembre, et Marseille me semble bien loin maintenant, autant géographiquement que temporellement, comme une sorte de parenthèse, un souvenir tâché par le chaos des derniers mois passés là bas et les tumultes de mon retour sous la grisaille et le froid de mes jeunes années... un souvenir d'autant plus fugace que je n'ai pour ainsi dire plus rien qui me rappelle à mon ancienne vie, ce qui, en soit, n'est pas plus mal, on se détache d'autant plus facilement quand rien ne nous renvoie continuellement à l'image de ce que nous fûmes. J'en avais fait l'expérience il y'a presque sept ans, la technique est rodée, tout comme moi. Pas de regrets, pas de remords, pas de rancune, plus de questions en suspens, rien que l'avenir et les promesses qui l'accompagnent, celles des jours meilleurs qui se construisent.

Il y'a sept ans j'avais emmené mes démons et mes fantômes sous une chaleur de plomb, je suis revenu sans eux, ils ont fini par me quitter. Si d'aventure ils voulaient revenir, je les tiens en respect avec une discipline martiale forgée par le soleil et l'acier. Je les tiens à distance par la joie que procure de nouvelles rencontres et des amitiés retrouvées contre celles que je considère comme irrémédiablement perdues, Je musèle les cris de ma noirceur par un écho, par la douceur d'une âme soeur, d'un amour tendre et simple. Chrysalides, cocons, armures et rôles, cycles éphémères comme autant de réponses hasardeuses pour des maux que seul le temps pouvait guérir. Un long rite initiatique qui prend fin. Je reprends ma route avec sérénité, confiant, parce que quelque part, j'ai renoué avec l'émotion et son innocence, avec l'envie d'avancer et de laisser derrière moi ce qui pourrait me nuire, ce qui ne se répare pas, ces choses qui font de la vie ce qu'a longtemps été la mienne : Un bordel sans nom.

Sans plus de lyrisme obscur et fielleux, je vous dis à bientôt sur ces pages, le temps de me remettre à mes crayons, non sans vous laisser les quelques (trop) rares productions de ces derniers mois sous les yeux, que les habitués de la fan page ont déjà vu.

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A noter qu'il surtout de tests et que ce sont encore des photos, je dois rebrancher mon scan' (accessoirement le retrouver dans les affaires qui squattent la cave de ma mère et l'apporter chez moi ET le rebrancher, nan mais que vous vous imaginiez pas que c'est juste la flemme de foutre un truc dans un machin...). Je n'ai pas posté les croquis préparatifs des dessins ci dessus, et j'ai aussi pas mal de croquis assez avancé mais que je ne finirais pas, pour x raisons, si vous voulez jeter un oeil, ils sont dispos sur la page FB du blog. Bon okay, le Darth Vader est un croquis, mais je suis pas à une contrad... ' Commencez pas à me gonfler !
 

Jeudi 18 octobre 2012 à 20:14

 

Griffonner quelques feuilles, les saigner de quelques mots, quelques images, spectres incomplets d'une époque révolue. Tracer quelques courbes, quelques lignes, et tout détruire d'un revers de l'esprit, d'un éclat de rêve, et recommencer encore, et encore, et encore, jusqu'à perdre pied et s'enivrer, pour un temps, des chimères qu'on trouve dans la destruction non pas de soi, mais de l'autre, d'un tout, d'une envie, d'une vague idée anarchique dans un absurde chaos. Tout effacer, d'un travers de l'esprit, d'une impureté qui se meurt et s'oublie.
Tracer une courbe écarlate et brûler le reste, jongler avec la réalité et ce qu'on voudrait qu'elle soit, au milieu des taches et des cendres, des gribouillages chétifs, des brouillons d'essais, des copies d'incertitudes, et finalement, creuser plus profond dans une peau grisâtre comme on creuse sa propre tombe. Creuser sa déchéance dans une page blanche ternie par les échecs et la peur, ternie par une image déplaisante de ce que nous sommes.
Renaître trois fois et réaliser qu'on tourne en rond dans un esprit fragmenté.

S'éteindre, et ne plus penser...

Faire carnage.

Jusqu'à l'instant propice où naît un battement fébrile, où vacille une lumière, et s'engouffrer corps et âme dans l'idée que le hasard n'est pas toujours qu'un affront, que la providence est l'essence même de l'instant d'égarement, et se perdre dans une étreinte, sans remords, sans regrets, sans doutes, sans inquiétudes, parce que l'idée qu'on se fait de l'avenir, c'est vouloir calculer un misérable coup d'avance et prendre l'univers pour adversaire. Vivre, d'une certaine manière, c'est jouer le coup sans malice ni arrière pensée, sans calcul, sans réelle volonté de gagner ni crainte de perdre. C'est s'oublier, un matin, pour contempler un sourire et s'enivrer dans sa douceur. L'étreindre, l'étreindre maladroitement, nerveusement, parce qu'on ne réalise pas qu'il existe quelque chose de si pur en ce monde qui puisse naître d'une simple envie et de l'imprévu. L'approcher timidement, fiévreusement, et parfois renoncer à l'effleurer pour le préserver, pour prendre son temps, comme pour ne pas le consumer trop vite, pour contempler l'instant suspendu. Un jamais, un peut être, un toujours, réunis en un seul point.

Quand l'instant suspendu se transforme en souvenir, l'alpha et l'omega ont le goût de ses lèvres, alors qu'une brise légère emporte au loin son odeur, la disperse, au coeur d'un dédale d'improbabilité que je contemple avec désir. Un éclat de rire dans ses yeux sombres, une caresse, sa chaleur. Une envie dévorante. Parce que si rien ne sera jamais comme l'idée que l'on s'invente de l'avenir, il n'existe rien de plus certain que la beauté d'un instant fugace et le souvenir que l'on en garde. Un instant, qui défie le temps lui même.

 


 

Mardi 25 septembre 2012 à 3:01



Bon, sans trop tergiverser, je me décide à annoncer quand même que j'ai gagné le concours pour lequel je vous invitais (Cf article précédent) à voter. Je remercie bien évidemment toute les personnes qui se sont impliquées d'elles mêmes dans ce bordel en votant, relayant, harcelant même leurs contacts et ceux des autres, et qui m'ont donné un bon coup de pouce. Un beau bordel, mais un bordel extrêmement organisé par une équipe redoutable, véritable machine de guerre électorale, de grandes dames (pour la plupart) et quelques couillus qui ont géré une propagande efficace, envers et contre tout, jusqu'au dernier instant.

Je remercie également, parce que cette bataille ne s'est pas cantonnée au site de Short Ed' ou encore facebook, voir même tweeter, les cowbloggeurs et cowbloggeuses qui, malgré le sentiment général qui persiste encore aujourd'hui à mon égard en ces lieux,  ont répondu présent. D'ailleurs, on trouve un exemple assez édifiant chez Tote (Qui fait bien entendu parti de l'équipe redoutable dont je parlais quelques lignes plus haut) de ce dont je parle. Bref, merci à tous, ceux que je connais, ceux dont j'ai eu vent, ceux dont j'ignore l'existence, et ceux qui ne liront pas ces lignes, quel qu'est été votre niveau d'implication, merci.

Y'en a quelques uns qui peuvent aussi aller se faire foutre quand même, pas parce qu'ils n'ont pas voulu se joindre à nous pour diverses raisons, j'ai rien contre ça, mais parce qu'ils se sont sentis obligés de profiter du moment pour venir cracher leur fiel en douce, comme des petits êtres fourbes et mesquins qu'ils sont, et que quand on leur offre une occasion de s'expliquer, ils s'écrasent docilement, préférant faire la sourde oreille alors qu'ils se contorsionnaient  tels des cloportes névrosés qui réclament un peu d'attention, pourtant si prompts à ouvrir leurs mandibules quand personne ne les y invite. Ca, c'est fait.
 

Pour ceux qui n'ont pas suivi l'affaire sur nos comptes FB, une certaine personne a déclaré son intention de se foutre à pwal si je remportais la victoire (Bonne stratégie). Deux des organisatrices se sont prêtées à l'exercice (avec humour bien entendu, nous ne sommes pas des pervers), je vais donc y passer à mon tour. On attend les autres.

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Par contre, puisque évidemment l'univers est une pute, faudra vous contenter d'une photo, parce que oui la bonne blague c'est que mon P.C m'a lâché. Certains diront qu'il est tombé au combat. Outre le premier soucis, d'ordre logistique, puisque du coup pour scanner etc... tout ça va s'avérer problématique durant quelques temps (Mais bon j'ai un problème de page blanche qui traîne depuis quatre mois donc d'un côté...), ce qui m'embête le plus c'est la perspective d'avoir perdu énormément de choses. quelques travaux, des données que je me traîne depuis des années, et puis pas mal de souvenirs aussi.

 

 

Jeudi 13 septembre 2012 à 14:53


Salutations, ô fidèles lecteurs et lectrices déambulant en ces lieux passablement à l'abandon. Peu de mises à jour ces derniers temps, pour cause entre autre de manque total de motivation et de déménagement - retour en lorraine. Cependant, n'allez pas croire que je me tourne les pouces, je gribouille un peu en attendant de retrouver la motivation pour reprendre Tranches de vides, donc vous aurez quelques dessins à vous mettre sous la dent dès qu'ils seront achevés.

En attendant, oui parce que je poste pas pour le seul plaisir d'écrire dans le vent, je participe pour la 3e fois au concours Short Ed', et pour être honnête, ça m'arrangera de ne pas finir une fois encore sur la quatrième marche du podium (Marche qui n'existe même pas, puisqu'elle rapporte tchi.) Bref.

Je sollicite donc vos votes, un petit like en bas de >>>> cette page <<<< me donne un vote supplémentaire. Si vous n'avez pas et ne voulez pas de compte FB (ce que je peux comprendre), vous pouvez également vous inscrire sur le site afin de voter quand même. Vous pouvez également rejoindre les légions de votre auteur préféré qui partagent cette page afin de contribuer à ma victoire. Je suis bien placé pour l'instant, il reste peu de temps avant la fin des votes, la situation peut se retourner à n'importe quel moment, nous sommes au coude à coude, t'as pas mal ! J'ai pas mal ! T'AS PAS MAL ! J'AI PAS MEEEUUUUUAAALLLL !!!!

Hem. Bref. Pour vous remercier, je vous offre un carcajou inachevé.
 

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Allez hop, on se bouge et on vote. N'oublions pas l'importance du processus démocratique en ces heures sombres. Ouais. Rien que ça.
 

Jeudi 23 août 2012 à 3:54

Rire et soupir. Je puise l’atroce amertume de mon désir.
Dans mon souvenir, pour mieux détruire, j’évacue mon esprit.
J’expire, je vis, j’inspire, je rêve. J’inspire, tu crèves, je ris, tu pleures.
Sincères condoléances empoisonnées par mon iniquité, les pères au silence et les putains au bûcher.
Dans ton harmonie je me consume à petit feu. Je joue, je mens, je tremble, un peu.
J’expire, je mens, j’inspire, je crois. J’inspire, je rends, j’expire, pas toi.
J’expire, tu pleures, ne le vois tu pas ?

Rire et soupir. Je puise la douce amertume de ma douleur.
Dans mon souvenir, pour mieux haïr, je crucifie le roi.
J’inspire, tu crèves mais moi je rêve. Je ris, je pleure et me liquéfie en toi.
Et bien avant que la nuit ne devienne poussière, que je ne m’enivre, solitaire, d’images fugaces.
Dans ton purgatoire je me nourris de pulsions mortifères. Je joue, je mens, je vois et j’efface mes traces.
J‘inspire, je brûle, j‘expire, je chois. J’inspire, je danse, et perds mon chemin.
J‘inspire, je vole, j’expire en ébat et trépasse aux éclats.

Rire et soupir. Je puise la patience au fond de ta chair.
Dans mon souvenir, pour mieux trahir, il faut avoir la foi.
J‘expire, je prie, enfin je peine. Je viole ton âme aux creux de mes cernes.
Ritournelle infatigable sans fin ni loi pour les indifférents, je crois qu’il faut que je rende jugement.
Dans ton chaos je n’ai plus rien à ronger que mes os. Je passe,  je brûle et me cloisonne un temps.
J’expire, je crache, j’inspire, me noie. J’inspire, m’étouffe et crève en moi.
J’expire, je crache, j’inspire, et me demande pourquoi.

 


Mardi 26 juin 2012 à 8:29


J’arrache sa peau type gargouille grise putréfiée, encore et encore, puis m‘étouffe à trop vouloir la mâcher. Il murmure qu’il est mon seul salut. Il rampe, il danse, il vit et meurt, au fond de ma gorge. Il griffe, il mord et hurle, il se débat à m’en crever les tympans. Il n’est pas d’un naturel patient. Il suffoque à chaque croix, chaque virage. A chaque seconde il se consume, fond, se morfond, et revit. Un pathétique phoenix qui se gerbe à l‘infini.
Il Hurle qu’il est mon seul pardon.
Il pleure d’être sans issue, de s’être dissous dans les acides du temps et se traîne de fatigue, quand dans un dernier moment d’égarement, je deviens juge, juré et bourreau. Il régurgite :
« De toutes ces créatures merveilleuses dont je suis le Père, combien en ai-je avorté ? Combien en ai-je laissé à l'abandon parce qu'elles ne voulaient pas grandir ? Combien en ai-je mutilé par omission ?
Et de celles dont j'ai pourtant été le plus fier, combien en ai-je crucifié ? 
»  

Il saigne son âme sur une feuille de papier. Je la déchire, c’est une pute.
L’Armageddon individuel en trois temps apogée déclin.

Destruction du cycle.

J’ai purgé ma haine en giflant l’immaculée, avec pour seules lames quelques pinceaux, quelques mots, quelques restes. Quelques bribes qui n’appartiennent qu’à ma mémoire. A l’inconscient. Le soleil se lève, je mue. J’abandonne mon carcan, je respire, et continue mon chemin.
Je rampe tel un vers, j’attends toujours mes ailes.

Je suis la vie éphémère, le rêve abscons, je suis un fantôme revenu à la vie pour mieux saigner à nouveau. L’absurde trinité. Le schéma destructeur. L’Armageddon individuel en trois temps apogée déclin. Rideau. Applaudissements pareils à des milliers d’éclats de solitude. Les battements d’un milliers de cœurs qui vous précipitent vers votre fin.
Je ne sais plus quoi graver sur ma stèle, sur mes membres et mon esprit. Je pourris sur place et m’extirpe au néant pour disparaître alors que chaque pas m’arrache ma conscience.
Elle reste sur place, souriante et résignée, tremblante et révoltée. Elle n’aura guère fait long feu. Au royaume de l’illusion, les faibles sont alignés sur le mur de l’égocentrisme et abattu sans autre forme de parodie de justice. Pas de dernière volonté, pas de cigarette du condamné, juste une violente mise à mort. Juste la vie, dans ce qu’elle a de plus abjecte. Dans ce qu'elle a de plus absurde.

« Je suis la vie éphémère, le rêve abscons, je suis un traître revenu à la vie pour mieux briser à nouveau. »
Rideau. Applaudissements. Épitaphe.

Destruction du cycle.

J’ai été chié par la vie au point qu’elle se meurt à me remâcher. Je suis une peau grisâtre-gargouille qui t’étouffe jusqu’à la lie. J’ai traversé les déserts et les tempêtes de l’insondable solitude de mes esprits. J’ai vécu sans honneur, et peux mourir sans gloire.
Triptyque, cycle, je ne suis ni existence ni trépas, je ne suis ni pardon ni salut, ni énigme, ni réponse. Triptyque, cycle, nausée et égarement. Ni rien, ni tout. Ni vraiment un monstre, ni vraiment un homme. Triptyque, cycle, je titube et chute. Je me suis fourvoyé. J’ai mutilé les réponses pour qu’elles me conviennent. Chiennes.
Triptyque, cycle, déclin et mort dans le silence du chaos de l’esprit.
Je ne suis plus un fantôme, ni une résurrection, je suis une naissance. Je sens, sur ma peau, l’odeur délicate des griffes acérées de la vie. Ris, ris ! Car ceci est mon sang…
Mon âme s’est enfin extirpée, elle est morte née. Des pardons, des adieux, des rires et des souvenirs. La sensation de ne se résumer qu’à des bribes fait de l’existence une toile à laquelle nous nous raccrochons tels des insectes. Je rampe tel un vers, je n’attends plus mes ailes. Je n’en ai plus besoin. Je préfère crever avec la vermine que vivre avec les anges, fut-ce ils divins comme nucléaires. Explosion. Apocalypse. Jugement dernier en mode télé achat.

Achète moi ton rêve, je te dirai qui tu es.

J’aime, me souviens, découvre et vis, quelque part, entre espoir et volonté, entre la corruption d‘un idéal et l‘absence de justice. Ni pardon, ni salut ? En fait, ni haine, ni regrets. Juste l’écho doux-amer de souvenirs qui se fanent trop tôt, et qui n’avaient pas suffisamment éclos. Juste l’écho d’une promesse, de paroles oubliées, d’une voix vide de sens, disant que tu ne m’oublierais jamais.
Explosion. Apocalypse. Jugement dernier. Ctrl alt suppr paria.

Destruction du cycle.



Et je sens sur ma peau, les griffes acérées de la vie. Et je sens dans ma chair, la douceur de la joie. Et j’apprivoise en mon sein, le complexe de liberté. Loin des entraves, je retrouve ma nature éphémère, renoue avec mon démon, et meurt une dernière fois, sous les ovations éthyliques d’un jamais, d’un peut être, d’une promesse à demi faite aux creux des aléas de l’existence.
Nous sommes la vie éphémère, le rêve abscons, nous sommes un fantôme revenu à la vie pour mieux muer à nouveau. Nous sommes l‘absurde trinité, un triptyque déifique. Une agonie en trois temps.

Je trace une autre forme, et fatigué de creuser des sillons triangulaires ovoïdes, je crache des lignes courbes, au fond de mon esprit. J’ai brisé mes chaînes. Aujourd’hui, elles sont mon auréole.
Je suis un saint. Je suis un traître. Je suis un fourbe. Je suis une vacuité de l'existence.
Ris, car ceci est mon âme.

 
Autodestruction.

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