Jeudi 23 octobre 2008 à 1:37


Pour mémoire, vous pouvez retrouver les épisodes précédents dans la catégorie "Tribulations Atomiques"
Toutefois, cette histoire étant pas mal longue, voici un rapide résumé pour ceux qui auraient décroché en route :
Groumf, après avoir vaincu les étrons divins et donc, sauvé le monde, fut contacté par le pape soit disant décédé, Jean Paul II. Ce dernier demande à notre anti-héros de retrouver le hippie originel, Jésus Christ, ramené à la vie par le Vatican, en cavale quelque part dans les Vosges. Cependant, la garde rapprochée de l'ancien pape, qui ne voit pas d'un bon oeil les penchants libertins et toxicomanes de Jésus, supplie dans le même temps Groumf de supprimer le Christ une fois celui ci retrouvé. Parachuté dans les Vosges, Groumf se verra accompagné d'un étrange petit personnage, une femme à poil de vingt centimètre, répondant au nom de Shoum's. Après avoir échappé à la mort lors de leur rencontre avec le terrifiant Gay des Vosges, nos deux acolytes font la connaissance des Vosgiens, un peuple nus et poilus, obéissant aux délires d'un Christ sous THC, tel que l'amour de son prochain, l'harmonie et la sodomie. Seulement, pour maintenir le Gay des Vosges à l'écart, Jésus sacrifie régulièrement un Vosgiens aux appétits sexuels du monstre qui hante la forêt vosgienne. A peine arrivé au campement des Vosgiens, Groumf, en habile orateur, renverse le pouvoir en place en la personne de Jésus et devient alors chef d'une bande de demeurés totalement ignares. Cependant, pour que les Vosgiens acceptent de lui laisser Jésus comme prisonnier, Groumf a fait la promesse de débarrasser ces forêts du monstre sodomite qui les habite.


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Durant le trajet qui nous conduirait sur les terres désolées d'où aucun anus n'était jamais ressorti vivant, il fallait apprendre aux vosgiens à lutter contre leurs pulsions homosexuelles. J'avais donc ordonné à ces hommes de se faire cuire des spaghettis et de les placer dans un sachet plastique, et de se tremper la nouille violemment dedans, pour leur faire perdre l'habitude de foutre un anus, et de violenter par la force de la verge quelque chose de chaud, humide et lubrifié. Il fallait les réhabituer à la femme. Ne me demandez pas comment j'ai trouvé assez de spaghettis pour une communauté homo d'environ cinquante bites, ni où j'ai déniché des sachets plastiques dans la forêt ; Ca foutrait la crédibilité du récit en l'air.
Je vous ferai grâce du passage chiant relatif à la longue marche, je vous ai déjà fait part de trop nombreuses fois de ce "tue-l'action" durant les derniers épisodes. Bref. Saut en avant sur l'arrivée de notre groupe sur les terres du Gay des Vosges.
Nous découvrons une clairière désolée, au sol aride ainsi qu'aux arbres dépouillés de leurs apparats, comme si la nature elle même tentait de quitter les lieux (la gourdasse). Sans perdre une minute, nous enchaînons Jésus côté ventre face à un arbre, de manière à bien laisser en évidence son cul à l'air. Naturellement, il protestait. En plus, selon lui, c'était la Saint Hachiche, une fête très importante qu'il avait instauré en son temps.
Tout le monde se cache, il ne nous reste plus qu'à attendre ce chasseur poilu, devenu aujourd'hui notre proie. Les heures passent, nous sommes immobiles depuis si longtemps que nous ne sentons plus nos membres, et rien ne vient. Nous aurait-il repéré ? Une créature si terrifiante peut-elle avoir peur du nombre de ses assaillants?
Au bout de douze heures d'attente, on entendit un rugissement à vous glacer le sang, et vu l'attitude des Vosgiens, ça ne faisait aucun doute. La Bête arrivait.
Selon le plan, nous devions nous faire discret, laisser le Gay des Vosges se ruer sur Jésus, et profiter de la pénétration de ce dernier pour lui casser la gueule (au monstre, pas à Jésus, dont je respecte trop l‘image pour la dégrader). J'aime qu'un plan se déroule sans accroc, malheureusement, ce ne fut pas le cas.
J'avais pensé qu'en incitant les Vosgiens à s'astiquer le poireau à plusieurs reprises dans un sac de nouilles cuites, le Gay des Vosges ne pourrait plus les repérer grâce à son radar naturel. Non seulement il les repéra, mais après un vidage de couille intensif et douze heures d'attente, la moitié de mes guerriers s'étaient tout simplement écroulés de fatigue. Comme nous nous étions planqués un peu partout, j'ignorais où la plupart d'entre eux se trouvaient. C'est alors que commença le cauchemar. Au lieu de foncer tête baissée (enfin verge levée plutôt) vers Jésus, le monstrueux homo débusqua un à un les Vosgiens endormis, afin de les sodomiser sauvagement. Les bouchons qu'ils avaient fabriqués et s'étaient enfoncé dans l'anus, trop rudimentaires, cédaient sous les assauts répétés de l'énorme phallus psychopathe.
On entendait d'affreux hurlements, entrecoupés de périodes de silence macabre. Ceux qui ne dormaient pas, ou qui ne dormaient plus, n'osaient guère sortir pour sauver leurs compagnons, sachant qu'ils se jetteraient dans la gueule du loup. Il ne restait qu'à attendre patiemment que ses appétits soient comblés, en espérant échapper de justesse au pire. Mais rien ne semblait le calmer. Le bougre continua à fourailler à tout va jusqu'à ce qu'il ne reste plus que quelques dizaines d'entre nous. Je n'en pouvais plus d'attendre la mort et la sodomie (et pas forcément dans cet ordre), ainsi, avec les derniers Vosgiens, nous nous lançâmes dans la bataille. Nous bondîmes des buissons tel des boutons sur la face d'un ado, et attaquâmes avec la précision de Gilber Montagné, si bien que nous avons tué trois compagnons un peu trop poilus.

Nous avions dévoilés nos positions, nous n'étions plus que huit. Jésus, quant à lui, nous invitait à le détacher, ainsi qu'à retourner au village chercher du renfort. Il n'en était pas question. Dans une attaque éclair, nous avons brisés nos lances de bois, dispersés nos dernières munitions de cailloux, et l'un d'entre nous se fit choper par le dard pourfendeur du phallique assassin. L'un des vosgiens tenta bien de le délivrer, il se ramassa une baffe, vola sur trois où quatre mètres et se brisa la colonne sur une souche. L'attaquer, même lorsqu'il encule tranquillement, ne mène à rien. Ce monstre n'a aucun point faible, ou bien nous ne sommes pas assez nombreux pour l'exploiter. Je regardais la Shoum's, qui, armée d'une demi noix en guise de bouclier et d'un brin d'herbe en guise d'épée, était venue nous prêter main forte. Que ferait les Shoum's, contre un tel adversaire ? Elles auraient l'avantage du nombre certes, mais elles sont bien trop petites, et puis les femmes –  qu'elle fasse vingt centimètres ou non – n'intéressent pas le gay des Vosges… Je ne pouvais donc pas me résoudre, même en rade de munitions, à la jeter vers l'obèse à forte pilosité, et puis elle ne semblait pas emballée par cette idée alors que je m'apprêtait à la balancer.
« I' faut pas jeter la Shouuuum's » Hurlait-elle.
Les Vosgiens ont l‘avantage du nombre, mais ils se font décimer, ils ne se renouvèlent pas assez vite, contrairement aux Shoum's… et physiquement,  ils ne sont de toute façon pas de taille. Ils se feront éclater jusqu'à voir le nombre réduit à néant. Il me faudrait donc quelque chose d'aussi nombreux qu'un troupeau de Shoum's, qui se régénère aussi vite, mais avec une taille sensiblement plus proche de l'être humain, avec un anus aussi poilu et animal que celui d'un vosgien, en espérant que ça attire le Gay des Vosges.
Il fonçait droit sur nous, quand soudain vint  l'illumination.
J'ordonnai à mes compagnons de m'imiter.
Je plaçai mes mains de part et d'autre de ma mâchoire, avant de répéter de multiples fois le mot « Dahu » à haute voix. Les vosgiens en firent autant, et c'est ainsi que des dizaines de dahus s'abattirent de plein fouet sur le Gay des Vosges à chaque seconde, qui se trouvait dos à une pente, juste en face de nous. Erreur fatale. Il commença à les enculer un par un, sans jamais s'arrêter, alors que nous tentions de l'ensevelir sous les dahus. Rien ne semblait le perturber, il continuait à enculer des dahus.Bien que mon idée fut de l'ensevelir, je remarquai que mon plan n'était finalement pas si bancale qu'il paraissait.
« Arrêtez, nobles vosgiens ! Dis-je
- Nieu ?
- Regardez, regardez ! Il ne fait même plus attention à nous ! Il ne fait pas la différence entre un homme et un Dahu ! Le voilà son point faible ! Il suffit d'appeler des dahus pour sauver sa peau ! »

Notre mission accomplie, nous décidâmes alors de laisser la Bête en tête à tête avec ses dahus.
Je raccompagnai les vosgiens survivants à leur village, traînant Jésus harnaché par les poignets au bout d'une corde. Le peuple des vosgiens et moi nous fîmes nos adieux, j'en profitai pour m'adresser une dernière fois à eux.
« Amis vosgiens, aujourd'hui, vous êtes des hommes libres. Aujourd'hui, vous êtes à un tournant historique de votre destinée. Vous pouvez désormais vivre en paix, vous savez comment vaincre le Gay des Vosges, si vous deviez vous retrouver face à lui à nouveau. Aujourd'hui, les vosgiens vont devenir un peuple respectable. Abandonnez la nudité, les poils, les bois et l'homosexualité ! Bâtissez des villes ! Développez vous ! Civilisez vous un peu bande de tarlouzes ! »
Sur ces belles paroles, je quittai ce groupe de vosgiens afin d‘achever ma mission. J'aime à penser que c'est un peu grâce à moi si, aujourd'hui, les Vosges sont une région comme tant d'autres. Ho bien sur, ses habitants n'ont pas encore l'air tout a fait humains, ils sont toujours poilus et parlent toujours avec un accent étrange. Néanmoins, ils parcourent toujours les forêts en hurlant dahu, pour protéger leur niveau de civilisation de l'isolement que pourrait provoquer un nouveau règne de terreur. Ils sont devenus hétérosexuels (enfin en partie) et fondent des familles, ont des enfants, très laids, et d'ailleurs, ces enfants eux aussi « chassent » le dahu, mais, ils ne savent pas pourquoi, seul les anciens savent, seuls les anciens se rappellent de cet étranger, qui leur redonna espoir et force. Seuls les anciens, se rappellent de Groumf.
Mais pour l'heure, je suis toujours dans les bois, accompagné d'une Shoum's et de Jésus. Et c'est là que les choses se corsent. Je dois soit activer ma balise GPS pour que les forces spéciales du Vatican viennent me récupérer avec le colis, soit je dois éliminer Jésus, comme me l'a demandé la garde rapprochée de Jean-Paul II.
« Où m'emmènes-tu, immonde bâtard ? Demanda Jésus.
- Ta gueule enfoiré de hippie ! »
Que je le livre ou le tue, je serai payé de toute façon. Autant rendre ça plus fun. Je mis le Christ à genoux et plaçai un couteau sous sa gorge.
Mon choix était fait.
« Une dernière parole pleine de sagesse, hippie ?  Demande à ton père de me pardonner parce que je sais pas ce que je fais et tout le tralala qu'on en finisse… 
- Je reviendrai, dans trois jours, pour te botter le cul ! Impie ! »
La Shoum's détourna les yeux, non pas qu'elle comprenait ce qui se passait et s'en trouvait horrifiée, quelque chose attira son attention. Quelque chose, ou plutôt…Quelqu'un.




A suivre...

Vendredi 3 octobre 2008 à 9:44

Pour mémoire, vous pouvez retrouver les précédents épisodes dans la catégorie "Tribulations Atomiques".



Encerclé par ces vosgiens dénudés, il n'y pas grand-chose que je pouvais faire; Je tentai néanmoins de conserver ma dignité en refusant d'obéir à l'injonction pro-nudiste qu'ils avaient proféré. Peine perdue. Une nuée de bras poilus et graisseux fondèrent sur moi pour m'arracher ce qui restait de mes vêtements. On me rejeta au sol, et je sentais déjà un membre crasseux et turgescent se glisser entre mes fesses, butant soudain sur quelque chose. Le bouchon. Le bouchon que j'avais placé à l'entrée de mon anus, seul protection contre le Gay des vosges.
« Saperlipopette ! S'écria le vosgien.
- C'est diablerie pour sûr ! Fit un autre. »
Ils s'éloignèrent de moi, paralysés par la peur, croisant leurs index pour repousser les forces maléfiques qui m'habitaient. Je profitai donc de cette crainte que j'inspirais pour demander fermement mon chemin.
« Vosgiens ! Vous qui connaissez ces bois comme l'anus de votre plus proche parent, indiquez moi sur le champ où je peux trouver Jésus !
- V-vous voulez voir le patron ? »
Jésus était donc devenu le chef des vosgiens.
« S-si nous vous conduisons à lui… Est-ce que vous nous enseignerez cette puissante magie qui vous protège de l'enculade rituelle ?
- Je ne vois pas en quoi des adeptes de la sodomie peuvent avoir besoin de mon bouch…de mon sortilège poru les protéger…
- Et bien, étranger, c'est pour lutter contre le Gay des Vosges. Jusqu'à présent pour éviter qu'il ne découvre notre campement, nous lui sacrifions à chaque nouvelle lune l'un des nôtres, qu'il encule à mort, mais si nous nous aventurons sur ses terres, il nous viole quand même. Votre puissant sort pourrait nous protéger contre sa fureur. »
Après un instant de réflexion, je demandai aux vosgiens de me conduire à Jésus, en échange de quoi, je leur livrerai mon secret. Je récupérai mes vêtements, ma Shoum's, qui se foutait totalement de ce qui se passait, et nous nous mîmes en route vers l'inconnu, traversant des sentiers inquiétants, des sous bois lugubre, avant de regagner des clairières plus accueillantes.
Je vis au loin l'imposante porte du village retranchée des vosgiens, une porte digne d'un château fort, inviolable… Mais si l'on considère que les vosgiens la laisse entrouverte et n'ont, en plus, pas jugé utile de construire des palissades, ou à défaut, au moins des barricades, on se demande l'utilité d'une telle construction, ce que je leur fis remarqué.
« Ho les mecs, vous savez qu'une porte sans murs ça ne sert à rien ? »
Ils me regardèrent, interloqué.
« Des…des… murs ? Me fit l'un d'eux, interrogatif.
- Bah oui des murs… Un truc haut, solide, qui justifie qu'on y construise une porte ou une ouverture pour permettre le passage en un point donné, ce qui permet entre autre de n'avoir qu'un endroit à surveiller pour contrôler les entrées et sorties, et aussi de verrouiller la dite porte afin de fermer totalement le passage si besoin est. »
Un long silence s'en suivit. Je leur fis donc un dessin sur la terre avec l'aide d'un bâton. Après huit explications, ils s'extasièrent !
« Sapristi ! L'étranger parle de choses étranges, mais c'est un visionnaire !
- Etranger, nous apprendras-tu à ériger une telle construction ?
- Ouais ouais ouais si vous voulez, en attendent, où se trouve Jésus?
»


L'un des gays m'indiqua la direction du village. Sans un mot de plus. Il devait donc être facile à repérer.
Je décidai alors d'entrer dans le village et vis, au loin, sur ce qui semblait être la place centrale, au milieu des petites cabanes, uniquement doté d'un toit posé sur des sortes de charpentes hasardeuse et d'un porte inutile puisque sur les maisons il n'y avait pas de murs, un attroupement de vosgiens, tous gros, poilus et dénudés, assis en cercle autour de Jésus. La première partie de ma mission était remplie. Localiser Le Christ. J'écoutais avec attention ce qu'il enseignait à ses disciples, alors qu'il se roulait visiblement un joint.
« Ecoutez moi, ami vosgiens ! La nouvelle lune approche à grand pas, et si nous voulons survivre, nous devons sacrifier un anus au gay des Vosges, le bras turgescent de la vengeance divine ! Dieu nous ordonne de sacrifier l'un d'entre nous. Mais n'oubliez pas que le volontaire désigné ne mourra pas en vain, son nom restera à jamais gravé ! Son sacrifice ne sera pas oublié ! Car c'est pour notre salut à tous, que l'un de nous se sacrifie… C'est le prix à payer pour continuer à vivre dans l'harmonie et la paix, loin de la folie et de la violence, entre hommes fragiles et heureux de s'aimer les uns les autres. Je vais donc désigner le prochain martyre. »
Lassé par ce comportement de hippie tarlouze, je décidai intervenir.
« Jésus vous raconte des salades, Vosgiens ! Il faut résister, il faut vous battre ! Pourquoi cet homme devrait-il choisir l'un d'entre vous pour l'envoyer à la sodomie ultime ? Pourquoi n'y va-t-il pas lui-même ? J'allais continuer sur ma lancée, mais Jésus m'interrompit.
- Ne l'écoutez pas mes frères, ce sont de vaines paroles, rien ne pourra venir à bout du Gay des Vosges ! Emparez vous de lui et sodomisez le à mort ! »
Les vosgiens se levèrent afin de me déssaper et de m'enculer, mais ceux qui m'avaient trouvé dans les bois s'interposèrent.
« Halte frères vosgiens ! Ecoutez l'étranger, ses paroles sont pleines de sagesse, et il est inenculable ! On ne peut pas le pénétrer !
- Oui frères gays, écoutez l'étranger, celui qu'on ne peut enculer et qui peut bâtir des murs pour nous protéger »

La foule, visiblement perturbée par ses nouveaux concepts de murs et d'impossibilité d'enculade marqua un long silence. Les vosgiens à qui j'avais expliqué ce qu'est et à quoi sert un mur expliquèrent à leur tour ce qu'est un mur. Huit explications plus tard, j'avais presque gagné la confiance des Vosgiens, ce que Jésus ne voyait pas d'un bon œil !
« Je suis votre messie, la voix de Dieu, alors vous faites ce que je dis, on ne change rien, on fume, on s'encule et on sacrifie un anus ! C'est ainsi que Dieu l'a voulu et c'est ainsi que cela doit se faire ! Nous ne prendrons pas les armes ! »
Je m'avançai vers Jésus, avant de lui coller un magistral coup de poing dans la gueule, il s'écroula, tandis l'autre joue, et je le sonnai avec un bon coup de pied dans les gencives.
Je me tournai alors vers les vosgiens :
« Il n'appartient pas à un homme seul de décider qui doit vivre ou mourir et ce que vous devez faire, vous devez décider ensemble ! J'm'en vais vous apprendre la démocratie bande de loqueteux ! Je vais vous montrer qu'il n'appartient pas à un homme seul de décider pour vous, sauf si c'est moi ! Vous pouvez vous débarrasser du Gay des Vosges autrement qu'en sacrifiant l'un de vos frères ! Vous pourrez enfin vous civiliser, devenir hétéros, construire des murs, des villes même…enfin non, des villes faut pas pousser, on est dans les Vosges, mais bordel… Faut vivre autrement que comme des crasseux se roulant dans la boue en couchant avec n'importe qui et en se défonçant sans rie outre d'autre comme tous ces cons à Woodstock ! Je peux vous apporter la délivrance, il suffit de me livrer Jésus.
- Mais, étranger, tu viens de nous dire qu'on peut s'en sortir sans sacrifier personne…
- Je sais ce que j'ai dis, mais ou vous me livrez Jésus qui n'a rien fait d'autre que vous rendre plus pitoyables que ce que vous êtes programmés génétiquement à devenir, ou je vous laisse, je me casse, et vous ne vous débarrasserai jamais du Gay des Vosges, vous resterez toujours un peuple minable vivant dans des montagnes à la con et parlant avec un accent de merde. Je vous offre une chance de ne plus vivre sous la coupe d'un seul homme, de décider ensemble ce qu'il convient de faire de mieux pour votre peuple !
- Mais Jésus nous à enseigné l'amour de son prochain et la non-violence…
- Foutaises de hippies ! Dis je.
- Et la vie en communauté détaché de l'importance des biens matérielles…
- FOUTAISES DE HIPPIES ! Hurlai-je ! Avec une mentalité Pareille, ça m'étonne pas que vous ne soyez qu'entre paires de couilles ! Aucune femme censée ne voudrait de loosers dans votre genre !
- D-des…Femmes ? »

Je sortis la Shoum's de sous ma chemise, et la brandis devant les yeux ébahis des vosgiens, tandis que qu'elle Houhouhoutait et gesticulait comme à son habitude.
« Regardez ça ! Des seins, des hanches, une vulve ! Souvenez vous, Vosgiens ! SOUVENEZ VOUS ! »
L'un d'eux se mit à bander, puis un autre, et encore un autre ! Bientôt tous les vosgiens avaient, par cette érection solennelle et générale, rallié ma cause. Jésus s'écroula, en pleurant sur son rêve brisé de fonder - à nouveau - une communauté de fornicateurs arriérés.
Ils acceptèrent de me livrer Jésus comme prisonnier, si je les aidais à les débarrasser du Gay des Vosges. J'appris alors à chacun à fabriquer un bouchon avant qu'ils se l'enfoncent dans le derche, nous taillâmes des batons et prirent des pierres et de grosses bûches en guise d'armes, et nous nous dirigeâmes vers le territoire du Gay des Vosges, où Jésus, enchaîné Le cul à l'air à un arbre, nous servira bientôt d'appât pour le monstre.

Lundi 1er septembre 2008 à 17:59


Pour mémoire, vous pouvez retrouver les précédents épisodes dans la catégorie "Tribulations Atomiques"

 

Voyant une camarade shoum's malmenée, les autres se jetèrent sur moi. Pliant sous le poids du nombre, j'imaginais déjà les pires horreurs et voyais mon avenir d'un œil sombre, pour ne pas dire funeste. Cruel destin que de mourir si jeune, dans la force de l'âge, et sobre. Préparant mon âme à l'inconnu, je découvris que les châtiments corporels chez ces étranges petites créatures avaient quelque chose d'agréablement familier... Voir jouissif. A ma grande surprise, elle ne me firent aucun mal, au contraire même, puisqu'elle expulsèrent certaines tensions de mon corps, avant de recueillir dans une liesse générale un certain liquide aidant à la reproduction. Elle se répartirent équitablement la précieuse substance, et chacune d'entre elles déposa quelques gouttes sous toutes les feuilles d'arbres tombées au sol jusqu'à épuisement du stock de foutre. Elle dansèrent ensuite toutes ensembles, tournant sans cesse, et répétant encore frénétiquement "Shoum's".
Quelques minutes plus tard, alors que je me rhabillais, les Shoum's se mettaient à chercher sous les feuilles. Je vis d'ailleurs à ma grande surprise une feuille "ensemencée" bouger, je la soulevai donc. Je découvris en dessous une Shoum's, les yeux mi-clos, éblouie par la lumière. Je récupérai alors cette petite chose, qui commençait déjà à communiquer avec moi, prononçant un "shoum's" interrogatif. Les autres Shoum's continuaient à chercher sous les feuilles leurs nouvelles congénères, mais il m'apparaît évident qu'elles n'ont pas suffisamment de mémoire pour se rappeler où elles ont semé. Elles abandonnent bientôt leurs recherches et retournent dans les buissons, visiblement peu affectées par l'inutilité de tant d'efforts, puisqu'elles dansent à nouveau en shoum'sant joyeusement. Je pose la Shoum's que j'ai recueilli à terre, mais au lieu de les suivre, cette petite femme à poil décide d'aller de me monter dessus et de voyager avec moi. Ironiquement, je lui demande mon chemin.

«
Tu ne saurais pas où trouver Jesus par hasard ?
- Shoum's ! Fit-elle, en m'indiquant une direction.
- Ouais ouais ouais c'est ça...»

Je décidai de l'ignorer mais elle insista pour que nous empruntions le chemin qu'elle m'indiquait. Elle sauta de mon épaule et tira sur mon pantalon pour affirmer sa détermination.
Etant complètement paumé et n'ayant aucune idée de l'endroit où commencer mes recherches, je décidai de faire confiance à l'intuition de cette créature. Après tout, elle connaissait peut être les lieux d'instinct. Si j'avais alors pris en compte cette absence totale de mémoire observée cinq minutes plus tôt, je ne me serais pas risqué à faire confiance à une hypothétique connaissance des lieux obtenu via mémoire génétique pour trouver mon chemin dans la forêt vosgienne, ça m'aurait d'ailleurs évité bien des emmerdes. Je m'enfonçais alors dans l'épaisse végétation, quittant le territoire des Shoum's. Durant de longues heures de marche, je n'observais rien d'anormal, jusqu'au moment où un silence de mort fit place aux habituels  bruits de la nature.
On ne sentait rien. Une sorte de vide. C'est à ce moment précis que les oiseaux s'envolèrent comme un seul homme (bien qu'un homme ne vole pas), ce qui ne laissait présager rien de sympathique pour ma personne. A mesure que je m'enfonçais vers le nord, enfin je pense qu'il s'agit bien du nord, cette saloperie de mousse censée ne pousser que sur la face nord d'un d'arbre s'amusant  à recouvrir en général toute la circonférence des troncs histoire de vous paumer et de vous faire passer pour un con si vous dirigez un groupe d'abrutis dans les bois et que personne n'a pensé à prendre une carte, une boussole ou un GPS… Hem. J'avançais donc vers ce que je supposais être hypothétiquement mais probablement le nord, destination à laquelle j'aurais sans doute mieux fait de renoncer sur le moment, si je m'étais fié à tous ces animaux qui couraient dans la direction opposée à celle vers laquelle je me dirigeais. Après qu'une horde de dahus roulèrent tant bien que mal vers moi, qu'un troupeau de sanglier ait tenté de m'écrabouiller (et j'en soupçonne un ou deux d'avoir voulu me violer), qu'un ours en caleçon dansant le twist et que plusieurs centaines d'écureuils, lièvres et autres saloperies de rongeurs à la con aient croisé ma route, je rechignais de plus en plus à suivre la Shoum's, qui semblait être décidément la seule créature de la forêt à ne pas sentir un éventuel danger. Je lui sommais de s'arrêter, mais rien n'y fit. Elle avançait, poussant des petits cris de Shoum's, et que voulez vous, qu'elle fasse une taille normale ou vingt centimètres, je suivrais une jolie fille à forte poitrine jusqu'aux portes de l'enfer, plus particulièrement si elle se balade à poil.

La Shoum's, malgré sa faible taille, était vive. Elle arriva au tournant d'un sentier sombre et sinueux, et disparu. J'avais été semé par ma petite compagne de route. C'est alors que j'entendis un cri inhumain, rauque, presque plaintif, et vis la Shoum's réapparaître, me sauter dessus et se cacher sous ma chemise, en répétant à plusieurs reprise de sa voix enfantine « Sous la feuille, sous la feuille ! »
Face à moi, je vis les fourrés bouger, de plus en plus fort, comme si quelque chose s'approchait de moi. Je le vis alors, celui que tous redoutaient, celui à cause de qui les Vosges étaient devenues de vieilles montagnes ridicules et dépeuplées sauf par une tripotée de fous et de paysans consanguins ne s'aventurant plus depuis longtemps dans les vaste forêts (enfin tout n'est pas non plus sa faute… c'était déjà comme ça avant).
Il se dressa devant moi, tout comme son chibre. Il n'était pas d'une taille exceptionnelle, mais il était gros, étonnamment gros, ce qui ne semblait paradoxalement pas l'empêcher de se mouvoir avec agilité. Il était fortement poilu, d'un poil dru et noir comme on ne les voit que sur le dos d'une portugaise, il bavait et sentait fort. Il se dressa devant moi en hurlant, et j'étais pétrifié par ce spectacle autant effrayant qu'abject. J'étais impuissant face à une telle masse, impuissant face à l'abominable gay des Vosges.   
Il me frappa, et je fus si impressionné par sa vitesse, - tant elle est en adéquation avec le gros porc lubrique qu'il semble être -  que je ne pensais même pas à esquiver le coup, qui me fit faire un vol plané d'une bonne dizaine de mètres. La baffe m'avait pas mal sonné, et ma course aérienne ayant été stoppée par un chêne majestueusement solide comparé à ma boîte crânienne, je ne le vis même pas bondir et me rejoindre en une seconde, ni même me prendre un autre revers pas piqué des vers (Haha quelle tournure, prenez en de la graine !). J'étais là, le visage tuméfié après quelques secondes de combat à peine, tentant de me relever avec l'appui de la Shoum's qui avait quitté ma chemise. Je me préparais à recevoir une autre baffe, mais je m'aperçus que le monstre n'y voyait que dalle. Il regardait partout, et alors que j'étais à seulement cinquante mètres de lui, il ne me prêtait pas la moindre attention. Il flaira l'air, et soudain, se dirigea lentement dans ma direction, prenant fermement position pour s'élancer. Il était évident qu'il flairait quelque chose qui me trahissait.
Mon odeur masculine, ma sueur testostéronée, bref, ma puanteur de mec qui vient de passer plusieurs jours dans les bois sans se laver. Etrangement, il ne m'attaquait pas. En me retournant je compris que j'étais au bord d'un ravin. Grâce à son odorat d'homosexuel sauvage, il devait sûrement évaluer les reliefs et les distances.
Ma seule option consistait donc à me jeter dans le vide, en priant pour que ma chance me sauve une fois encore. Je mis la Shoum's dans mon sac, qui ne comprenait pas bien la situation, le pourquoi du comment, tout ça, et je m'élançai dans le vide. Je me souviens m'être réveillé quelques heures plus tard, trempé par la rosée matinale. Alors que j'ouvris les yeux, je vis un groupe d'hommes bedonnants, sales , nus et poilus s'avancer vers moi. Comme tout un chacun, confronté à des inconnus nudistes au fin fond des bois, la première question qui me vint à l'esprit fut :

  « Qui êtes vous ? » Question à laquelle ils répondirent promptement.
 « Nous sommes un peuple gay très ancien, oublié de tous…
- Nous vivons nus dans ces forêts. Nous sommes les Vosgiens. »

Avant que j'eus le temps de dire quoi que ce soit, l'un d'eux ajouta « A poil ! C'est un ordre ... »
Visiblement, ma situation empirait...

 

Vendredi 28 mars 2008 à 16:57


Il est des matins, en particulier les vendredis, où lorsqu'on se rend au bureau, on espère qu'un évènement inhabituel va bouleverser la journée de manière à vous permettre de rester chez vous histoire de prolonger le week end. Il est des jours comme ça où l'on espère, et  où rien ne se passe, mais ce ne fut pas le cas aujourd'hui. En arrivant en retard de quelques minutes, je m'aperçu que les volets des fenêtres du bureau donnant sur la rue étaient encore fermés. En entrant, je découvre les bureaux sans dessus dessous, les piles de dossiers soigneusement rangés quant à elle en pagaille sur le sol, et deux de mes collègues stupéfaits par ce même spectacle. Une vitre cassée du côté jardin ne laisse plus aucun doute : Nos bureaux ont été cambriolé durant la nuit.

Bien évidemment, en amateur, le ou les vandales n'avaient pas le matériel nécessaire pour forcer le coffre fort de la gérante, heureusement. Tout au plus, ils n'ont piqué que peine quarante euros dans le tiroir du comptable. Après un rapide examen et une prise éclaire de la déposition par la police, nous nous en retournons à nos occupations habituelles. Il est évident que les investigations de la bleusaille n'aboutiront à rien. Quand on voit que pour découvrir des barbituriques dans le ventre de Chantal Sébire il faut une semaine alors que dans la série « Les Experts », un test, une autopsie et une arrestation prennent 50 minutes page publicitaire incluse, on ne peut se résoudre à en attendre beaucoup de la flicaille française. D'un autre côté, ils se la pètent beaucoup ces experts. Quand on a affaire a des gens qui laissent traîner du sperme et des poils un peu partout et qui sont déjà fichés, il n'est pas si difficile de trouver qui a fait le coup.
J'en viens donc à la conclusion que le ou les voleurs de cette nuit portaient des préservatifs, sont minutieusement rasé et épilés, de sorte qu'ils ne laissent rien derrière eux, puisque évidemment, ils doivent avoir vu eux aussi ce genre de séries. D'un autre côté, dans une affaire de cambriolage, il n'est peut être pas nécessaire rechercher du sperme, mais qui sait quels monstres ont pénétré nos bureaux.

Ma théorie la voici, au regard des éléments qu'un novice comme moi peux repérer en se basant sur un visionnage massif de séries policières et de thrillers - prononcer "Frileur"  comme dans les pubs - style grosses productions sanguinolentes et sordides.
A 22 heures 38 environ approximativement, deux individus entrent dans le jardin, tout deux de types masculins. L'un deux est évidemment très intelligent, grand et maigre et fantasme sur sa mère. Il est cannibale aussi. C'est avec un membre tranché volé dans une morgue qu'il brise une vitre de la porte fenêtre permettant d'entrer dans les lieux. Le fait de briser la vitre avec cet avant bras lui procure un sentiment de toute puissance,  sentiment déboussolant que seul une sodomie pratiquée sur son comparse juste avant d'investir la place peut lui permettre de réfréner afin de mener son plan machiavélique à bien. Son associé, de taille moyenne et d'intelligence toute aussi médiocre se laisse prendre car étant enfant, son grand frère pratiquait lui aussi sur lui ce genre d'abus. Galvanisé chacun par ce transfert, l'individu dominé que nommerons « suspect B » entre le premier car l'individu dominant, le « suspect A » l'envoi faire du repérage tandis qu'il s'injecte une dose de cocaïne acheté à un dealer marocain du nom de Saïd. La drogue provient, à coup sûr, d'Afghanistan.


Une fois dans les bureaux, ils retournent tout, à la recherche non pas d'argent au début, mais d'encre de photocopieuse, dans le but de se l'injecter également. Ce qui explique notamment que la photocopieuse de la secrétaire était à en panne d'encre de couleur ce matin. Ou bien ils se sont fait des photocopies, allez savoir ce dont-ils sont capables. Durant leur fouille méthodique, ils jettent tous les dossiers à terre, et c'est à ce moment là que le bordel engrangé dans les locaux rappellent avec effroi au « suspect A » l'anarchie qui régnait chez lui lorsqu'il était enfant, quand son père ivre mort rentrait et frappait sa mère avant d'avoir des relations sexuelles non consenties avec cette dernière. Sans vouloir trop m'avancer, je pense qu'il s'est mis à pleurer avant d'engager des actes masturbatoires sur sa propre personne. Son subalterne trouve une bouteille de champagne dans le bureau de la gérante, la pose, mais l'a laissé là. Pourquoi ne pas l'avoir emmené ? C'est parce que le « suspect B », seul à savoir qu'il avait découvert une bouteille, n'est jamais ressorti du bureau, du moins, pas vivant, mais j'y reviendrai plus tard.
Ils découvrent, toujours en fouillant un peu à l'arrache, la caissette du comptable, rangée avec précaution dans un tiroir. Ils trouvent également la clef, rangée précautionneusement à côté de la caissette. Elle contient quarante euros plus quelques centimes, mais ce chiffre symbolique fait remonter à la surface un traumatisme chez notre dominé, le « suspect B », car c'est le nombre de point qui lui manquaient pour devenir fonctionnaire lors du passage de ses concours. Se retrouver ainsi nez à nez avec ses démons lui fait réaliser que sa vie est un échec, et qu'il lui ait donné une chance, là, tout de suite, de se rattraper, en allant se livrer à la police. Constatant qu'il perd le contrôle de l'esprit de son complice, le « suspect A »  le rassure, tout en empoignant une agrafeuse avec laquelle il tue son complice. Il se servira par la suite d'un coupe-papier pour découper le cadavre en morceaux, morceaux qui seront ensuite emballés dans des sacs poubelles trouvés dans la réserve.

Le « suspect A », au comble du machiavélisme, sait que si l'on découvre du sang, il risque d'y avoir une enquête approfondie. Il nettoie alors les traces, sort du bureau pour mettre le cadavre dans une benne à ordure plus loin, repasse par les jardins pour retourner dans le bureau, s'aperçoit qu'il aurait pu revenir par la porte car il l'avait laissé ouverte, ressort par les jardins, fait le tour pour la refermer, et entre encore une fois, par les jardins, se rend compte de sa connerie, se fait un café et lave soigneusement la tasse pour ne pas laisser d'empreintes. Maniaque obsessionnel du ménage - à cause de sa mère -, il lavera la vaisselle que nous laissons quotidiennement avant de la salir à nouveau pour ne pas éveiller les soupçons et permettre qu'on établisse son profil.
Il repart enfin par le jardin et regagne les toits, et je suppose sans trop m'avancer qu'il agressa plusieurs personnes sur le chemin, dont une mère célibataire de 48 ans et six mois rentrant de soirée et prénommée Monique, et bien que la disparition d'un telle personne ne soit pas à déplorer cette nuit, je reste persuadé de l'exactitude du scénario.

Bien entendu, dans l'après midi, j'ai exposé ceci aux connards de la police scientifique de Marseille venus faire des relevés d'empreintes (et de sperme j'en suis sur, quoi qu'ils en disent), et ils m'ont traité de cinglé avant de se foutre de ma gueule. Bah, Scotland Yard se moquait bien de Sherlock Holmes, et pourtant, c'est lui qui avait toujours raison. Bizarrement, ils reprochent à mon infaillible scénario de reposer sur le seul et unique indice que j'ai trouvé, à savoir un cure-dent. Toujours est-il qu'en touchant ce cure-dent, j'eu des visions très précises :
Des cuisses de poulets, des hamburgers, des dirigeables enflammés, une armée de nazis,  des bébés frappés à coup de marteau, un hibou mangeant une souris, Ingrid Bétancourt, une chaise dans une salle d'attente quand il n'y a personne dessus, un Homme-Ours-Porc et encore des nazis.
Si on interprète bien ces visions, on ne peut évidemment qu'en déduire que les événements se sont bien déroulés comme je les ai exposé.  Si je déambulais en peignoir,  en m'aidant d'une canne pour marcher après avoir passé six ans dans le coma, peut être m'aurait-on pris au sérieux.
Laissons courir ce sinistre individu plutôt que de faire confiance à mon flaire, je suis conscient que je leur fait de l'ombre avec mes capacités de déductions hors normes. Et puis de toute façon, je reste persuadé que grâce aux 40 euros dérobés, le suspect A s'est fait faire de faux papiers et s'est payé un billet d'avion pour le Pérou et vivre une vie de fugitif.
Toujours est-il que je constate que la justice n'a pas changé. On mettra un innocent en prison plutôt que d'écouter la voix de la raison. Cela dit avant, lorsqu'on exécutait un innocent, ça avait un effet bénéfique et apaisant sur la foule qui entrait en transe à la vue d'un cadavre relâchant doucement son sphincter après la pendaison.

Le monde est décidément trop mou, à toujours dire qu'on ne résout rien par la violence. Ca nous va bien de dire ça aux terroristes qui kidnappent des connes et font sauter des bombes, nous qui avons guillotiné des nobles, empoigné les armes pour combattre ce que nous jugions injuste et révoltant. Fut un temps, les défenseurs de ce qui fait notre mode de vie était, eux aussi, des terroristes. Quoi ? Comment ça, ça n'a rien à voir avec le reste ? Ha ouais, c'est pas faux. Toute façon je vous emmerde.

Une journée de plus en moins.

Dimanche 27 janvier 2008 à 22:34





D'ici à ce que je décide de me servir de mes récits comme base de scénario de B.D, y'a pas des kilomètres...

Mardi 22 janvier 2008 à 22:37





« Frère Alphonse, êtes vous sûr que ce Groumf est bien l'homme de la situation ?
- Vous plaisantez ? Ce que nous appelons l'enfer, il appelle ça… Chez lui. »

Alors que je faisais une chute vertigineuse et que la cime des arbres, principalement des conifères, se rapprochait de moi à une vitesse ahurissante, telle un rempart de lances acérées, l'idée me vint d'ouvrir mon parachute. Une fois la poignée tirée, rien ne se passa, ha si, un enregistrement s'enclencha, une sorte de sermon entrecoupée de passage biblique, qui m'expliquait entre autre que pour amortir ma chute, je n'avais guère besoin d'avoir un parachute, mais d'avoir la foi. Seul la foi pouvait me sauver. Autant dire que je sentais que cette histoire allait tourner court.  Les premières aiguilles de sapin giflaient déjà mon visage tandis que je me dirigeais en piqué vers le sol, inexorablement. « Bonjour sol », murmurai-je, comme pour rire de ma propre destinée tragique. L'espace d'un instant, je suis devenu croyant, et c'est à ce moment précis que la cime d'un sapin passa sous mon bras, se coinça dans la bretelle de mon sac, et que la vitesse de ma chute fut ralentie de façon proportionnelle à l'agrandissement de l'angle d'inclinaison de ce sapin, qui me libéra avant de se redresser une fois que je pu poser le pied à terre, en faisant « dzoing ! », comme dans un dessin animé. Une fois bien en sécurité sur la terre ferme, je redevins athée. Faut pas pousser non plus. Pour ne pas être pris à nouveau au dépourvu dans ma mission, je posai mon sac à terre, afin d'en découvrir le contenu. Une bible, un crucifix, de l'eau bénite. Heureusement pour moi, on m'avait laissé mon couteau au fond de ma poche gauche, et ma montre gousset au fond de la droite. Savoir l'heure qu'il est, c'est important quand le temps est compté !

Me voilà donc, au fin fond des Vosges avec ma bite et mon couteau à la main, fier comme un régis, redoutant que derrière chaque arbre se cache le gay des vosges. Histoire d'être sûr que ces couillons ne m'aient pas largué dans les mauvaises montagne, je joins mes mains autour de ma bouche, afin que ma voix porte plus, et hurle « Dahu ». Quelques secondes après, un dahu roule et s'écrase la gueule sur un rocher. La preuve est faite, je suis au bon endroit. Les dix minutes suivantes, je cherche du coin de l'œil toute trace d'activité, harmonise mon âme avec l'environnement ambiant, ne fait qu'un avec toute chose, afin d'augmenter mes chances de retrouver Jésus. Accessoirement, je sème également les dahus sur mon chemin, parce que c'est drôle.
La nuit ne tarda pas à tomber, j'entrepris donc de me confectionner un abris, en hauteur, pour ne pas me faire piétiner ou renifler par un sanglier - ce qui arrive assez facilement lorsqu'on dort à même le sol dans les bois - ou de me faire enculer par un gay. Les sangliers n'escaladant  pas les arbres, et les gay non plus - la légende dit qu'ils préfèrent se frotter au pied de l'arbre que d'y grimper - c'est la solution la plus raisonnable qui soit. Bien évidemment étant donc en sécurité, et la nuit étant relativement frâiche, je décide de faire un feu. C'est ainsi qu'après avoir brûlé mon abris de fortune, ma chemise et mon arbre, je me vois contraint de changer de repère. Au repas du soir, cuisse de dahu, crue, parce qu'évidemment,  je me suis enfui trop vite pour faire cuire les fruits de ma chasse. C'est fou ce que ça crame vite un sapin.

A l'aube, réveillé par la très humide rosée du matin et le chant strident et stupide d'oiseaux à la con, je me remets en chasse. Après quelques heures de marche, mon esprit s'étant ré-harmonisé avec la nature environnante, je perçois de faible mouvement dans les fourrées, tout autour de moi, ainsi que de petits rires malicieux. Je constate avec effrois que ces bruits me suivent. Est-ce la terrible créature que je redoute ? Ou pire ? L'espace d'un éclair, de petit bruits de pas se font entendre. Puis encore des buissons secoués, des rires, aigus et toujours aussi joviaux. Je m'arrête là. Jette mon sac à terre et le fouille en espérant que cette chose que je n'ai pas mentionné précédemment s'y trouve toujours. Un bouchon de liège. La seule façon de pouvoir me protéger si je me retrouve nez à nez avec l'horrible homo poilu vivant dans ces régions. Je le place délicatement dans l'anus, et ris à gorge déployée, triomphant. Je sors mon couteau, et provoque un éventuel sodomite des bois de venir se frotter à moi (en tout bien tout honneur, je ne suis pas gay)
Mais alors que je me préparais psychologiquement au pire, voilà que du buisson sort une toute petite femme à forte poitrine, aux cheveux rouges et à l'oeil pétillant et espiègle… Toute nue. Puis une autre, toute aussi à poil que la première. Puis encore une. Et ainsi de suite. Au final, une bonne vingtaine de gonzesses à poil, toutes identiques, mesurant à peine une vingtaine de centimètres chacune, et pas un seul rouleau de scotch à l'horizon. Elles répètent un mot, frénétiquement. « Shoum's ». « Shoum's. » entrecoupé d'un rire proche du hululement. Shoum's ! Shoum's ! shoum's ! Houhouhouhouhouhou ! Shoum's ! Shoum's.
Il ne me faut pas longtemps pour remarquer qu'elles m'encerclent. Que me veulent elles ? Dois-je attaquer ?
Dans le doute, foncer dans le tas se révèle la seule option valable. Je me précipite alors vers la « Shoum's » la plus proche de moi, et lui file une grande tarte dans la gueule. Toutes s'arrêtent de danser, de shoum'ser et de rire, tandis que celle que j'ai envoyé au tapis se redresse, les yeux ronds et les lèvres pincés comme un poisson, et lance d'une voix presque enfantine « I' faut pas taper la Shooooooooooum's !  ».


A suivre...

 

Jeudi 20 décembre 2007 à 0:16



« - Vous voulez que je retrouve… « LE » Christ ?
- Le Christ lui-même.
- Mais je ne comprends pas pourquoi tout ce cinéma ? S'il est en vie, tous vos moutons seront heureux, et je ne vois pas en quoi vous devez vous faire passer pour mort afin de le retrouver.
- C'est là le fond du problème. J'ai rencontré personnellement le Christ, mais il a désavoué cette grande institution qu'est l'Eglise catholique avant de prendre la fuite, tout ça pour une malheureuse tentative de lavage de cerveau... Pour éviter un désastre, j'ai fait croire à ma mort, afin de le retrouver sans craindre qu'on s'intéresse de trop prêt à mes recherches, car bien entendu, je ne suis pas le seul au sein de l'Eglise à vouloir retrouver le fils de Dieu. Voyez vous, avant de révéler son retour, je souhaite me servir des pouvoirs du Christ pour guérir…  Je VEUX bander, monsieur Groumf. Quoi qu'il faille faire, je veux bander naturellement et sodomiser des enfants de chœur ! C'est dans cet unique but que j'ai constitué une police secrète et fait construire un engin top-secret, grâce au saint suaire et à cette divine machine, nous avons cloné le Christ. Si nous ne pouvons lui faire entendre raison soit, c'est une autre histoire, mais la priorité, ce sont ses pouvoirs étonnants !
- Vous me dites que vous avez les moyens de ramener Jésus d‘entre les morts, voir de lui laver le cerveau pour qu'il se conforme à ce que vous attendez de lui, d‘entretenir une police assez secrète pour étouffer la moindre information à ce sujet, mais rien sous la main qui vous permette de localiser où diable ce chevelu peut se trouver  ?
- Tout à fait. Enfin si, nous avons un moyen…
- Alors qu'est ce que foutez chez moi bordel ?
- Et bien lorsque je parle de moyens, je parle de vous. Vous êtes le seul à pouvoir le retrouver.
- Mais pourquoi moi bordel ?
- Parce que vous êtes l'une des rares personnes à avoir, jusqu'à présent, et cela  à plusieurs reprises, rencontré le Christ… Et choisir un athée pour cette mission me semblait être la meilleure chose à faire, car je sais que s'il faut employer la manière forte pour nous ramener Jésus, vous n'hésiterez pas. De plus, un être aussi impur, vil, sournois et grossier tel que vous ne pourra se laisser endoctriner par notre sauveur… Autant demander au diable en personne, mais vu que je lui dois mon âme, je préfère me faire discret…
- Bon écoutez, votre sanctifitude, c'est juste pour la forme, mais si je refuse de retrouver Jésute pour vous.
- C'est votre droit.
- Pardon ?
- Vous avez tout à fait le droit de ne pas nous venir en aide…
- C'est marrant d'habitude on me tabasse ou on me menace pour que j'accepte une mission farfelue…
- Mais bien sur si vous refusez… vous pouvez faire une croix sur la grosse récompense que j'offre pour la capture du messie.
- Une grosse récompense ? Grosse comment ?
- Une récompense qui dépasse vos rêves les plus fous.
- Oui mais en euros ça fait combien ?
- Je dois maintenant prendre congé, vous avez quarante huit heures pour retrouver Jésus. Voyez avec frère Alphonse les détails de l'opération, si ça ne tourne pas comme prévu, où si vous avez besoin d'une aide quelconque, c'est à lui qu'il faudra s'adresser. Bonsoir, monsieur Groumf. »

Frère Rudolf s'approcha de Jean-Paul II, puis saisit une petite valve derrière l'oreille du chef des croyants. On entendit alors un léger « bip », puis l'homme de main enveloppa le Pape dans une sorte de grande poche plastifiée.
 « Il faut l'éteindre régulièrement et le mettre sous cellophane, afin de conserver toute sa fraîcheur… »
Frère Alphonse s'avança alors vers moi, et me tendit une oreillette marquée d'une croix.
 « Ceci nous permettra de rester en contact. » il fit signe à son compagnon de quitter la pièce avec le Pape en veille. Une fois Rudolf en bas, Alphonse se tourna vers moi avant de me demander très solennellement :
 « Puis je vous faire confiance ? Je dois vous avouer quelque chose…
- Oui bien sûr… Et je sais ce que vous pensez, mais je ne crois pas que Frère Rudolf  soit attiré par vous, frère Alphonse.
- Mais enfin ! Pour qui me prenez vous ?! Je ne suis pas un de ces religieux qui ne pensant qu'au cul ou à l'absence de cul ! J'ai une foi aveugle en ce qui concerne les enseignements de la bible ! Et vous vous êtes là avec vos préjugés à me dire que… A insinuer que je suis gay ! Mais vous ne vous rendez pas compte de ce que vous faites ?! Pensez donc un peu au poids de vos paroles avant de les prononcer… Je suis un être humain avec des sentiments, et moi aussi, je souffre et…
- Vous savez, je plaisantais…
- Ho… autant pour moi, j'admets m'être un peu emporté.
- Sauf que voyez vous, frère Alphonse, après ce charmant monologue, j'ai maintenant l'intime conviction que vous êtes effectivement homo…
- Est-ce qu'on pourrait parler de chose plus sérieuse s'il vous plaît ? Voilà, je n'ai confiance qu'en vous, alors j'ai attendu que nous soyons seuls…Monsieur Groumf.
- Woh woh woh! Attention je vous le dis tout net : Je mange pas de ce pain là moi !
- Car j'ai quelque chose d'important à vous révéler…
- C'est que j'ai une petite amie, et les anus poilus et les bites, c'est pas trop mon truc…
- Je vous demande, une fois que vous aurez retrouvé Jésus… de le tuer.
- Pardon ? Vous voulez…
- Oui, je vous demande d'assassiner le Christ. Vous serez bien sûr récompensé pour ça.
- Putain mais je l'aurais fait gratos en plus ! M'enfin puisque vous tenez à me payer pour ça. Mais sans indiscrétion, pourquoi voulez vous sa mort, vous qui semblez si pieu ?
- C'est un peu délicat. Je vais vous expliquez. Asseyons nous.
- Faut il que votre main soit posée sur ma cuisse pour que vous m'expliquiez ?
- Heu…Ce…ce n'est pas nécessaire dans l'absolu… C'est juste plus convivial.
- Ôtez votre main, frère Alphonse.
- Hum… Soit. »

Frère Alphonse retira donc sa main, et après un long silence, il commença à m'expliquer le fond de l'affaire.
« - Voyez vous, lorsque nous avons ramené notre Sauveur d'entre les morts, j'ai découvert un Jésus aux antipodes de celui que j'imaginais. Lorsque sa Sainteté vous disait tout à l'heure que le Christ à désavoué l'Eglise, c'est par son comportement plus que ses idées. Jean-Paul II pense qu'on peut lui laver le cerveau pour le faire adhérer à notre doctrine, mais la première tentative ayant échoué, je ne vois pas comment nous y arriverions.
Jean-Paul II n'entrevoit que la possibilité de se faire soigner par Jésus, et une fois guérit, il réapparaîtra publiquement, en compagnie du Christ, il aura son compte de miracle pour devenir un saint-vivant, et asseoir sa domination sur le monde. Mais de toute façon, cette hypothèse est vouée à l'échec, Jésus peut guérir certes, mais il n'en est pas moins un élément perturbateur aux mœurs douteuses qui ne feront qu'apporter désastres et malheurs à la chrétienté en remettant ses dogmes, ses croyances et ses règles en question par son comportement de saoulard obscène et sodomite. Bref plutôt que voir 2000 ans d'histoire tomber aux oubliettes et voir s'installer chez nos fidèles le comportement déviant que nous leur avons toujours interdit, je préfère m'accrocher à l'image que j'ai de Jésus, et qu'on supprime ce hippie. L'immobilisme, c'est la clef de notre système. Le ferez vous ? Groumf, allez vous supprimer le Christ ?
 »

Je ne sais pas combien de temps j'ai réfléchi exactement, de toute façon ça n'a pas grande importance, si je n'acceptais pas ce boulot, quelqu'un d'autre le ferait à ma place, d'un autre côté voir les dogmes de l'Eglise tomber était tentant, sans compter que je m'en foutais un peu de tout ça, et sur le moment j'avais envie de me commander une pizza. Au final je me suis rappelé à quel point l'Eglise était riche et à quel point Jésus était pauvre, et que si l'une pouvait me payer pour mettre fin à la vie de l'autre,  dans l'inverse, ça ne fonctionnait pas.
 « Ok, frère Alphonse. Allons dégommer du chevelu.
- Vous m'en voyez ravi, Groumf. Nous avons localisé le Christ, quelque part dans le Nord-Est de la France. Dans les Vosges pour être exact.
- Les Vosges ? Mais qu'est ce qu'il fout la bas ?
- Il cultive des champignons hallucinogènes et forme une communauté hippie. Ce territoire étant maudit, nous ne pouvons nous y rendre, et aux yeux de Dieu et du Pape, même si nous avions le Christ sous la main, nous ne pourrions le tuer. D'après nos sources, vous êtes le seul homme à être revenu vivant d'un séjour dans les Vosges. Nous sommes dans l'impasse... Nous ne pouvons ni le supprimer, ni le laisser impunément farcir d'idées dangereuses une communauté de vosgiens. Vous êtes le seul espoir de l'humanité.»

Si on m'avait informé avant, qu'il faudrait se rendre dans les Vosges pour débusquer le hippie légendaire, j'aurais peut être réfléchis plus longtemps. Les vosgiens sont quand même d'horribles mutants sodomites et poilus, vivant comme des bêtes dans de ridiculement petites montagnes. Et puis si la légende dit vrai, dans ces contrées, on peut tomber nez à nez avec… Le gay des vosges. D'un autre côté, les hippies étaient une espèce éteinte depuis 1969, éradiqués par le disco et les MST, il ne fallait pas prendre le risque de les voir à nouveau proliférer.
Bien sûr, alors que je m'interrogeais sur le bon déroulement de cette mission et sur mon envie d'aller risquer mon anus pour le compte d'une institution pernicieuse, frère Alphonse m'assomma d'un coup de matraque - ou de matrique, je préfère ne pas savoir - comme pour que je ne puisse pas me rétracter.
Lorsque j'ouvris à nouveau les yeux, j'étais à l'arrière d'un hélico de combat du Vatican, avec un parachute dans le dos, frère Alphonse en face de moi me souhaitant bonne chance avant de me balancer dans le vide, au dessus de ce qui semble être la forêt vosgienne.

Le pire, bien entendu, restait encore à venir.





A suivre...

Mardi 18 décembre 2007 à 0:45



Après ces quelques jours passés à l'hôpital, j'avais enfin la possibilité de regagner mon domicile. A peine arrivé, je décapsule une bière et entame le ménage, afin d'effacer jusqu'à la moindre trace des étrons divins. Une fois tout en ordre, je me pose et m'ouvre une autre binouze, jouis d'un repos bien mérité, et c'est alors qu'on frappe à la porte. Je suis là, nu sur mon canapé, après avoir échappé à la mort par asphyxie, et on ose venir m'emmerder. Qui que ce soit, il va morfler. J'ouvre d'un coup, pour surprendre ma proie par la violence et la vivacité du mouvement et ainsi, lui asséner le choc psychologique ultime en hurlant comme un taré avec en guise de fond sonore un ressortissant tchécoslovaque beuglant quant à lui sur le home-cinéma à plein volume.  L'effet désiré, à savoir l'évanouissement ou la mort, se produit d'autant plus facilement lorsqu'il s'agit d'une personne fortement agée et/ou religieuse. En l'occurrence, il s'agissait ici des deux, car mon visiteur n'était autre que le Pape, accompagnée de deux moines-du-corps, deux mastodontes ensoutanés. Sans même me demander mon avis, ils étendirent Jean-Paul II sur mon canapé. Oui vous avez bien lu, il s'agissait du précédent Pape, censé être éteint. Je nageais en pleine confusion. J'interpellai alors la protection rapprochée du vieux débris, leur demandant de me dégager cette chose de chez moi. Ils restèrent de marbre, peut être ne parlaient ils qu'italien… Mais bien avant que le Pape soit tiré de son sommeil, l'un d'eux m'adressa la parole, tout en débouchant une bouteille de vin de messe.
 « Rhabillez vous s'il vous plaît. Sa sainteté ne supporte pas la nudité sauf chez les enfants de moins de huit ans. Et apportez nous quatre verres. »
J'avais bien compris qu'il ne partirait pas de si tôt, et qu'ils devaient avoir quelque chose à me dire. Et puis que voulez vous, je suis curieux de nature, je voulais savoir ce qu'un Pape décédé bien vivace - enfin, autant qu'il pouvait l'être - foutait chez moi.
Une fois en tenue plus acceptable, c'est-à-dire en caleçon Homer Simpson, j'ai apporté les réceptacles à liquide et l'un des deux gardes nous servit à tous un bon grand verre de vin de messe en faisant les présentations. Le pape s'était réveillé, il but une grande gorgée et se mit à psalmodier en latin, tout en tremblotant. Sa garde rapprochée lui fit remarquer que je ne comprenais pas le latin. Le pape continua néanmoins. L'un des gardes donna un léger coup de coude à sa sainteté, qui sembla se réveiller une seconde fois. Je n'étais pas loin de la vérité, il nous confia s'être endormi l'espace de quelques secondes. Il marqua un long silence, puis s'adressa enfin à moi.
 « Dommage que vous n'ayez pas douze ans de moins…
- On a tous nos problèmes, moi à cet instant précis, je regrette que vous ne soyez pas réellement mort, J-P.
- En vérité je vous le dis, monsieur Groumf, nous avons besoin de vous. L'annonce de ma mort ainsi  que la raison qui m'amène à vous demander de l'aide sont  intimement liés.
- Ca sent le complot à la Da Vinci Code votre histoire… »

Jean-Paul entra dans une crise d'hystérie, son parkinson s'aggrava subitement et il se mit à baver. L'un des gardes du corps, frère Alphonse, saisit le Pape pour le calmer. L'autre, le frère Rudolf, m'expliqua qu'il ne fallait pas prononcer le nom du best-seller de Dan Brown en la présence de son ex-Sainteté. Bien évidemment, à l'instant où l'on me délivra cette information, je m'empressai de répéter frénétiquement « Da Vinci Code » jusqu'à ce que frère Rudolf me colle son poing dans la gueule. Néanmoins, le mal était fait, le Pape était lancé pour une demi heure de tremblements compulsifs et d'insultes en tout genre, menaçant tour à tour ces saloperies sodomites gays, ces enculés de libertins pro-capotes, ces salopes accrocs à l'avortement, ces chiens de juifs et ces maudits musulmans qui n'avaient pas le bon goût d'être nés catholiques, et ces fils de putes d'athées, qui refusent de croire en Dieu ainsi qu'en la toute puissance de l'Eglise. Je découvrais avec horreur le visage d'un Pape polonais bien loin de l'image de l'homme de paix qu'on s‘en faisait, et plus proche de l'image qu'on se faisait du  polonais tout court. Il lâcha une bulle papale, et sa crise prît fin. Il reprit ses explications, s'endormant entre chaque phrase, et dès lors qu'il tanguait trop en avant, frère Alphonse le redressait un peu.

 « Bien avant l'annonce de ma mort, j'ai découvert quelque chose d'incroyable, monsieur Groumf, même un sale enculé d'athée comme vous ne pourrait rester insensible à son retour.
- Le sale enculé d'athée il vous dit bien des choses...
- Il est vrai que mon parkinson est déclenché par ma prise constante par intraveineuse de viagra, et que cette prise de viagra résulte de mon grand âge et des affres qui l'accompagnent… Rendez vous compte, je ne bande plus devant un enfant ! Mais SON retour va tout changer, il pourra me guérir.
- De vos tendances ?
- De mes troubles de l'érection voyons ! Je suis membre du PNVD voyez vous, et en plus, homme d'Eglise, et puis la bible n'est pas très clair à ce sujet, après tout, il n‘est pas dit explicitement dans les dix commandements « Tu ne violeras pas d‘enfants ». En plus, tant que nous avons la foi, nos péchés, dans la mesure où ils sont confessés, sont pardonnés. Ce n'est pas comme l'homosexualité ! Ca, ça mérite la mort ! La castration ! Alors qu'un enfant baptisé est si pur…
- Merveilleux… mais si vous me disiez plutôt pourquoi vous êtes ici.
- J'ai décidé de faire croire à ma mort, en ne mettant au courant que deux de mes plus fidèles serviteurs de la police secrète du Vatican, les frères Alphonse et Rudolf, deux enfants orphelins que j'ai choyé et violé comme un père.
- Comme c'est émouvant.
- Toujours est il que si j'ai fait ceci, c'est parce que je devais avoir les mains libres…
- Pitié me dites pas ce que vous faites avec vos mains…
- Pour retrouver… Le Christ ! »

A suivre...


Vendredi 7 septembre 2007 à 1:10


Première partie  >>> [Clik] <<< Première partie




Je n'en revenais toujours pas. Un étron, bondissant, frémissant, m'interpellant d'une voix rauque et caverneuse. Curieusement, la première chose qui me vient à l'esprit, c'est lui demander d'éviter de se promener partout, je viens juste de laver le sol. Evidemment, il est plutôt surpris par ma requête.
« Alors toi tu rencontres une merde vivante, et c'est tout ce que tu trouves à dire ?
- Bah tu sais, je suis sur cowblog alors les merdes vivantes…
- Mais mon pauvre gars, t'as donc aucune idée de ce qui se passe ici ? Je suis la personnification de toutes tes attentes !
- Tu… Tu es une merde.
- Je suis l'aboutissement total de tes rêves les plus fous !
- Tu es… Une merde.
- Combien de temps m'as-tu donc attendu pour ne pas voir que je suis la preuve vivante de ton génie ?
- Tu - es - une - MERDE ! Une merde qui parle, certes, mais tu es… UNE MERDE !
- Mon pauvre vieux, va t'asseoir sur les chiottes, je vais t'expliquer.
- Mais j'ai aucune envie de m'asseoir sur les chiottes ! Ils sont impraticables !
- Tu vas arrêter de pinailler, dans le cas contraire, le Grand Etron m'autorise à utiliser la force ! les gars… »
C'est alors qu'arrivent, en rangs serrés, une multitudes d'étrons sur fond de chants grégoriens. En quelques secondes, me voila encerclé.

Leur leader reprit alors son monologue.
« Ecoute mon con, c'est toi qui a voulu ça, c'est toi, qui est à l'origine de la création du Grand Etron et de notre ordre mystique. Tu te souviens, « deus ex machina », Dieu sort de la machine, nous sommes des étrons divins blablabla. Et bien la prophétie s'est réalisée. Tu es le créateur des étrons divins.
- Mais enfin c'en juste un délire scriptural ! Ca n'a rien de réel ! c'est imagé putain !
- Imagés ou pas, tes écrits son notre bible, nos commandements, notre loi. L'Homme de demain, qui transcende sa nature, qui sort du cul de Dieu et rompt l'imperfection par la technique, tout ça c'est pas des conneries ! Tu es un Homme de demain ! Par conséquent, tu es un Dieu d'une certaine manière, et à ce titre, tes déjections sont des étrons divins. Nous ne faisons que réaliser ton fantasme, celui de transcender notre nature, pour nous installer sur le trône de Dieu.
- Mais je n'ai rien d'un Dieu ou d'un Homme de demain !
- Bien sur que si. Avec la technologie, et surtout le net, tu es omniprésent et omniscient. Tu es un Dieu. Tu créé la vie, fût-ce virtuellement. Tes créations hybrides, ton monde, tout ceci est réel, d'un certain point de vue.
- J'hallucine…
- Le problème, c'est  que ton jeûne étronique retarde nos plans de domination du monde. Notre idée de base était de changer notre odeur, afin de te pousser à ne chier que chez toi, pour ne pas perdre une miette de ce qui participe à la conception du Grand Etron. Malheureusement, le Grand Etron risque de perdre de la sainte substance et de voir sa vie finir dans les sombres canalisations de l'oubli. Nous avons bouchés les W.C afin d'éviter ça, pour gagner du temps, mais désormais, nous devons en finir et accomplir la prophétie, la montées des eaux de la cuvette est le signe que nous envoie le Grand Etron. Il est prêt. Tu dois accomplir ton destin et chier une dernière fois.
- Donc si j'ai bien compris, je lâche tout ce que j'ai accumulé, et votre Grand Etron remonte du fond de mes chiottes, en fout partout au passage… Et tout ça pour quoi ?
- Mais enfin ! Pour que la merde revienne à la place qu'elle doit occuper, nous devons suivre le grand précepte qui est à l'origine de notre raison d'être. Nous sommes des étrons divins ! Nous devons dominer le monde… Et accessoirement réduire l'être humain en esclavage, ou le rayer de la surface du globe, tes écrits ne sont pas clairs à ce sujet. Les branches les plus radicales de notre ordre sont pour l'élimination, c'est-ce que le messie souhaiterait, ou ce que tu souhaiterais si tu préfères.
- Bien sur, c'est la grande ambition de ma vie de me faire annihiler par mes excréments. J'en rêve… Et supposons un instant que je sois contre… »

L'instant ne fut guère suffisant, l'armée d'étrons m'ayant sauté dessus pour m'envelopper intégralement, ne laissant que ma tête et mon cul à l'air libre. Bien que luttant de toutes mes forces, il m'était impossible de reculer. Inexorablement, les étrons me conduisaient vers mon destin, vers la cuvette. Une fois installé, l'étron leader reprit la parole.
« Maintenant, Grand Atom-of-the-end, que ton destin s'accomplisse. Chie.
- Non.
- Coule un bronze.
- Non.
- Il est déjà inhumain d'avoir tenu si longtemps, tu ne pourra pas lutter éternellement.
- J'ai besoin de lecture et de concentration pour faire caca.
- N'essaie pas de retarder l'inéluctable. »
Il me fallait une idée, n'importe quoi, le sort du monde tel que nous le connaissons dépendait de moi une fois de plus, de ma capacité à réagir. Mais les efforts prodigués pour ne pas lâcher m'empêchaient de réfléchir. Quelle que soit l'idée qui allait jaillir, il fallait que ce soit la bonne. D'un œil furtif, je cherchais la moindre chance de salut, mais il fallait me rendre à l'évidence, les étrons avaient gagné. C'est alors que j'ai expulsé. Un bruit continu martela la surface de l'eau stagnante durant plusieurs minutes. Une fois mon affaire terminée, le sol se mit à trembler, la cuvette se fendit, et une masse difforme émergea de mes chiottes. Les étrons me relâchèrent avant de s'agenouiller devant ce qui devait sûrement être… Le Grand Etron.

Il pointait le bout de son… Enfin je ne sais pas de quoi c'était le bout, mais il était foutrement lent, et les étrons m'avaient oublié dans leur ferveur biblique. Libéré des entraves physique comme le besoin de chier, mon cerveau se remit en marche. Les étrons sautèrent tous dans la cuvette, pour copuler avec le Grand Etron. Ne me demandez pas comment je peux affirmer avec force qu'ils copulaient, mais sachez qu'un étron de taille raisonnable devant un Dieu-Etron bande comme un curé devant un enfant.
Et soudain, à cet instant crucial, les étrons avait laissé le champs libre entre mon humble personne et deux bouteilles de destop. Malheureusement, l'étron leader quant à lui, ne m'avait pas oublié, et d'un regard, bien que j'ignore encore où se trouvait ses yeux, il comprit immédiatement où je voulais en venir. Imaginez alors une scène au ralentit :
Je plonge en direction des bouteilles, passant par-dessus les étranges ébats sexuels auxquels se livraient les étrons, tandis que l'étron leader plongeait lui aussi dans ma direction pour m'arrêter. Atterrissage, coup de tête dans l'étron leader pour le renvoyer dans la cuvette, et d'un geste vif accompagné d'un demi tour à 180 degré sur moi-même, j'attrape les deux bouteilles et les débouche avec les dents - surtout n'essayez pas ça chez vous - et je vide des deux litres dans la  cuvette, arrosant copieusement le Grand Etron et ses soldats, jusqu'à la dernière goutte, ignorant leur supplications et les cris de douleur. Je fonds,  disent ils à l'unisson. Je reste impassible, impitoyable, en secouant les bouteilles. Je me pose alors sur le cul, face à la cuvette, presque le nez au dessus, pour contempler la mort de mon ennemi et sa lente agonie. Durant presque six heures, je suis nez à nez avec une bouillie noirâtre puant la merde et la soude. Les émanations finissent par avoir raison de moi, je tire alors la chasse, maintenant que je suis certain d'avoir réduit le Grand Etron et le bouchon qui le sépare des canalisations de l'oubli. L'eau monta, quand soudain retentit un grand « shluuuuuuuuuurp », et l'eau descendit d'un trait, emportant tout avec elle.

Je me suis réveillé deux jours plus tard à l'hôpital. Les médecins me confient alors qu'ils n'ont jamais vu un crétin de mon espèce restant six heures le nez au dessus d'une cuvette remplie de destop. Je leur explique tout. Il attribue mon histoire délirante à des lésions cérébrales dues aux émanations de destop que j'ai respiré.  Tout est bien qui finit bien. Je redoute néanmoins ma coulante du matin. Encore aujourd'hui, les sombres desseins des étrons divins résonnent en moi, au fin fond de mes intestins, mais s'ils reviennent, le monde peut compter sur moi. Je suis prêt.


Fin.


Lundi 3 septembre 2007 à 20:51



[Cette histoire est tirée de faits réels]




Tout avait pourtant bien commencé. Une journée comme tant d'autres, semblable à toutes les autres… Du moins, c'est ce que j'avais pensé ce matin là. Enfin non, je n'avais pas pensé ça. A dire vrai je n'avais pensé à rien, et certainement pas que cette journée de merde était une journée comme les autres, puisque si une journée est  semblable à toutes les autres, il n'y a donc aucune raison de remarquer cette ressemblance. Je sais, vu comme ça c'est pas vraiment logique, une ressemblance frappante qui ne mérite pas qu'on la remarque, mais d'un autre côté, commencez vous vos journées en vous disant « Aaaah c'est une journée banale et semblable à toutes les journées précédentes » ? Non ? Alors arrêtez de m'emmerder.
Et puis finalement, puisque j'en parle, c'est qu'il ne s'agit justement pas d'une journée comme les autres. Bref, oubliez l'introduction, de toute façon c'est le genre d'intro de merde qu'on trouve dans n'importe quelle production bas de gamme sur le net…

D'ailleurs, à bien y repenser, cette journée n'a même pas débuté comme les autres dès l'instant où j'ai posé le pied dans les W.C, enfin dans la salle où se trouve la cuvette, puisque le matin, je dépose autre chose que mon pied dans la marre aux minis hommes troncs. Non parce que voyez vous, je suis du genre à accorder une importance capitale à ce grand chantier du matin qui consiste à poser un étron délicat et odorant, donc j'aimerais que tout soit bien clair.
Certains ont besoin d'un bon café, d'autres d'un solide petit déjeuner, et bien moi, je ne suis pas levé depuis quinze secondes montre en main qu'il faut que je sois assis sur la cuvette pour mettre un nouvel enfant au monde. Si quoi que ce soit perturbe ce rituel, et bien la journée est foutue. Car le grand chantier du matin est le précurseur d'une longue pièce en cinq actes. Si le premier acte voit la foule perturber le bon déroulement de la première scène, et bien la représentation est annulée jusqu'au lendemain. Adieu soulagement du matin, pause de dix heures, récurage d'après déjeuner, pause de quatorze heures trente, récurage d'avant dîner, récurage d'après dîner et/ou d'avant sommeil. Et ça, c'est douloureux. Cette souffrance innommable rejaillit dans chacune de mes démarches, dans chacune de mes paroles, elle s'immisce même dans mes pensées les plus profondes. Bref ce matin là, pas de soucis particulier. Bon écoulement, lubrification optimale, colis bien compact et régulier pour limiter l'effort. Mais quelque chose m'a frappé.
L'odeur.

Ma merde avait changé d'odeur… Cela n'a peut être pas d'incidence pour vous, de sentir une odeur qui n'a rien de commun avec celle à laquelle vous êtes habitués, peut être même ne connaissez vous pas vraiment l'odeur de votre ramonage intestinal. Pauvre de vous si tel est le cas, car d'une certaine façon, c'est une facette de vous que vous vous occultez en vous empressant de tirer la chasse comme par peur de vous dégoûter vous même. Enfin passons. Ce matin là, mes gentils étrons n'arboraient pas la même puanteur qu'à l'accoutumée, et ce genre d'événement peut me gâcher une journée. Au lieu d'une forte puanteur envoûtante de mon propre méthane, j'avais droit à une odeur âcre, métallique, sans charme et sans poésie. Une merde froide et inhumaine, un étron mécanique, qui sent comme ils sentiraient probablement si on les fabriquait dans une usine à la chaîne. Une espèce d'étron de fast-food. Un Mac-merde burger. La honte pour un puriste.
Alors bien entendu, je suis resté sphincter clos durant toute la journée, mais cette situation est devenu vraiment inquiétante les jours suivants. La même odeur, les matins suivants. Chaque jour. Si bien que je suis passé de cinq à une vidange par jour, accompagnée de terribles crampes au bide. Après deux semaines, le même schéma s'étant encore reproduit, je décidai, si mon anus me faisait défaut, de mourir dignement en laissant la matière fécale s'accumuler. Une semaine de plus, je devins peu à peu l'ombre de moi-même, suant à chaque bouffée d'air inspirée, ma peau tirant un peu plus sur le verdâtre à chaque instant, l'explosion interne me menançant de son épée de damoclés nauséabonde et brunâtre.

Un matin, alors que je mis plus d'une heure à rassembler mes dernières forces pour me lever, je me suis retrouvé dans l'incapacité totale d'ouvrir la porte de mon appartement. Non, je ne pouvais pas mourir connement comme ça, rongé de l'intérieur par mes déchets corporel et exploser. La comédie avait tassez duré, j'allais me battre, pour faire mon office, cinq fois par jour, tel un homme, un vrai, ou à défaut, un fanatique religieux. Mon enthousiasme fut de courte durée. Bien que n'ayant pas usité de mes chiottes plusieurs semaines durant, l'eau était montée à ras bord, et une masse compacte d'étrons se baignait dans cette quantité anormale d'eau, comme pour me ramener à ma folie et me narguer. Il me fallait prendre sur moi, ouvrir la porte, chier dans la rue ou devant la porte d'un voisin. L'ivrogne du premier, il se chie bien dessus, on pourra facilement croire qu'il a chié devant sa propre porte. Mais impossible de quitter mon domicile. Tant pis, la fenêtre. Ca tombe bien, quelqu'un s'est encore garé à moins de cinquante centimètre de la porte d'entrée de l'immeuble. La fenêtre s'ouvre, mais soudain, une voix résonne, telle une terrible mise en garde. On m'ordonne de m'arrêter.
« Qui me parle ? M'écriais-je.
- Regarde par terre connard ! »
Il était là, dressé du haut de ces dix centimètres.

Un étron. Un étron parlant...





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