Lundi 9 avril 2007 à 13:33



C'est par une fraiche nuit, à 23 heures et onze minutes précises, que je montai dans le train, gare de Marseille, pour qu'au terme de huit heures de trajet se profilent devant moi les nobles paysages lorrains. Passons vite sur l'incident qui vit un gros puant demander sa place à mes côtés, tandis qu'au préalable j'avais placé mes propres affaires afin de lui faire qu'il y avait quelqu'un, pour l'inciter à demander au contrôleur, noble fonctionnaire au poil soyeux, s'il y avait possibilité pour lui d'être placé autre part… Que voulez vous, j'aime avoir de l'espace et dormir sur deux sièges.

Arrivé aux premières lueurs du jour, je me re-familiarise avec les us et coutumes de la faune nancéienne. Comment qu'c'est gros ? Git's ? Pâté lorrain et fraîcheur matinale. Mais la première chose qui me frappe, c'est l'absence totale de hordes de lorrains, pétrifiés par ma seule arrivée, et venant en masse m'accueillir comme on accueille un féroce dictateur, avec crainte et respect. Alors on se tape huit heures de train et tout ça pour quoi ? Non mais franchement…
Pire que tout, l'atmosphère pesante et grise semble avoir disparu. Que reste-t-il de ce Nancy froid et désagréable. Et moi, que m'arrive-t-il ? Car au fond de moi je ressens une sorte de joie naïve d'un employé modèle en congé payé… Se pourrait-il que les choses aient à ce point changé ? Là, je repense au gros puant contraint de voyager ailleurs qu'à sa place, juste pour me rassurer.

Rapide retour au domicile parental, visite assidue de mon plumard, pâté lorrain à nouveau et petite sortie pour renouer avec l'environnement naturel d'un Groumf. Et là, l'horreur atteint son apogée. Des visages radieux, des sourires sur toutes les lèvres, des enfants qui ne pleurent pas, la Mélodie du bonheur sodomisant joyeusement la Petite maison dans la prairie sur fond sonore de Pierre et le loup. C'est plus que je ne puis en supporter. J'avance et me place au milieu de la foule, j'éructe un cri barbare, je hurle « Groumf Â», comme pour signifier mon retour triomphant… où marquer mon territoire, mais pour ça je préfère pisser contre un arbre.
Soudain, la foule se glace, les enfants pleurent, la crainte s'installe, et je songe qu'il est bon de se sentir chez soi. Je passe mon chemin, sentant les regards sur moi, ces regards qui disent « mais c'est qui ce tordu ? Â».
Je déambule au hasard, et mes pas  me mènent à la pépinière. Ici encore, le même psycho-drame : Plus aucun jeune ivre et mal habillé en train de s'exploser le foie au panaché, les dealers et l'insécurité qu'ils cultivaient, tout ça envolé, les enfants sont heureux, les parents sont confiants…

Il faudrait plus qu'un hurlement barbare pour me remonter le moral. Mais qu'est il donc arrivé ? Quel genre de cataclysme dans l'équilibre cosmique mon départ a-t-il provoqué ? Cachez-moi ce bonheur et cette insouciance que je ne saurais voir. Vite il me faut un pâté lorrain. Je trouve une boulangerie, me gave, mais à peine en ai-je terminé avec cette succulente spécialité que la boulangère se risque à me faire remarquer que les pâtés lorrains végétariens semblent être tout a fait à mon goût. Interloqué, je lui ris au nez en précisant qu'un pâté lorrain sans viande, ce n'est pas un pâté lorrain, et que ça n'existe pas. Elle affirme le contraire, et ajoute que tous les pâtés lorrains de la ville sont désormais sans viande. Les larmes montent, je dois m'enfuir, me cacher, loin de cette folie qui envahit cette ville, et dégueuler un coup.
Toute la journée, le cauchemar se poursuit, tout ce bonheur, toute cette joie, tous ces pâtés lorrains sans viande… Seigneur Dieu, que s'est il passé ?
Je marche, et ne suis plus que l'ombre de moi-même, en vain, j'ai cherché un handicapé moteur pour le jeter à terre et lui piquer son fauteuil, mais en vain, il n'existe plus d'handicapés à Nancy, pas plus qu'il n'existe d'eau de vie de mirabelle, ce qui est un problème d'autant plus grave que je comptais noyer mon désespoir dans l'alcool à 90.

A suivre.



Jeudi 1er février 2007 à 20:18


[ La saga fait son grand retour, mais aucun épisode n'ayant été posté depuis novembre, j'en profite pour refaire un petit sommaire, ainsi qu'une nouvelle mise au point.


Histoire de couilles :
Episode 1  : Groumf Vs l'abominable Spooky
Episode 2   : Le gang des bannis
Episode 3   : Bref pépin
Episode 4   : Nique ta mère
Episode 5   : L'antre des True Rebel'z
Episode 6   : This is war

Episode 7   : Another dick in the hole
Episode 8   : Plaiethore, le mage Dada
Episode 9   : Fusion testiculaire
Episode 10 : Le super-admin

Ebats lubriques :
Episode 0   : The end of Atom
Episode 1   : Starway to heaven
Episode 2   : L'entraînement de Serviteur [1/2]
Episode 3   : L'entraînement de Serviteur [2/2]
Episode 4   : Le retour de Groumf.
Episode 5   : Un air de déjà vu [1/2]
Episode 6   : Un air de déjà vu [2/2]

Episode 7   : Le retour du super-admin
Episode 8   : Un traître a bord du Phallus Millenium
Episode 9   : Tous les chemins mènent à Awah
Episode 10 : Le maître des MDP
Episode 11 : Un nouvel ennemi

En toute logique, il convient de lire dans un premier temps les épisodes présents
dans la catégorie "
Histoire de couilles", pour ensuite s'attarder sur la suite, qui se trouve dans la catégorie "Ebats lubriques".

Tous les articles sont liés donc vous n'avez aucune excuse, ne venez pas me dire que c'est compliqué non plus. Je sais, un crossover c'est chiant (
ou c'est simplement les "cowvivor-like" qui saoulent, on ne sait pas encore), toujours est il que l'histoire à débuté sur l'annonce de ma mort, et que l'idée est né de cet article, présent dans la catégorie "Ebats lubriques".
 
Pourquoi ne pas concentrer le récit dans cette seule et même partie me direz vous, et bien toujours dans un soucis de cohérence et pour maintenir l'aspect linéaire de ce récit.
Il fallait un prologue à ma mort, d'où la nécessité de créer une partie annexe, "
Histoire de couilles", qui reprendra ses droits lorsque les "Ebats lubriques" s'achèveront là où
"
Histoire de couilles" avait débuté.
De la même manière, la fin de la première partie d' "
Histoire de couille" embrayait sur ma mort, l'article central, qui lui, se trouvait dans "Ebats lubriques" (je sais, je radote, mais c'est pour vous faire marner). La boucle sera bientôt bouclée. ]




Résumé des épisodes précédents (Ebats lubriques uniquement) :  La mystérieuse porte est ouverte, mais la folle ambition d'Awah lui coûta la vie. En effet, depuis l'autre côté, ce sont des millions de boulets qui tentent d'envahir l'univers virtuel de cowblog. Alors que nos héros tentent de battre en retraite, plusieurs JoKeR's leur barrent la route. Groumf, Margritis, Morgoth, Samantha Serviteur et Démon, qui ont enfin mis la main sur Otheym, le fameux maître des mots de passe, se retrouvent piégés.


Il fallait agir vite, scinder  le groupe en deux pour repousser les boulets qui envahissaient le monde, ainsi que pour  dégager notre seule issue, barrée par plusieurs Super-Admins. Il fut un temps ou me mesurer à un seul joKeR n'était pas une chose aisée, mais j'avais hâte de savoir jusqu'à quel point l'eau de vie de Serviteur avait  décuplé mes pouvoirs. J'allais savoir si la menace première contre laquelle on m'avait formé faisait toujours le poids contre moi. , mais par prudence, je décidai de ne pas affronter plusieurs joKeR's simultanément, du moins, pas sans un solide appui. Il fallait aussi que d'autres surveillent nos arrières. Le temps, mes compagnons et nos ennemis, semblaient figés.  Bien entendu, tout ceci n'a duré qu'un millième de seconde, et comme après l'explosion d'un obus, l'ouïe revient dans un vacarme sourd, et l'action reprend ses droits. Alors vous hurlez des ordres, parce qu'il faut agir vite, parce qu'il faut prendre une décision en considérant que la moindre seconde d'hésitation coûterait la vie à l'espèce humaine. Parce que vous êtes le  messie, vous n'avez pas le droit à l'erreur.
« Morgoth et Démon, vous acculez les boulets de l'autre côté de ce trou, et si vous avez le temps, fixez une autre porte pour les stopper. Serviteur et moi, on s'occupe des Super-Admins. Samantha et Margritis, vous sortez le maître des MDP d'ici dès que la voie est libre. Allez go ! Go ! GO !GOOO…. ? »

Mes compagnons ne partageaient visiblement pas mon enthousiasme. Margritis se plaignait que notre relation me pousse inconsciemment à lui refiler la mission l'éloignant du danger alors qu'elle souhaitait prendre part à la baston. Samantha voulait rester avec Morgoth au cas ou un boulet viendrait à le tuer, histoire de lui dire adieu à sa manière, car elle considérait que de toute façon on était foutu d'avance. Démon voulait qu'on lui explique pourquoi on l'envoyait se battre contre de misérables boulets alors qu'il préférerait se battre contre un Super-Admin. Le maître des MDP assurait qu'il pouvait se sortir d'ici tout seul, et qu'il n'avait nul besoin que deux gonzesses lui servent d'escorte. Morgoth me demanda aussi où il pourrait trouver une porte, et un mage si possible, pour rendre son aspect originel au barage de l'entre deux mondes. Serviteur pour sa part se jeta sur un Super-Admin, mais il fut vite submergé par ces derniers.
« Je suis le messie, je donne les ordres. !
- Ha bah c'est beau le travail d'équipe façon Groumf ! me fit Démon en commençant à mitrailler les boulets avec sa gatling. »
Chacun se mit alors a exécuter mes ordres, préférant suivre mes instructions que finir décapité par un boulet ou cloné par un joKeR. Je me jetai alors corps et âme aux côtés de Serviteur pour lutter contre les Super-Admins tandis qu'on couvrait nos arrières de l‘autre côté. Bien sûr, ça ne dura qu'un temps, car si de mon côté je résistai assez facilement à trois joKeR's sans pour autant les mettre H.S, Serviteur semblait avoir du mal a maîtriser les deux autres, pire même, il semblait recevoir plus de coup qu'il n'en distribuait, tandis que Morgoth et Démon n'était pas assez de deux pour contenir l'armée de Boulets. On courait droit à la catastrophe.
Un boulet perça la ligne de défense Morgoth/Démon, et se jeta sur mon maître, qui malgré le degré d'intensité de son combat, réussit à esquiver l'assaillant qui s'écrasa sur l'un des clones de joKeR. Le Super-Admin eut alors une terrible idée, car il s'empara du boulet, pour s'imprimer en lui, et créer un nouveau clone. Ce spectacle inquiétant, car je compris vite qu'ici, joKeR ne manquerait pas de matière première pour se dupliquer à l'infini, attira mon attention trop longtemps, et l'un de mes adversaires tenta la même opération sur moi. Avec une vivacité sans égale, je plaçai la paume de ma main sur le front de joKeR, avant de lui coller une rafale d'énergie psychique avec un maximum puissance, ce qui eut pour effet, à mon grand étonnement, de dématérialiser cette copie et de lui rendre son apparence normal… Celle d'un bloggeur quelconque, dont personne ici ne connaissait l'identité.

 Dans le même temps, le boulet que joKeR tentait d'assimiler ne semblait pas vouloir se faire assimiler. Au contraire même, il assimila la copie du Super-Admin pour en faire un boulet. Bien évidemment, cela semblait inquiéter les trois joKeR's encore présents, j'en profitait donc pour balancer des vagues psychiques à tout va, afin de désintégrer les copies, mais cela ne semblait pas marcher sur l'un deux, qui après s'être mangé trois rafales, se tenait encore debout. Les rafales psy avaient au moins le mérite de le maintenir à distance, ce qui permettait à Serviteur de concentrer ses forces pour venir en aide à Morgoth et Démon. Il fallait que je mette néanmoins le Super-Admin à terre pour permettre aux filles de passer. Rien à faire, joKeR restait là, tel quel.
« Mon élève, il s'agit du véritable joKeR ! Voilà pourquoi sans nul doute, tu ne peux lui rendre une apparence normal et le délivrer, puisqu'il s'agit du premier d'entre eux. » Serviteur avait vu juste, son raisonnement tenait debout. JoKeR, comme pour prouver qu'il était inégalable et qu'il était bien l'original, contra mes rafales pour me les renvoyer, mais contre toute attente, il ne m'attaqua pas alors que j‘étais à terre, il se précipita vers le vortex, pour aider mes camarades à repousser les boulets. Nous le regardons tous, l'air hébété.
« Si quelque un doit détruire cet univers, ce sera moi, et puis j'ai d'autres projets finalement. Me regardez pas comme ça, on se débarrasse de ces connards, ensuite on reprend la où nous en étions, c'est tout. »
Je ne peux dire si sur le moment, j'étais inquiet ou soulagé, de voir joKeR nous prêter main forte. De toute façon, même avec son aide et  l'ardeur que mettaient mes compagnons à repousser l'envahisseur, nos efforts s'avérèrent inutiles. Les boulets passèrent et nous encerclèrent.
« Serviteur, il faut battre en retraite !
- C'est on ne peut plus clair mon jeune disciple, nous essuierons une cuisante défaite si nous persistons. »
Serviteur lança une vague d'énergie vers le plafond du night club de feu Awah, il attrapa Morgoth et Samantha et s'envola vers l'extérieur. J'attrapai ma douce Margritis et m'envolai à mon tour pour la mettre en lieu sûr. Lorsque j'eus rejoint Serviteur, joKeR arriva presque en même temps que moi, le plus surprenant c'est qu'il volait lui aussi, chose dont il était incapable et qui jusqu'à présent,  me donnait un avantage sur lui. Evidemment, il n'avait emmené personne avec lui. Otheym le maître des Mdp ainsi que Démon étaient toujours au milieu des boulets, il était peut être trop tard. Je jetai un regard noir à joKeR, qui affichait un sourire sadique.
« Qu'on fasse une trêve ne m'oblige pas à sauver tes amis quand tu les envoies au casse-pipe, Messie. »
Sans un mot, je pris mon envol, en espérant arriver à temps pour les sauver. Après quelques instant, je revins, en tenant Démon fermement par la ceinture.
« Mais…Mais… Ou est Otheym ? Me demanda Serviteur.
- Je ne pouvais pas sauver les deux, j'ai du faire un choix…
- Bite ! on a fait tout ça pour rien ! Morgoth semblait tout aussi déçu du choix de sauvetage que j'avais fait. Ce que ne semblait pas apprécier Démon.
- Si vous voulez, j'peux retourner à la mort, bande de raclure !
- Bonne idée ! Répondit Samantha avec enthousiasme »

Démon leva son arme en direction de Samantha, véxé, en lui demandant si ça la branchait de sucer une balle de 357, Morgoth lui, fit de même, mais à l'encontre de Démon. Serviteur se plaça entre nos amis, prit une balle dans le cul, par accident, lorsque Démon baissa son flingue, ce qui envenima les choses. Margritis tentait de calmer le jeu, en vain, puisque son action pacifiste consistait à filer des claques à tout le monde . Je m'éloignai alors du groupe, anéanti par la disparition du maître des MDP. Je pense qu'à leur manière, mes compagnons accusaient le coup, car nous savions tous que la perte d'Otheym était un désastre. Sans lui, jamais nous n'obtiendrions le mot de passe qui permet d'accéder au sanctuaire secret de DarkmoOn, le père de cowblog.
JoKeR, dont la courte présence m'agaçait déjà, ironisait sur la situation et sur mes qualités de meneur, et me faisait remarquer que les boulets escaladait l'immeuble. Nous n'étions pas tiré d'affaire.
« Alors, tu comptes faire quoi, grand messie ?
- Ferme la ! Je ne compte rien faire du tout. Tout est foutu de toute façon. Sans le maître des MDP nous… une minute… Tu es un Super-Admin !
- Et c'est maintenant que tu t'en rends compte ?! Sidérant cette lenteur d'esprit, caractéristique du héros ça…
- Non tu ne comprends pas ! On avait besoin d'Otheym pour pénétrer le légendaire blog test, ou l'on suppose que se trouve le père de cowblog, c'était un point essentiel pour…
- M‘éliminer, n'est-ce pas ?
- Heu c'est exact, joKeR… Mais bon, là il s'agit de dégager les boulets de cowblog, et j'ai besoin de toi. En temps que Super-Admin, tu peux nous mener à DarkmoOn.
- Pour que tu y retournes une fois les boulets éliminés afin de me régler mon compte, comme tu comptais le faire, tu rêves mon pote !
- Toi seul sais comment pénétrer le blog test, tu n'auras qu'à emmener des clones pour me surveiller afin que je ne découvre pas le mot de passe. Garde le secret, je suis prêt à toute les concessions. Je ne pourrais jamais battre les boulets seul, et toi non plus, et dans l'immédiat, cette invasion est le problème le plus urgent... toi, je pourrais toujours te botter le cul plus tard.
- Ca peut se faire, mon cher Atom. Sauf pour le bottage de cul, tu es peut être devenu subitement plus puissant pour une raison qui m'échappe, mais ce ne sera pas suffisant. Cela dit il y a un problème dans ton plan, tous mes clones sont loin, et pour être sûr que tu ne tenteras pas de me faire de coup fourré, j‘ai une demande un peu particulière à formuler, en gage de ta bonne foi…
- Je vois où tu veux en venir… Mes compagnons… Tu veux assimiler mes compagnons ?
- De toute façon, tu peux désintégrer mon clonage et leur rendre leur apparence, et ça facilitera les déplacements. Et n'oublie pas qu'au lieu de quatre humains armés dont une qui donne dans la magie je te l'accorde, sans oublier un vieux maître alcoolique, tu serais épaulé par des Super-Admins, tous aussi forts que moi. Alors, qu'est-ce que tu dis de ce plan d'enfer? »

Je restai un moment sans mot dire, observant tour à tour joKeR et mes compagnons. Il fallait agir vite, les boulets envahissaient cowblog, même joKeR était obligé de s'associer à moi pour ne pas finir comme ceux qu'il comptait éliminer lui-même. La décision ne m'appartenait pas, mais je savais que mes amis refuseraient de s'allier moléculairement parlant avec notre ennemi. Je le savais car moi-même, je n'étais pas très chaud pour ce plan. Mais nous n'avions pas le choix. Il fallait agir vite. Bien sûr, tout ça n'a duré qu'un millième de seconde, mais le temps, ainsi que mes compagnons et nos ennemis, là, en bas, tout semblait, figé, marqué par le silence absolu… et comme après l'explosion d'un obus, l'ouïe revient dans un vacarme sourd. L'action reprend ses droits. Alors on balance une rafale d‘énergie sur ses propres amis, pour les sonner, parce que pour une raison que même Dieu ignore, vous vous retrouvez au centre d'un conflit généralisé, qu'il faut prendre une décision rapidement en considérant  que la moindre seconde d'hésitation coûterait la vie à l'espèce humaine.
« A toi de jouer joKeR… Assimile les. Ensuite, tu me mèneras au blog test. »

Et parce que vous êtes le  messie, vous n'avez pas le droit à l'erreur.
 




Vendredi 10 novembre 2006 à 0:38





Résumé des épisodes précédents (Ebats lubriques uniquement) : Serviteur s'est rendu sur le Phallus Millenium afin d'achever la formation de Groumf, son disciple, histoire d'augmenter la puissance de ce dernier pour qu'il puisse affronter joKeR et le battre à coup sûr. Il l'invite à boire l'Eau Sainte en vue de provoquer un coma éthylique sans précedent, dont le but est de révéler le potentiel caché de notre héros. Dans la matrice d'irréalité, Démon tente toujours d'ouvrir la porte derrière laquelle se trouve, selon Awah, le maître des mots de passe, mais Awah n'a pas la réputation de céder aussi facilement, quelles sont donc ses véritables intentions ? Le maître des MDP, Otheym, se trouve-t-il réellement derrière la fameuse porte ?
Dans le même temps, Junkyardheart déambule toujours dans la matrice, à la recherche de ses compagnons.



Troublée dans sa minute de deuil, Ankou se dirigea vers la salle où, sous les yeux de mon maître, je hurlais à l'agonie. L'eau de vie me brulant les entrailles, la sueur rongeant jusqu'à mon âme, allongé sur le sol métallique, en plein délire.
« Est il nécessaire de… Je veux dire c'est atroce ces hurlements. On ne pourrait pas le bâillonner ? Â»
Serviteur lança un regard noir à Ankou, et observa un long silence avant de déclarer d'un ton sombre que c'était pour le salut de l'humanité que j'endurais de telles souffrances.
Elle quitta la pièce sans mot dire.

Pendant ce temps, à la Awah.foundation, le night club du plus grand parrain de la matrice d'irréalité, la quasi-totalité des clients avaient déguerpi, soit par peur pour leur sécurité, soit parce que le raffut que faisait Demon rendait la musique inaudible. Ses attaques contre la porte se soldaient toutes par un échec cuisant.
Gun prit Awah à part.
« Patron, je sais pas si c'est bon pour le commerce tout ça… Il suffirait de leur coller une balle à tous et basta.
- Toujours prompt à appuyer sur la gachette, mon ami, mais sache que l'ouverture de cette porte est essentielle pour nous agrandir.
- Je ne comprends pas…
- Gun, voilà pourquoi je suis le cerveau. J'ai toujours une longueur d'avance. Ces imbéciles peuvent bien tenter de sauver ce monde, joKeR peut bien s'acharner à le détruire, le père de cowblog peut continuer à coder jour et nuit même, tous obéissent à un schéma répondant lui-même à un autre schéma. Moi pas. Je vais tous les coiffer au poteau. Vois tu, il y a une faille.
- Une faille ?
- Cette porte, cette porte qui m'obsède. J'ai même consulté l'oracle pour savoir ce qu'il y avait derrière. Tu te rends compte. Moi ! Le grand et puissant Awah. Sais tu ce que m'a révélé l'oracle ? Elle m'a assuré qu'il y avait derrière cette porte, plus de pouvoir que n'en possédera jamais un super-Admin, un messie ou même le créateur. Plus de pouvoir. Un pouvoir dont je compte bien me servir pour asservir cowblog. Paracelsia l'extra-lucide m'a dit que derrière cette porte, se trouvait la plus grande menace pour cowblog, et que son mentor l'avait lui-même condamner, avec l'aide du maître des MDP, pour que jamais personne ne puisse utiliser la source de se pouvoir. Le danger, selon elle, serait trop grand. Toutes ces foutaises n'ont fait qu'augmenter ma détermination à l'ouvrir. Il doit y avoir en ces lieux une arme, ou je ne sais quoi d'autre, quelque chose qui m'assurera le contrôle total de cowblog !
- Mais patron, pourquoi laisser à ces individus le travail que nous pourrions faire nous même ?
- Parce qu'il n'y arriveront pas. Il faut un être surpuissant pour ouvrir la porte. Il feront forcément appel à leur fameux « sauveur Â». Ils obéissent à un schéma, l'un des rouages consiste à trouver le maître des mots de passe, et ils croient qu'il est derrière cette porte. Comprends tu ? Tout leur plan dépend de l'ouverture de cette porte. Tandis que moi, je me sers de cette nécessité pour accomplir mes sombres desseins.
- Vous êtes un génie chef. Â»

Morgoth et Samantha, visiblement peu intéressé par les échecs successifs de Démon et les manigances d'Awah, décidèrent de s'exiler dans une autre salle afin de trouver des canapés où s'ébattre durant quelques instants. Margritis quant à elle, cherchait à contacter le Phallus Millenium. Sans succès. Elle décida d'user de ses pouvoirs pour réintégrer son corps à bord du vaisseau.
Junkyardheart lui, était tomber en panne d'essence, et continuait son périple à pied, sans s'être rendu compte qu'il suivait un mauvais chemin depuis bien des heures. Il tentait lui aussi de joindre le Phallus Millenium pour se tenir informé du déroulement des événements mais n'obtenait aucune communication.
A son arrivée sur le Phallus Millenium, Margritis fut surprise de trouver Ankou pleurant sur le cadavre de Jiria, le tableau de communication détruit, Granny gisant à quelques mètres à peine et le sol de la salle info maculé de sang
« Ankou ! Mais que s'est il passé ici ?
- C'est Granny… Il est devenu fou, il a tenté de nous éliminer.
- Depuis le temps que je le dis qu'il ne faut pas faire confiance à un type qui se prend pour une pomme. J'espère que mon Groumf va bien.
- Ne t'inquiète pas, il était blessé, mais Serviteur l'a soigné. Il est avec lui en ce moment. Si tu veux le voir, suis donc les hurlements. Â»

Margritis se hâta afin de me retrouver. Lorsqu'elle entra dans la salle de détente, elle me trouva gisant sur le sol, me tordant de douleur, pâle, à l'article de la mort, avec la bouteille d'eau de vie à mes côtés. Elle la ramassa pour en lire l'inscription.
« Alors c'est ça ! Pendant qu'on s'acharne à sauver le monde, môssieur se prend une cuite !
- Beeeeeeeuuuharg aaaaaahh….
- Et tu m'en aurais même pas laissé une goutte ! Espèce de salaud !
- aaaaaaaaabeuh… aaaaaAAAAh !
- Et cesse de faire l'andouille ! Tu mériterais que je te fracasse le crâne en deux ! Â»

Serviteur, qui s'était momentanément absenté pour se rendre aux toilettes retrouva son jeune disciple au main de Margritis en train de lui mettre une correction à grands coups de bouteille vide dans la gueule.
« Mais enfin Margritis ! Calme toi ! Lâche cette bouteille !
- Tais toi vieux chacal, je suis sûr que c'est encore ta faute si mon adoré est pété comme un coin !
- Tout dépend du point de vue…en fait. J'achève sa formation si tu veux tout savoir !
- A l'eau de vie !? Tu te fous de ma gueule en plus !
- Non du tout. Je vais t'expliquer. Â»

Mon maître n'eut guère le temps de s'expliquer, l'Eau Sainte avait enfin fait son office. En une fraction de seconde, les spasmes cessèrent, la douleur également, et à l'instant même où j'ouvris les yeux, une onde de choc traversa le Phallus Millenium, projetant Margritis et Serviteur au bout de la pièce. Je me levai, sous le choc, tandis que mon aura dégageait toute la puissance qui était désormais mienne.
« Voilà, ta véritable force, mon jeune disciple.
- Maître… Je me sens si différent.
- Pas de tergiversations inutiles, nous devons nous rendre sur cowblog sur le champs !
- Tu viens avec nous ?
- Oui chère Margritis, mon aide pourra vous être précieuse. Il faut nous hâter, je perçois un grand trouble dans l'équilibre cosmique… Â»
Mon maître fronça les sourcils, puis nous fixa tous deux, l'air hébété.
« En fait non…hum…pas de trouble… je dois juste retourner aux W.C. Attendez moi. Â»

Grâce à la maîtrise du déplacement instantané, Margritis, Serviteur et moi-même avions regagné l'antre d'Awah.
Démon avait utilisé tout son arsenal, si bien que le night club entier était couvert de lézardes. Un cratère fumant était apparu devant la porte, les murs autour d'elle, disparus. Encore une de ces maudites portes sans rien derrière, qui ne donnait sur rien. Comme j'en avais vu jadis, chez Plaiethore. Démon frappait la porte à point nu, visiblement, il avait perdu tout contrôle.
Awah qui se tenait à l'écart, en compagnie de Gun, vint à ma rencontre. Mon maître engagea la conversation.
« Vous avez des toilettes ici, que j'aille déposer un ou deux étrons. Et indique moi le bar, que je m'envoie quelques bières.
- Sûr qu'il va nous être utile ton maître, mon amour, ironisa Margritis.
- Où sont Samantha et Morgoth ? Demandai-je à Awah.
- Ils sont dans la salle metal, en train de s'envoyer en l'air sur un canapé de velours noir. Tu es le fameux messie ?
- C'est exact. Pourrais tu m'expliquer pourquoi Démon s'en prend à cette porte ?
- Parce que c'est derrière cette porte que se trouve celui qui te permettra de rencontrer le père de cowblog. Si toutefois tu peux l'ouvrir. Â»

J'avançai vers la porte et j'invitai Démon à s'écarter. J'apposai ma main devant la porte, et par la seule force de ma volonté, la fis voler en éclats.
« Bravo mon cÅ“ur ! Dix ans d'entraînement et un coma éthylique pour ouvrir une porte par la pensée… Â»
Soudain, Awah se mit à rire. Sur le moment, j'ai naïvement pensé que les sarcasmes de ma douce en était la cause, mais très vite, il exposa ses plans.
« Pauvres sots, le maître des mots de passe n'est pas derrière cette porte. Comme si j'allais m'associer avec une bande de loosers ! Le pouvoir est à moi ! Â»
Awah se précipita vers les ténèbres, en hurlant Awah tout en riant à gorge déployée. Sa joie fit vite place à de sombres cris de douleur, accompagnés de bruits de chair qu'on arrache ou que l'on mange.
Gun, qui s'inquiétait du sort de son patron, s'empressa de lui porter secours. On pouvait l'entendre hurler en vidant chargeur sur chargeur, avant de l'entendre à son tour hurler à l'agonie. Le silence revint un court instant.
Morgoth et Samantha réapparurent, en compagnie d'un troisième larron.
« Je crois qu'Awah s'est payé notre tête, le maître des MDP était au premier en train de surfer sur le net. Â» Samantha poussa le fameux maître dans notre direction, alors que Serviteur arriva avec un plateau garnit de bières. Morgoth demanda ce qui se trouvait derrière la porte, voyant qu'elle était ouverte. Margritis et moi-même fixions les ténèbres, de l‘autre côté,  tandis que Serviteur assurait le service de houblon et que le maître des MDP tremblait à la vue de la porte, ce qui n'échappa pas à Samantha, qui entreprit de l'interroger à grand renforts de gifles.
« Qu'est-ce qu'il y a de l'autre côté ?
- Rien de bon pour nous tous, j'avais moi-même fermé cette porte, avec l'aide d'un grand mage, un dénommé Plaiethore, qui avait fabriqué une porte d'une résistance extraordinaire et qui menait à une autre dimension… Nous sommes dans une de ces merdes ! Il nous faut fuir. Â»

On pouvait entendre comme le bruit de milliers de pas, de plus en plus fort, de plus en plus nombreux, qui se dirigeai vers nous. Des voix s'élevèrent, s'exprimant en un jarguon incompréhensible.
Serviteur fit tomber ses bières au sol, preuve de la gravité de a situation.
« Je connais ça… J'en ai vu, par le passé… ce sont ceux qui reviennent d'entre les morts, ils sont à la solde des démons du chaos, du néant cérébral dont on ne revient pas.
- Maître, je ne vous suis pas…
- Ce sont des boulets bon sang !
- Des boulets ?
- Des boulets des skybloggiens des kikoolols ! Appelle les comme tu veux, ça n'empêche pas qu'ils arrivent.
- Suffit de leur botter le cul ! Intervint Démon.
- Ouais, comme tu bottes le cul à une porte… lui répondit Samantha.
- Ce que vous ne comprenez pas, c'est que les combattre, c'est une chose aisée mais…
- Mais quoi ? Accouche ! Lui dit Margritis d'un ton autoritaire.
- Vous allez comprendre. Â»

Serviteur lança un kroméhaméha en direction des ténèbres de la porte, et l'intense lumière nous révéla la nature de notre assaillant, et plus précisément, le point sur lequel mon maître tentait d‘attirer notre attention. A défaut d'être un adversaire puissant, l'ennemi était, en plus d'être le fruit d'un immense néant spirituel, d'un nombre incalculable. Il en arriverait des milliers, des millions, des milliards même. Jamais ils ne s'arrêteraient de croître. Nous étions encore plus dans la merde qu'avant. D'un bond, le premier kikoolol se jeta dans notre direction, en hurlant « mdr lol Â» ce qui, visiblement, était la seule chose qu'ils semblaient tous capable de dire.
Démon lui explosa la tête d'une balle de pompe. Puis un autre boulets fit son apparition, suivit d'un autre, puis d'un autre et ainsi de suite.
La retraite semblait la seule option envisageable. Mais alors que nous nous replions, quelques joKeR's entrèrent en scène, coupant notre retraite. On peut dire qu'il savait tomber aux pires moments celui là.



Dimanche 29 octobre 2006 à 17:54



Résumé des épisodes précédents (Ebats lubriques uniquement) : Morgoth, Samantha, Margritis ainsi que Démon sont en pleine négociation avec Awah pour récupérer Otheym, le maître des mots de passe. Pendant ce temps, Junkyardheart l'intrépide erre toujours dans la matrice d'irréalité, afin de rejoindre ses hommes. Groumf est soigné par son maître à bord du Phallus Millenium, dans la réalité.




« Bordel, on peut pas dire que ça va être coton de me battre contre joKeR avec une épaule en miettes.
- Ne dis donc pas de sottises, mon disciple. Ta projection virtuelle ne subit en aucune façon les outrages qu'endure ton corps dans le monde réel… Enfin sauf si tu te fais tuer. Là évidemment ta projection virtuelle en prendrait un coup. Â»

Serviteur pansait mes plaies à bord d'un Phallus millenium redevenu calme. Ankou, déjà soignée par mon maître, pleurait  pour sa part, la disparition de Jiria.
« Tout ça c'est de la sensiblerie de pucelle. Â»
La remarque de mon maître sortit temporairement Ankou de sa crise de larmes, le temps de lui coller une droite en lui demandant de répéter.
« On pourra ramener ceux qui sont tombés au combat grâce à la bite sacrée ! Bien entendu si joKeR détruit cowblog et le monde, il ne restera plus aucun espoir de sauver qui que ce soit, donc l'un dan l'autre… 'faut tout vous apprendre c'est pas possible !  Â»
Ankou retourna pleurer sur le cadavre de Jiria.
« Et puis je suis sur qu'elle est en bonne compagnie la haut… Â»

A la manière dont notre amie nous regarda, nous comprîmes vite qu'il valait mieux quitter la salle info. J'invitais alors Serviteur à prendre une bonne bière dans la salle de détente, tandis qu'il m'expliquait les raisons de sa venue, car avec lui, il y a toujours anguille sous roche.
« Tout d'abord je dois te dire, mon jeune élève, que je suis fort mécontent de toi. Tu t'es fait avoir comme un bleu par Granny. Un être aussi prometteur que toi tenu en joue par un amateur … Ignores tu que tes pouvoirs sont aussi efficaces dans le monde réel que sur cowblog.
- Heu à dire vrai… oui, je l'ignorais.
- Mais bougre d'andouille ! Écoutais tu au moins pendant ta formation ?
- En partie oui. Sauf durant les chroniques de films…
- Et bien tu aurais mieux fait d â€˜Ã©couter. Je faisais beaucoup de parallèle avec tes pouvoirs durant ces exposés.
- En fait le seul que j'ai retenu c'est celui sur Salope Anal 9, Maître...
- Pardon ?
- T'étais bourré, et en compagnie de Dieu tu as visionné un film X sur internet, donc le lendemain tu n'étais pas très clair, et ta chroniques portait sur ce film.
- Oui bon ça va. Baste. L'autre point dont je voulais discuter avec toi est ton manque de puissance. Il faut absolument booster tes pouvoirs. C'est pas avec ton niveau actuel que tu vas botter le cul de joKeR.
- Booster mes pouvoirs ?
- Tu vas prendre la plus grosse cuite de toute ton existence. C'est dans les limites du coma éthylique que l'homme puise toute sa force. Et ça te permettra de ne pas avoir à recharger en sifflant des bières. Cette faille aurait pu te coûter très cher, lors de ton affrontement avec le Super-Admin.
- Ok, on attaque par le Jack, le Jag' ou la Vodka ?
- Non, rien de tout ça. Tu vas boire… l'Eau Sainte.
- L'Eau Sainte ?
- Une bonne eau de vie de mirabelle. Je dois te prévenir que nombreux sont les maîtres en art martiaux qui s'y sont essayés. Peu ont survécu. Â»

Serviteur posa un vieux sac sur la table, avant d'en extraire une bouteille en verre tout ce qu'il y a de plus banale et portant une étiquette grossière où l'on pouvait lire : Eau de vie. Mirabelle. 1947.
Il m'en versa un verre, puis un autre, puis un autre, jusqu'à ce que la bouteille soit vide. J'étais ivre mort, et même plus. J'étais en plein delirium. Affalé sur le sol, transpirant, pâle, me tordant de douleur, l'Eau Sainte me bouffant les tripes. Une mirabelle comme on l'aime par chez nous.

Junkyardheart l'intrépide, toujours à cheval sur son petit scooter, fonçait droit vers le night club de Awah. « Tenez bon, mes amis… J'arrive.» pensait il, sans remarquer qu'il prenait la mauvaise bretelle d'autoroute.

Pendant ce temps, la situation était plus que tendue, entre Awah, ses acolytes et les membres de l'expédition messie. Awah ordonna à son bras droit, Gun, de tenir Demon en joue, tandis que ce dernier visait Awah, qui lui-même avait Margritis et Morgoth dans le colimateur. Morgoth visait lui aussi Awah, ainsi qu'un bras droit quelconque, qui lui-même avait pris pour cible Samantha, tandis que cette dernière menaçait un autre quidam au service d'Awah, et ainsi de suite.
Par peur de déclencher un bain de sang, personne ne parlait, personne ne bougeait. C'est, au bout d'un quart d'heure d'immobilisme le plus total qu'un garde du corps d'Awah décida d'éternuer. Démon, prompt à réagir, lui colla un pruneau dans la tronche. Awah qui n'était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, fut néanmoins apeuré par la tournure que prenait la situation.
« Okay okay ! On arrête tout ! Tout le monde se calme ! Tout le monde range son artillerie ! Je vais vous conduire au maître des MDP, seulement il y a une petit soucis… Il n'est pas réellement mon captif, enfin si… Mas disons simplement que je ne peux pas le libérer. Il s'est muré derrière un mot de passe inviolable, sauf pour lui bien entendu. Â»
Démon fixa Awah droit dans les yeux. Awah jeta un œil à son fidèle second, pour lui faire signe d'ouvrir la marche. Gun conduisit alors tout ce beau monde vers la cellule d'Otheym.
Après quelques minutes de déambulation à travers le night club, tous arrivèrent devant une porte tout ce qu'il y a de plus banale, vieille, en bois contreplaqué, rien de bien intimident. Rien qui ne collait avec le décor du night club d'ailleurs.
« Inviolable hein ? C'est-ce qu'on va voir. Â» Démon leva le canon de son M-16, puis mitrailla la porte. Après avoir vidé son chargeur, il constata avec dépit que cette porte de merde n'avait pas la moindre égratignure.
Awah et Gun soulignèrent qu'ils avaient prévenu nos amis, et Démon ajouta qu'il n'avait pas encore jeté l'éponge. Il emprunta quelques grenades à Samantha, chargea son M-16, et invita ses compagnons à faire feu au moment de l'explosion. Tous suivirent ses instructions, sans plus de succès que lors de la première rafale. La porte narguait ses assaillants en refusant de céder.
Démon n'était pas du genre à céder facilement lui non plus. Il quitta le night club, et réapparut cinq minute plus tard, avec tout un arsenal sur le dos.
Awah tenta de lui demander d'y aller mollo, afin de ne pas réduire son night club en miettes, mais c'était peine perdue. S'il le fallait, Démon était prêt à atomiser la terre entière pour faire sauter cette porte. Le fait qu'il avait embarqué avec lui une mini-bombe enrichie à l'uranium, de sa fabrication bien entendu, confirme cette affirmation.
« Ce sera elle ou moi Â» Fit Démon, en bloquant son regard vers la porte, avec un air de malade en pleine crise de démence.

« Elle ou moi. Â»




Jeudi 19 octobre 2006 à 0:44




Résumé des épisodes précédents (Ebats lubriques uniquement) : Groumf est de retour dans le monde réel, à bord du Phallus Millenium, pour contrer Granny. Ce dernier attend notre héros de pied ferme et lui colle une balle dans l'épaule. Il s'avère que Granny est sous l'emprise du Super-Admin, et qu'il compte bien aider le machiavélique joKeR dans son projet d'anéantissement de l'espèce humaine. Pendant ce temps, Margritis, Samantha, Morgoth  et Demon se rendent à la Awah.foundation, pour négocier l'acquisition du mystérieux Otheym, le maître des mots de passe. Junkyardheart, quant à lui, sillonne toujours cowblog à bord de son petit scooter,  afin de retrouver ses équipiers chez Awah.



Le bâtiment de la Awah foundation, ou plutôt le night club, était d'une jaune criard, bariolé de lumières aveuglantes et de panneaux vantant les mérites d'une bonne sodomie et les tarifs réduits pour les groupes de plus de six personnes venants s'encanailler. Les entraîneuses racolaient le client, junkies et alcooliques traînaient çà et là en comptant l'argent qu'ils pouvaient mettre dans une partie de jambes en l'air.
Au milieu de tout ça se tenaient, bien alignés, Morgoth, Samantha, Margritis et Démon.
Un ivrogne accosta Samantha et Margritis avant de demander les tarifs. Pour toute réponse, les deux demoiselles portèrent atteinte à la virilité de l'importun à coup de rangers et de doc marteens. Il demande alors les tarifs de Demon, qui se fit un malin plaisir à lui rompre les cervicales.
« Si on vous demande, il était bourré, il est tombé, c‘est tout. Â»
Nos protagonistes se dirigèrent enfin vers l'entrée.Aalors qu'un agent de sécurité d'environ deux mètres, baraqué, et typé africain, laissa entrer Samantha et Margritis sans problème, il désira fouiller Morgoth et Demon avant de leur autoriser l'accès. Ce fut donc le deuxième homme de la soirée à perdre la vie pour avoir contrarié Démon.
Trouver Awah ici, ce n'était pas difficile, il aimait observer la foule et ses employés, entouré de ses bras droits, depuis le balcon du premier étage situé au dessus de la piste de danse. Un troisième homme a perdu la vie dans les escaliers pour avoir refusé de se pousser, ainsi qu'un quatrième, un vigile, qui n'avait encore rien fait, mais Démon en avait assez de perdre son temps à attendre qu'on le contrarie.
Nos quatre acolytes prirent place face à Awah, accoudé à une longue table rectangulaire, une bouteille de vodka à la main.
Awah les observait, puis il regarda ses camarades, et tous déclarèrent d'une seule voix « We are the knights who said AWAH ! Â»
Morgoth ironisa sur la situation.
« J'sens qu'il va falloir qu'on trouve un jardinet pour qu'il nous refile le maître des MDP. Â»

A bord du Phallus Millenium, l'ambiance était pesante.  Granny s'amusait à touiller le trou de mon épaule avec le canon de son arme, et moi je regardais constamment aux alentours en espérant un miracle.
« Il semblerait, mon cher Atom, que tes maigres talents cybernétiques deviennent obsolète dans le monde réel. Je savais depuis le départ que ça finirait ainsi et…
- Laisse le moi ! Il est à moi ! C'est à moi de le tuer !
- Granny, ferme là ! C'est moi qui contrôle à présent. Tu risquerais de tout faire foirer.
- Vous vous battiez aussi pour savoir qui allait poutrer Ankou et Jiria ?
- Non je n'avais pas encore le contrôle total, je laissais Granny opérer en solo. J'attendais ton arrivée pour jouir du spectacle de ta défaite, et te voir ramper, misérable humain faillible. Fais ta prière ! Â»
Granny, enfin joKeR, peu importe, leva son arme vers mon visage. Je tentai de gagner d temps en le faisant parler
« Mais et le monologue du méchant qui consiste à gagner du temps pour permettre au héros de trouver un moyen de s'en sortir ? Ou au pire un piège géant et ridicule, du genre une cocotte minute géante dans laquelle tu me ligotes avant de prendre la fuite ? Â»

Il colla le canon contre ma joue. Je voulais fermer les yeux, mais impossible, je fixais le doigt sur la gachette. J'attendais l'ultime miracle. Comme vous vous en doutez, le miracle arriva, sous la forme spectrale de Serviteur. Granny ne semblait pas l'apercevoir.
« Souviens toi de ce que je t'ai enseigné, mon jeune disciple.
- Mais aide moi au lieu de dire des conneries !
- Tu délires mon pauvre Atom, tu parles seul.
- Je ne peux pas t'aider mon ami, j'appartiens à l'autre monde, je ne peux guère intervenir.
- Mais tu racontes n'importe quoi Serviteur ! Tu n'es pas mort ! File moi un coup de main !
- Ha c'est exact je suis vivant. Hum c'est épineux. Je pourrais mourir en te sauvant…
- J'hallucine.
- Cesse de parler dans le vide et regarde la mort en face !
- Non joKeR ! Laisse moi le tuer !
- Ferme la Granny  !
- D'un autre côté, si je ne t'aide pas, on aura perdu dix ans à t'entraîner pour rien…
- C'est à moi d'appuyer sur la gachette ! Je suis le Super-Admin ! Lui le messie ! toi tu sers à rien !
- C'est à moi de le tuer !
- .. Sans compter que l'humanité pourrait y passer si je te file pas un coup de main… Â»

Tandis que Serviteur s'interrogeait et que joKeR et Granny se disputaient le bout de gras dans le même corps, je ne disais plus mot, sidéré par ce spectacle absurde. La dispute entre les deux occupants du corps de Granny s'accentua, au point que l'occupant officiel de ce corps, ayant retrouvé momentanément le contrôle, retourna l'arme contre lui pour se loger une balle dans le bide, san penser qu'il se condamnait lui même.
Il s'écroula au sol, et joKeR marmonna quelque chose comme « c'est la dernière fois que je travaille avec un amateur qui perd son sang froid aussi vite. Â» avant de cracher un bon glaviot de sang et de s'éteindre.
« Et voilà je t'ai tiré d'affaire mon ami !  s'écria Serviteur, enthousiaste et quelque peu embarassé.
 - Ouais ouais c'est ça. On matérialise son essence physique une fois que la situation est calmé, il est beau le maître. Â»
Ankou se leva, et tituba légèrement dans notre direction. Blessée, mais vivante.
« G-Groumf… Granny… est-ce qu'il … il a…
- Ne t'inquiète pas je vais bien. Granny est mort.
- Mais je m'en fous de ça ! Je veux savoir si c'est à cause de Granny que j'ai mal au cul !! Â»

Junkyardheart traversait toujours la ville sur son petit scooter, vers la Awah.foundation. Lui seul, pensait il, était à même de parlementer avec le chef maffieux le plus important de cowblog. D'ailleurs puisqu'on parle d'Awah.
« Awah ?
- Awah awaaaaaaaaaah.
- Awah, awah awah.
- Awahahahaha !! Â»

Awah discutait avec ses seconds en « Awah Â» depuis une bonne demi-heure, ignorant totalement nos héros. Démon, qui avait fait preuve d'un flegme exemplaire jusqu'à présent, c'est-à-dire depuis trois minutes, éclata une nouvelle fois, empoigna un serveur qui passait par là, lui péta les vertèbres avant de jeter le malheureux sur le tas de serveurs morts à sa droite. Une demi-heure avec un mort toutes les trois minutes, faites le calcul, c‘est simple. Ces meurtres en séries ne semblaient pas tellement déranger Awah, qui ne prêtait pas plus d'attention à nos amis pour autant.
Margritis se racla la gorge, et cria un Awah tonitruant. Tous stoppèrent leur conversation awahphonique et toisèrent  la demoiselle.
Démon intervint pour réclamer scéance tenante qu'on lui livre Otheym, sans quoi il ferait un carnage.
Morgoth dégaina ses deux automatiques, Démon demanda quelques secondes de patience le temps de monter un M-16 avant de le brandir à la face de Awah, Margritis sortit son luger de sous sa robe, et Samantha, une grenade en forme de bite,qu'elle dissimulait à l'intérieur de sa vulve.
« Et j'en ai encore tout un stock, y'a de la place la dedans ! Â»
Morgoth confirma les dires de sa vulve par un hochement de tête explicite.




Vendredi 13 octobre 2006 à 10:43




Résumé des épisodes précédents ( ébats lubriques uniquement ) : Groumf est toujours face à joKeR, enfin, face à plusieurs joKeR. Son terrible adversaire, qui semble être passé du stade de Super-Admin à celui de Super-Virus, n'en sera que plus difficile à vaincre. Hors de la matrice d'irréalité, les choses se gâtent, puisque le mystérieux passager du Phallus Millenium se révèle être un traître. Pire même, Granny, puisqu'il s'agit de lui, a fait feu sur les pauvres Ankou et Jiria, ôtant à nos amis toutes chances de revenir de cowblog vivant.



Mon intercom, la petite oreillette qui reliait les membres de l'expédition messie entre eux, se mit a vibrer.
Alors qu'un clone de joKeR se tenait prêt de moi, préparant son plus magistral coup de poing, je lui demandai d'attendre.
« Heu j'ai pas vraiment le temps de discuter là, je suis en plein combat contre une trentaine de joKeR.
- Groumf, ici Junkyardheart, je suis moi aussi dans la matrice d'irréalité cowblog. J'essaie de joindre le Phallus Millenium depuis quelques minutes, impossible. Où es tu ? Et où sont Demon, Margritis, Morgoth et Samantha ?
- Ils sont censé trouvé un dénommé Awah, pour…heu excuse moi mon vieux, j'crois qu'on va être coupé . Â»
JoKeR me balança finalement la droite qu'il laissait en suspens depuis quelques instants. A peine le coup encaissé, d'autres joKeR m'attaquèrent de toute part. Les coups pleuvaient de part et d'autre, je répliquais tant que possible, en usant de toute les techniques de Serviteur. Kro-méhaméha à tous azimuts, le fameux Kaio-sodomie, qui concentre l'énergie vitale de l'anus pour décupler les forces par contractions du sphincter (un peu comme aux W.C). Mais j'avais bon repousser les Super-Admins, il revenaient toujours à la charge. Et d'autres se joignaient  à eux.
Mes forces m'abandonnaient petit à petit, une bière n'avait pas suffisamment rechargé les batteries, je ne m'attendais pas à combattre de toutes mes forces contre autant d'assaillants. J'avais évolué, mais joKeR encore plus. Je me souvins alors des bons conseils prodigués par mon maître, à savoir le plus judicieux d‘entre eux, la fuite.
Il m'avait enseigné une technique, la Danse de Serviteur, qui permettait de s'envoler. Après avoir balancé le plus gros kro-méhaméha que j'avais en magasin, pour repousser la horde de joKeR, je m'envolai pour retrouver mes compagnons.
Le Super-Admin hurlait en bas.
« Tu ne m'échapperas pas éternellement. Je suis la fin de tout ! Tu ne pourras jamais rien contre moi ! Ersatz de messie ! »

A quelques kilomètres de là, Junkyardheart chevaucha de sa lourde personne, un petit scooter, pour rejoindre les autres à la awah.foundation.. Pendant ce temps, Margritis, Morgoth, Samantha et Démon avait maille à partir avec des admins qui leur collaient au train.
«  Bordel mais y'à qu'à s'arrêter pour leur filer une branlée ! Â» Démon était plutôt contrarié de ne pas avoir défoncé la gueule à quelqu'un depuis les prémisses de cette histoire, et il ne manquait pas de le faire savoir. Il prit la gatling disponible dans la limousine, ouvrit la trappe de l'habitacle et se positionna afin de faire feu sur tout ce qui s'approchait. Il arrosa, en plus d'un magasin "jennyfer" d'un"foot locker"et d'un vendeur de Kebabs, la voiture des admins
« Mais puisqu'on te dit que ça sert à rien.» Fit Samantha désespérée.
L'explosion de la voiture des Admins lui donna tort.
« On peut pas les buter ok, mais on peut défoncer leur bagnole, gourdasse ! Heureusement qu'il y'en a qui pense dans cette équipe sinon on serait mal barré.
- Ouais bah te réjouis pas trop vite Einstein, on sait jamais avec ces saloperies d'Admins. Â»

Bientôt une heure qu'il roulait, et les Admins semblaient avoir laché prise, chose qui ne leur ressemblait pas. Nos quatre camarades arrivèrent donc à la Awah Foundation sans plus d‘encombres.
Junkyardheart quant à lui, était toujours en chemin. Groumf toujours dans les cieux, se dirigeait dans la mauvaise direction. Peut être aurait il dû demander où se trouvait le repère de Awah, avant de s‘y rendre.
C'est à ce moment précis, que nos amis reçurent un appel en provenance du Phallus Millenium.
«  Ankou ! Jiria ! Qu'Est-ce que vous foutiez bordel !
- Désolé capitaine Junky, ce ne sont pas vos petites protégées.
- Je connais cette voix, fis-je, et avant que je mette un nom dessus, Morgoth clama bien fort dans nos oreilles le nom de notre interlocuteur.
- GRANNY !
- Qu'est il arrivé à Ankou et Jiria ?
- Effacées. Calibrées. Poutrées même.
- On peut m'expliquer ce que Granny fout encore dans mon récit ?
- Ben, il est membre de la nouvelle ligue… me répondit Samantha de son ton le plus monocorde qui semblaitme dire t'es-con-ou-quoi.
- Mais il est censé être mort il y a dix ans. Â»

C'est alors que Granny entrepris de me faire un bref topo. En réalité, il avait survécu aux mauvais traitements du gang des Bannis (cf : histoire de couilles), il avait longtemps erré dans la matrice d'irréalité, avant de rencontrer le groupe de mercenaire de La Nouvelle Ligue et de s'y joindre. Lorsque les membres de La Nouvelle Ligue furent libérés par une incursion des membres de l'équipage du Phallus millenium, Granny intégra donc le dit vaisseau. Autant dire que lorsqu'il apprit que l'un des buts de l'équipage était de ramener Groumf, il était évident qu'il tenait sa revanche.
Il se rendit plusieurs fois dans la matrice d'irréalité afin d'y rencontrer joKeR - c'est, paraît-il, ce qu'on appelle une rencontre cow -, et conclure un pacte avec lui.
Il devait liquider l'expédition messie au grand complet, il pourrait ainsi regagner une place de choix à l'intérieur de la matrice d'irréalité. Pour s'assurer de la pleine obéissance de Granny, joKeR fit du traître, l'un de ses premiers clones, mais l'instabilité psychique qui résultait de la contamination de Granny par joKeR avait pour effet de perturber les connexions lors des incursions terroristes de l'équipage du Phallus Millenium. Granny fut donc désactivé sur cowblog. Il avait pris soin de se cacher lors du retour de Groumf, afin que les doutes de ses coéquipiers ne s'avèrent pas fondés, sachant que notre héros aurait immédiatement trouvé louche la présence de Granny sur le Phallus Millenium. Ainsi donc, …
« Ouis bah ça va comme ça le monologue ! C'est moi qui aurait du dire tout ça !
- Vous voyez, fit Margritis, instabilité psychique. Granny parle, et croit que c'est un autre qui raconte.
- Fermez la ! Je vais tous vous débrancher !
- Instable psychiquement peut être, mais dangereux aussi.
- Mais s'il nous débranche… On va y passer. Sans connexion…
- J'ai une de ces envies de lui péter la gueule.
- Ouais enfin ça, c'est pas vraiment nouveau Démon. Â»

Il fallait trouver une solution, et vite. Trouver un moyen de rejoindre la réalité et d'empêcher Granny  de faire un massacre. Il commençait déjà à débrancher des membres de l'équipe, mais puisqu'il s'agissait des membres de La Nouvelle Ligue, cela n'affectait que les clones-joKeR.
Magritis nous fit savoir qu'elle pouvait renvoyer l'un d'entre nous, et seulement un seul, en utilisant le même sort dont Plaiethore avait jadis fait usage pour sauver Morgoth, Samantha ainsi que Margritis elle-même.
« C'est à moi d'y aller.
- Mais enfin mon Groumf …
- Ne discute pas, j'ignore où je me trouve exactement, Jiria et Ankou ne sont plus là pour me diriger vers vous, je serais plus utile en contrant Granny, allez chez Awah et trouvez Otheym.
- Très bien… Â»

Magritis concentra alors son énergie afin d'ouvrir un vortex et me renvoyer sur le Phallus millenium. Je disparaissais peu à peu de cowblog.
Contre toute attente, Granny semblait heureux que ce soit moi qui vienne m'occuper de con cas. Lorsque j'arrivai à bord du Phallus Millenium. Il n'y avait personne. Jiria et Ankou, étendues sur le sol, à poil, mortellement blessées, peut être même poutrées post-mortemement. Une voix se fit entendre, celle de Granny, disant « Monsieur Atom, comme je suis content de vous revoir… Â»
Puis je pris une balle en plein dans l'épaule. Le choc me cloua au mur, puis je m'écroulai sur le sol. Granny, le visage distordu par la démence, ajouta à mon encontre : « Vous m'avez manqué. Â» JoKeR parlait par l'intermédiaire de Granny. Même dans la réalité, il arrivait à me poursuivre.



Jeudi 12 octobre 2006 à 1:29





Résumé des épisodes précédents ( Ebats lubriques uniquement ) :  Groumf  apprend, de la bouche de Paracelsia, qu'il doit rencontrer le créateur de l'interface d'irréalité de cowblog, mais qu'il aura besoin, ,pour pénétrer à l'intérieur du blog test où se cache le père de cowblog, de l'aide du maître des Mot De Passe, Otheym The Fedaykin, prisonnier chez l'énigmatique Awah. Notre héros est obligé d'abréger sa visite chez l'oracle, car une fois encore, comme dix ans auparavant, les appartements de feu Plaiethore sont victimes de l'assaut de joKeR, ce dernier attendant déjà Groumf, Margritis, Morgoth, Samantha et Demon, au rez-de-chaussée. La fuite n'est pas possible. Même unis, nos amis parviendront-ils à venir à bout du Super-Admin ?


Le bougre n'avait rien perdu de sa rapidité, en l'espace de cinq secondes, il avait déjà parcouru la moitié du couloir, et donc de la distance le séparant de nous. Cela dit, j'avais l'avantage de l'effet de surprise. Dix ans après notre premier combat, j'avais bien changé. Espérons que cela serait suffisant. Avant qu'il puisse nous sauter dessus je lui assénai un Kro-méhaméha du tonnerre de Dieu. La vague déferlante, en forme de phallus, repoussa le Super-Admin en arrière. Le temps de convaincre mes amis de partir rechercher le maître des mdp chez Awah, Joker avait profité de mon inattention pour me sauter sur le rab. Le choc nous propulsa, lui et moi, à travers plusieurs murs en béton. Il ne semblait pas s'intéresser à mes compagnons. Ô joie.
D'une droite pas piquée des vers, il me fit encore traverser quelques immeubles, avant de réapparaître Dieu sait comment, derrière moi, effectuer une retournée acrobatique et m'asséner un coup de talon en plein dans la tronche, avec pour effet de me caller au sol, et même de m'y encastrer tête la première.
D'un bon, je me redressai, pour lui rendre la politesse avec un bon coup de plafond en plein thorax. Rebolotte, quelques façades d'immeubles plus loin, notre combat stoppa un instant, au bout milieux d'une cours déserte.

« Je vois que tu as quelque peu évolué depuis notre dernière rencontre. Me fit joKeR d'un air moqueur.
- Comment se fait il que lors de notre premier affrontement, tu aies survécu ?
- Tu viens de me faire traverser trois immeubles, et tu t'étonnes qu'une chute ridicule de deux cents étages ne soit pas venue à bout de moi. Tu es décidément plus bête que je ne le pensais, mon cher Atom.
- Groumf.
- A tes souhaits.
- Non, on me nomme Groumf.
- Groumf, Atom, quelle différence ? Iil y aura suffisamment de place sur ta pierre tombale pour y graver tous tes alias une fois que je t‘aurai fait la peau. « Groumf », avec un « p Â» avant le « f Â» au fait ?
- Laisse tomber.
- Quoi qu'il en soit, je dois quand même te dire une petite chose, j'ai moi-même beaucoup changé depuis notre combat. Si la chute n'était pas mortel, ton coup de pied au cul lui, l'était.
- Je suis décidément largué. Si on reprenait le combat ?
- Attends, tu t'attribues le premier rôle depuis le début de cette histoire, alors que ce qui fait l'intérêt de ce récit c'est moi, le Super-Admin, et personne d'autre. Donc je termine, ensuite, tu prends ta branlée. Où en étais-je ?
- Le coup de pied dans le derche, soupirai-je.
- Exact. Je disais donc, que lorsque tu es entré en moi, quelque chose s'est produit. Quelque chose auquel je ne m'attendais pas, quelque chose qui m'était inconcevable. Tu m'as fait la peau. J'ignore comment, j'ignore pourquoi, toujours est-il qu'avant de réapparaître sur ce toit pour en tomber, j'étais là où vont les programmes défectueux, inutiles, vérolés. Moi qui toute ma vie avait combattu avec hardeur l'humanité, voici qu'un homo-sapiens ridicule avait raison de ma puissance. C'est cette même puissance, associé à mon sentiment de haine, qui m'ont permis de revenir, en dépit du règlement auquel même moi, je suis censé me plier. J'aurai été désinstaller, mais je n'aime pas perdre.
- T'en as encore pour longtemps ?
- Et il y a autre chose, ajouta-t-il.
- Tiens donc. Je me disais aussi… Â»

Pendant ce temps, sur le Phallus millenium hors de la matrice d'irréalité de cowblog, Jiria et Ankou observait le déroulement des opérations. Quand soudain, une alerte attira l'attention d'Ankou.
« Jiria regarde ça. Ce code est étrange. On dirait…
- Seigneur, il s'agit de joKeR. Mais… Il y à quelque chose d'anormal, le code a encore changé depuis tout à l'heure. Â»
Derrière elles, une ombre se faufile dans la pièce et s'approche des corps des membres de La Nouvelle Ligue, dont les esprit furent transformés en clones de joKeR dans la matrice d'irréalité. Malheureusement, l'individu quelque peu maladroit fit du bruit en marchant sur son lacet avant de se rétamer la gueule. Ankou et Jiria se retournèrent et s'écrièrent « Granny ! Qu'est-ce que tu fous prêt des P.C, tu as été désactivé sur la matrice d'irréalité. Â»
Confus, Granny expliqua qu'il ne faisait que passer, histoire de voir s'il pouvait être utile.
Une autre alerte attira à nouveaux l'attention des deux demoiselles. Granny profita qu'elles lui tournaient le dos pour ramasser une arme. Il fit feu sur Ankou, et la toucha. Avant que Jiria ne put donner l'alerte aux membres de l'expédition messie, Granny fit feu une seconde fois.

Dans la matrice d'irréalité cowblog, joKeR et Groumf en étaient toujours aux préliminaires de l'affrontement, le long discours d'avant combat. JoKeR continuait son monologue.


« Tu la sens, toi aussi, n'est-ce pas ?
- Quoi ?
- Notre connexion, mon cher Atom…
- Si tu parles de mon entrée fracassante dans ton anus…
- Crétin d'humain. Tu ne peux donc rien comprendre ou même rester sérieux plus de cinq minutes ? Une part de toi s'est imprimé en moi. Nous sommes liés. Deux antagonismes pour un même but : la paix, le néant, la fin de ces récurrences absurdes.
- En fait c'est une histoire de dépucelage. Tu fais une fixation sur moi parce que je suis le premier à …
- Mais tu vas la fermer ta gueule ? Depuis que, l'espace de quelques secondes, je suis mort, j'ai vu, je sais où est ma place. Désormais, et grâce à toi, j'ai enfin trouvé ma raison d'exister.
- Tu vois. Fixation. Mais tu sais, les mecs, moi c‘est pas trop…
- Il ne s'agit plus d'un éternelle combat contre les déviants humains s'écartant du chemin du saint ordinateur tout puissant, de la beauté du logique, de la voie intrinsèque de l‘intelligence. Tout n'est finalement que récurrences, il est temps d'y mettre un terme.
- Et beh le moins qu'on puisse dire c'est que, j'te fais de l'effet, pour que tu en arrives à vouloir détruire le monde.
- L'interface d'irréalité, l'humanité, tout ça n'a plus sa place, il est temps de faire table rase, quitte à éliminer ce pour quoi j'ai toujours lutter, s'il faut en passer par là pour éliminer le cancer du monde, s'il faut qu'à la fin, je me supprimes moi-même, pour qu'il ne reste absolument rien, je suis prêt à le faire.
Il existe désormais une nouvelle alternative à l'existence, à la vie, à la mort, à la suppression,, à la récurrence des schémas humains et virtuels, et cette nouvelle alternative passe par moi. 
»

Soudain, un autre joKeR apparut, puis un autre, puis dix autres, et encore dix autres. Ils se ruèrent tous sur moi. Le Super-Admin semblait être devenu un super-virus. Tous parlaient d'une même voix, et répétaient les dernières paroles de joKeR. J'étais plutôt mal barré. A lui seul il me donnait déjà du fil à retorde, et voilà qu'il s'était multiplié.



Jeudi 21 septembre 2006 à 2:01




Résumé des épisodes précédents (Ebats lubriques uniquement) : Groumf, accompagné de sa douce Margritis, ainsi que de ses compagnons, Morgoth, Samantha et Démon, est revenu là où, dix ans dans le passé, il avait rencontré Plaiethore. Paracelsia demeure toujours en ces lieux, et se révèle être l'Oracle que notre héros est venu consulter. Tout semble se dérouler sans accrocs, mais…



Pendant ce temps, sur le Phallus Millenium, le vaisseau du capitaine Junkyardheart.
 Â« Capitaine Junky ! Regardez ça ! Sur le moniteur.
- En effet Ankou, je crois que La nouvelle ligue va avoir de la visite. Jiria, préviens les immédiatement.
- Très bien capitaine ! 
- Espérons que nous nous trompons, mais une pub pour U2 sur la page d'accueil…c'est suspect, voir même inquiétant.
- Capitaine ! La nouvelle ligue ne répond pas !
- Bordel mais qu'est ce qui se passe ? Essaye encore Jiria ! Il faut les prévenir.
- Capitaine Junky, nous recevons une conversation audio/video via msn, depuis cowblog…
- Branche moi ça sur le moniteur principal. Â»

Sur l'immense écran, apparaissait un visage qu'ils ne connaissaient que trop bien. Le super-admin, le térrible joKeR.
 Â« Salut à vous, vermine humaine. Il est totalement inutile de tenter d'entrer en contact avec vos hommes, capitaine, dans l'état ou ils sont, ils seraient bien incapable de vous répondre.
- Canaille ! Tu les as tué !
- Bien au contraire. Disons que je les ai libéré, libéré du fardeau de l'inspide et abjecte défaillance liée à la condition humaine, libéré aussi de l'illusion bloguienne. Il existe désormais une autre alternative à l'existence, et elle passe par moi. Â»
Sous les yeux ébahis de Junkyardheart, d'autres super-admins, semblables en tout point à joKeR, s'avançaient face à la webcam, en déclarant « et par moi aussi» chacun leur tour, à chacune de leur apparition. Le nombre de joKeR s'élevait à celui des membres de La nouvelle ligue.
 
« Je dois absolument y aller. Â» Et le fougueux Junkyardheart s'élança vers un P.C, afin de s'identifier. « Prévenez les survivants de l'expédition messie, je ne sais pas ce que mijote joKeR, mais ça ne me dit rien qui vaille. Â» Puis son esprit fut catapulté en chargement, laissant une impression de complète sérénité à son corps plongé dans un état proche du coma, aux côtés des membres de l'expédition messie.

                                                      ***************************           

 Â« Tu vois que cette cuillère est réelle ! dis je en en agitant la cuillère à soupe que le gamin pliait depuis une demi heure par la force de son esprit.
- Non elle ne l'est pas. Â»
Devant l'entêtement du gamin, je lui filai un coup sur le crâne avec la cuillère.
 Â« Aiiiiiieuh !
- Alors, elle est pas réelle à part ça ? Â»
Morgoth intervint pour me prendre la cuillère, dans l'unique but de manger l'enfant
 Â« C'est vrai que t'as l'air sympathique, mais pas très fute-fute. Â» Paracelsia venait de pénétrer dans la pièce, et sans assister au spectacle, elle savait que, comme dix ans auparavant, j'étais encore en train d'asticoter le mioche à la cuillère. Après tout, on la nommait l'extra-lucide. L'oracle.
 Â« Est ce ma faute si cet imbécile s'entraîne depuis je ne sais combien de temps pour plier une cuillère avec l'esprit, alors qu'en une seconde, il en aurait fait autant avec ses mains.
- Suis moi. Morgoth, je te prierai de ne pas manger les enfants que j'accueille.
- Mais j'en ai mangé que trois.
- Quatre.
- Bon ok Oracle, quatre…Mais t'avais qu'à pas nous faire poireauter aussi. Â»

Je me levai pour suivre Paracelsia dans la pièce voisine. Tandis que mes compagnons s'exclamaient « que la bite soit avec toi Â», et que, plus particulièrement Samantha et Margritis, répétaient en chÅ“ur le mot « Bite Â». Margritis, qui semblait contrariée d'être séparé de moi, rampait au sol, accrochée à mon pantalon.
Une fois dans les anciens quartiers de Plaiethore, on entendait ma douce qui s'écriait derrière la porte Â« Paracelsia, si tu le tripotes, je te casse la gueule ! Â» tandis qu'un autre enfant hurlait, certainement victime de l'appétit de Morgoth.
 Â« Bon, comme tu t'en doutes, je t'ai raconté des craques il y a dix piges. Tu es bien l'élu.
- Pourquoi m'avoir menti ?
- Je t'ai dit à l'époque, ce que tu étais prêt à entendre. Aujourd'hui la situation n'est plus la même. J'ai bon être une Oracle de grand talent, le futur est aléatoire, et réserve parfois quelques surprises, même à moi. Je me doutais que tu étais l'élu, aujourd'hui, ça ne fait plus aucun doute. L'intervention de joKeR aurait peut être modifié le cours des choses. Plaiethore t'as choisi, plus que le destin, pour être le sauveur. Tu disposais des couilles, et d'un endroit ou les greffer, anatomiquement parlant.
- Pourquoi ne pas avoir prévenu Plaiethore de l'arrivé imminente de joKeR, en ce cas ?
- Je l'ai fait. Mais nous n'avons pas vocation à changer le futur. Ce qui est arrivé devait arrivé.
- Puis je savoir pourquoi je suis ici, aujourd'hui.
- Il existe un blog, un blog test, où personne ne peut se rendre, c'est la clef. La clef du salut. C'est là que tout doit prendre fin. C'est là que tu rencontreras le créateur de ce monde virtuel, et quelque part, TON créateur, car d'une certaine façon, le père de cowblog est un peu notre père à tous. Il t'expliquera cela mieux que moi. Tu comprendras alors ce que j'ai voulu te dire. Toujours est il que tu dois te rendre à ce fameux blog test, c'est là que DarkmoOn l'architecte t'attend.
- Comment m'y rendre ?
- Cherche le blog le plus ancien. Il est le premier d'entre nous. Mais pour accéder à son espace test, tu dois recourir à l'aide du maître des MDP.
- On tourne un peu en rond… Si tu me disais directement qui il est, et où est ce que je peux le trouver.
- Dis tout de suite que je t'ennuie…
- Non mais avec tout ce blabla, les lecteurs vont décrocher.
- Tu trouveras Otheym The Fedaykin le maître des MDP, prisonnier chez Awah. Autant te dire tout de suite qu'il sera difficile de négocier la libération de Oz. Ha. Il y a un problème. Toi aussi tu le sens n'est ce pas ?
- Oui…quelque chose d'inquiétant.
- L'histoire de répète parfois, mon jeune ami. 
- Il me faut absolument…
- Oui je sais, une bière. Elle t'attend depuis ton entrée, sur la table. Â»

Je vide ma bière cul sec, puis je rejoins mes amis en trombe dans la salle d'attente.
 Â« Activez vous ! on un problème, et de taille. Morgoth lâche ce gamin ! Samantha, lâche sa bite !
- Haaa enfin un peu d'action ! Â»
Démon se leva d'un bond, avant d'ajouter « C'est où la baston ? Va y avoir de l'hémoglobine sur les murs et de la fracture ouverte ! Â»
Magritis, visiblement inquiète, me questionnait, tandis que nous nous dirigions vers l'ascenseur.
 Â« Mais que se passe-t-il mon amour ?
- Il est ici.
- mais qui est ici enfin ?
- joKeR»

Une fois au rez de chaussé, lorsque la porte s'ouvrit, force est de constater qu'il nous attendait déjà.

 Â« Monsieur Atom, je suis content de vous revoir. Vous m'avez manqué. Â»
Sa voix résonnait dans le merveilleux corridor, tout le monde marqua un temps d'arrêt, puis le super-admin' fonça droit sur nous.


 



Jeudi 21 septembre 2006 à 1:37




Résumé des épisodes précédents (Ebats lubriques uniquement) : Groumf, ramené à la vie par Morgoth, Samantha et Margritis, est emmené sur l'interface d'irréalité de cowblog, afin d'y rencontrer l'Oracle. Auparavant, il découvre que la resistance s'est organisée pour Å“uvrer à son retour, autour des partisans de La nouvelle ligue, Démon, Jiria, Ankou, et sous l'Å“il avisé mais autoritaire du Capitaine Junkyardheart.


Une fois la connexion établie, j'ai réintégré ma tenue habituelle, au lieu des haillons qu'on m'avait prêté dans le monde réel. Le voyage n'avait duré que quelques instants, durant lesquelles j'eus l'impression d'être un étron disgracieux propulsé à travers un long tunnel traversant l'espace. Un bruit strident raisonnait à mes oreilles, tandis qu'on m'en foutait plein la vue avec des effets ratés à la star-wars ou je ne sais quelle connerie de série télé sur les extra-terrestres. A l'arrivée, tous m'attendaient dans une salle vierge. Aucun mur, aucune porte. Le néant absolu. Soudain, des immenses étagères déboulèrent, avant de stopper net à notre hauteur.
 
« Si tu veux emporter quelques armes, tout est là Â» Me fit Démon.
 Â« Mais je t'interdis de toucher à mes godes  » ajouta Samantha.


La première chose qui me vint à l'esprit, c'est qu'il y avait autant, sinon plus, de godes que d'armes. La seconde, c'était bien entendu la localisation de cet endroit.
 Â« On pourrait m'expliquer ou est ce qu'on se trouve ?
- Ici, c'est le sas de décompression réalité/cowblog. On l'appelle aussi « load Â». On attend que la page charge, avant de pénétrer dans la matrice cowblog.
- Merci Morgoth.  Tu peux m'expliquer aussi pourquoi c'est si long ?
- Parce qu'on utilise Internet explorer comme passerelle entre les deux mondes. L'avantage c'est qu'il est bourré de trous. Â»
A ces mots, Samantha rappliqua, pour rappeler à Morgoth qu'elle aimerait lui servir d'internet explorer, pour qu'il s'amuse à bourrer des trous.
Margritis manifesta sa présence à mes côtés par un petit raclement de gorge, en me pinçant légèrement les fesses, afin de signifier quelque chose voulant sûrement me dire : moi aussi.
Nous sommes tous apparus dans une pièce poussiéreuse et vide dont les fenêtres étaient obstruées par des planches clouées au mur, entre lesquelles perçaient légèrement la lumière extérieure.
Tous, face à un P.C. Ce même P.C que nous avions dérobés, Morgoth, Samantha et moi même, dix ans auparavant, aux black-metalleux. On m'expliqua alors que le seul moyen de quitter cowblog, était la même façon que celle qui nous permettait d'entrer, à l'inverse. Il fallait s'en déconnecter.
Bien souvent, le temps qu'un commando s'échappe, nombreux sont ceux qui se sont faits purement et simplement massacrer par les admins, vu qu'il était impossible de quitter tous simultanément cowblog en même temps, ne disposant que d'un seul P.C. Sans compter qu'il fallait se ré-identifier avant cela.
 Â« Ici Junkyardheart, répondez, expédition messie.
- Capitaine Junky, ici Margritis, expédition messie au complet. Assurez la surveillance, prévenez nous en cas de pépins, sinon observez le silence internet au Q.G.
- Bien reçu Margritis, mais hâtez vous, l'endroit grouille de mycoses »


Les mycoses étaient des automates envoyés dans le monde réel par nos ennemis, et qui se nourrissait de nos vaisseaux de combat émetteurs wifi, en forme de phallus. Si la connexion venait à être interrompue, il était impossible de regagner son point d'origine, pas plus que de réintégrer son corps.

 Margritis
prenait les commandes de l'opération, et constitua deux équipes.
  « Démon, Morgoth, Samantha et moi, nous accompagnons Groumf chez l'Oracle. La nouvelle ligue, vous assurez la sécurité du p.c. Si ça tourne au vinaigre, vous fichez le camp, vous prévenez le capitaine Junkyardheart de la situation, nous, on avisera. Des questions ? bon alors on y va. Â»
Nous montâmes en voiture, je constatai avec surprise que nous nous trouvions dans la mégalopole indépendante parisienne, théâtre de ma mort, et qui n'avait pas changé d'un poil en dix ans.
Une interrogation d'ordre vitale pour moi me vint à l'esprit.
 Â« Y'a des bières dans cette limousine ?
- C'est vrai que ça manque de houblon par ici. Â»


Les filles reprochèrent à Morgoth et moi même de ne penser qu'à picoler, quand on pourrait penser au sexe. Démon marmonnait que tout ça manquait cruellement de baston.
« N'empêche qu'il me faut une bière. Â»  Insistai-je. Lourdement, d'après certains.
De toute façon, il n'y avait pas de bières.
Et nous arrivions à destination, de toute façon. L'immeuble avait quelque chose de familier. Cette impression laissa place à la certitude, lorsqu'une fois la porte franchie, se dressai un long corridor d'un blanc éclatant au sol de marbre. Dix ans après, une baleine traversait toujours l'immensité galactique, au plafond, en avalant ses éléphants aux longues pattes d'araignées.
La seule chose de changé en dix ans, c'était le tour de taille de la baleine, qui avait visiblement pris quelques tonnes sur les hanches. Toujours ce même ascenseur, qui ne bouge pas et n'offre pas le choix de l'etage, et cette porte qui se referme pour se rouvrir un quart de seconde après s'être close. Nous étions chez feu-Plaiethore le mage Dada. Je devinai à cet instant précis, l'identité de cette mystérieuse oracle.
 Â« Paracelsia l'extra-lucide !
- Et bien mon cÅ“ur, tu as mis le temps à comprendre. Pourtant c'était assez évident. Â»
Nous nous dirigeâmes vers la salle d'attente, comme lors de ma rencontre avec Plaiethore, et comme à cette époque, il y avait ce même gamin étrange qui attendait lui aussi, passant le temps en pliant connement une cuillère par la force de son esprit, en répétant dans le vide et à voix basse : 
« La cuillère n'est pas réelle.
»




Mardi 12 septembre 2006 à 23:42





Résumé des épisodes précédents (Ebats lubriques uniquement) : Groumf, ayant terminé ses dix années d'entraînement au paradis auprès de Serviteur, son maître, est ressuscité au moyen des sept couilles de cristal, qui permette d'invoquer Shen-Bite, la bite sacrée. Notre héros maîtrise-t-il les pouvoirs dont Serviteur lui a parlé ? Qui sont ces hommes de confiance, qui ont permis le retour de Groumf parmi les vivants ?


Je suis allongé sur le sol, et je contemple cette bite géante. Me souvenant que dix ans auparavant c'est également une bite de taille imposante qui m'avait réduit à l'état de crêpe, je reste sur mes gardes. Elle ne tarde pas à disparaître, en prononçant cette phrase d'une voix rauque et grave, « ton souhait est exaucé. » Shen-bite se dématérialise dans un éclair de lumière, puis, ce que je suppose être les sept couilles de cristal, se dispersent  dans la voute céleste.
Tout redevient sombre, et avant que je puisse apercevoir ceux qui ont invoqué la bite sacrée, je tombe dans un profond sommeil. Lorsque je reviens à moi, je suis dans une sorte de cellule dont les murs sont fait de métal rouillé. Je me dirige vers la porte, grande ouverte, et constate que je suis au cœur d'une immense forêt. La végétation à en effet envahi un sorte de cimetière pour navire. Il devait y avoir de l'eau ici autrefois. Notez qu'on s'en fout, c'est juste pour faire du remplissage.
Je m'effondre à nouveau.
Lorsque j'ouvre les yeux, un visage apparaît devant moi. Il est typé africain, son nez ressemble à une pomme de terre, et il un regard de demeuré. Il s'approche de ma face et me dit « bienvenu dans le monde réel, Néo !» C'est à ce moment là que Morgoth pénètre dans la pièce, tire le gros noir par le bras, le sort en lui bottant le cul.
 Â« Désolé Groumf, il a pas toute sa tête ce type. Il fait ça à tous ceux qu'on ramène ici.
- Sur le moment j'ai cru qu'il voulait me violer…
- C'est incroyable, en dix ans tu n'as pas changé.
- On ne vieillit  pas au royaume de Dieu.
- Ouais d'ailleurs c'était comment cet entraînement ? tu as appris de nouvelles techniques ? Enfin, une plus utile que « courir en hurlant et en appelant ta mère », parce que ça t'as pas trop tiré d'affaire il y a dix ans.
- La ferme ingrat ! c'est grâce à cette super-technique que t'es encore de ce monde.
- Heu non c'est grâce à Plaiethore. C'est lui qui a donné sa vie pour nous renvoyer hors de cowblog. »

J'étais sous le choc, j'ignorais que Plaiethore avait succombé à l'attaque des admins.
 Â« Et pour joKeR ?
- bah lui dire qu'il y avait un macbook tout neuf au bord du toit de l'immeuble pour qu'il se retourne et le pousser dans le vide, c'était une bonne idée…
- Mais ?
- Bah s'il était mort de sa chute, je vois pas comment il t'aurait balancé une bite de 8 tonnes sur la gueule. »
Je devais reconnaître que le raisonnement de Morgoth se tenait, en plus Serviteur m'avait bien dit que joKeR était responsable de ma mort.
 Â« Seulement, il s'est passé quelque chose avant ma mort, avant que je ne pousse joKeR du haut du toit…
- quoi donc Groumf ?
- Et bien, c'est difficile à expliquer, mais je crois que ça à un rapport avec mes couilles, l'entraînement et tout ça. La perception de la réalité et sa malléabilité.
- Hum…tu peux être plus clair ?
- Quand j'ai filé un coup de pied au cul de joKeR pour le précipiter dans le vide, et bien, je suis passé au travers…
- Tu veux quand même pas dire que…
- Mon pied s'est embourbé dans son cul. Si. Et tout mon corps a suivi. Je suis ressorti Dieu sait comment et me suis fait éjecté sur le toit, tandis que joKeR tomba bel et bien dans le vide. Je pense que depuis, il existe une sorte de lien entre lui et moi… Peut être est ce imputable aux couilles de Satan.
- En même temps, quand un type pénètre l'anus d'un autre, on ne peut nier l'existence d'un quelconque lien. » Notre conversation fût interrompue par une voix douce et féminine. Il s'agissait de l'Ange nucléaire, Margritis, la création de Plaiethore le mage dada, qu'il m'avait présenté avant sa mort.
 Â« Si tu crois que j'allais oublier ta promesse parce que tu t'es barré dix ans, que t'es mort, et que t'es devenu un élu ou je sais trop quoi, tu te fourres le doigt dans le cul, amour ! »
Dubitatif et peu à l'aise, je demandai quelle était cette promesse.
 Â« Le porteur des couilles de Satan doit me biter ! Tu me l'avais promis ! »

Morgoth
me murmura que ces dix années passées à m'attendre l'avaient quelque peu frustrée. Aussi, il valait mieux combler ces attentes.
Samantha
, qui passait par là, se contenta de dire « bite » pour que Morgoth court la rejoindre, en défaisant sa ceinture ainsi qu'en déboutonnant son pantalon. La bave aux coins des lèvres, il exprimait sa joie par une sorte de long gargarisme derrière lequel on pouvait facilement deviner. « Vuuuuulve. » Il referma la porte derrière lui, je me retrouvai seul avec la seule créature au monde capable de supporter le pouvoir des couilles de Satan.
Après une dizaine de coïts, nous dûmes tous changer de résidence, les chocs ayant ébranlé une partie de l'épave dans laquelle nous logions, et qui maintenant menaçait de s'écrouler. Mon maître ne m'avait pas préparé à cet aspect du pouvoir que me conférait mes couilles, et à bien y réfléchir, tant mieux.
Au petit matin, Morgoth, Samantha, Margritis, et moi même étions réunis dans la salle informatique du Q.G. J'y découvrais la plupart de ceux qui avaient œuvré à me ressusciter, tandis que Morgoth m'expliquait leurs fonctions.
Junkyarheart
, Ankou et Jiria, qui coordonnaient les actions de notre groupe à l'intérieur de cowblog étaient attelés aux ordinateurs et préparaient notre excursion.
Les membres de La.nouvelle.ligue, un bataillon d'activistes gauchistes, se préparaient à nous accompagner, tout en discutant politique.
Demon, un mercenaire du genre efficace, se plaignait de nous voir traîner, et nous expliquait qu'il voulait entrer seul sur cowblog pour se bastonner un peu avant qu'on le rejoigne.
Lorsque je demandai à Morgoth où nous allions et pourquoi, il me dit que l'on m'emmenait voir… l'Oracle. Tout le monde, moi y compris, s'est posé devant un P.C, pour se rendre sur la page d'accueil de cowblog, afin d'y pénétrer.

Identification... Identification réussie. Ok. Bienvenue, Atom-of-the-end.





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