Jeudi 13 mars 2008 à 22:10



Longtemps, l'Homme a cherché à se connaître, et longtemps, il a laisser à d'autres le soin de le connaître pour lui. Tests de Q.I, tests  psychologiques, de formidables moyens mis en Å“uvre pour permettre à l'individu lambda d'éviter à tout prix de se poser des questions en laissant je ne sais qui définir son profil par un baratin affreusement généraliste et simpliste restant toujours dans la vague le plus total, un peu comme un horoscope d‘un programme télé. L'Homme se complet ainsi dans la banalité la plus complète et pense découvrir qui il est, par un paragraphe de cinq lignes retraçant les aspect les plus évidents de sa psyché qu'il n'aurait pas été capable de deviner tout seul mais qui saute aux yeux du premier connard capable de pondre un questionnaire à choix multiples. Mais tout ça c'est du passé, car voici enfin le test ultime, le test qui va vous permettre de vous connaître, le test qui va vous révéler à votre propre nature, un véritable bijou de réflexion… Rien à voir avec ce dont je vous ai parlé quelques lignes plus haut. Non non non, là, c‘est la grande classe.

En collaboration avec le personnel médical retraité de Birkenau et les couilles de Freud dans leur bocal de formol, voici : Le test-of-the-end. 15 questions toutes simples, qui vont vous offrir la chance unique de mieux vous comprendre vous-même. Pour faire ce test, il ne vous faudra qu'une feuille de papier et un crayon, notez la lettre correspondant à votre réponse pour chaque question numérotée de 1 à 15, et rendez vous à la fin de l'article pour connaître le barème de notation.

1 - Quelle est la phrase que vous vous dites au moins une fois dans la soirée ?
a) Fais chier d'aller bosser d'main
b) J'boirais bien une autre bière tiens
c) Bon, un film de cul et au lit
d) La société est responsable de tout
e) Je... Je suis une merde
f) Un peu de lecture et au lit a 21h30
g) Vous ne pensez à rien et par conséquent vous ne vous dites rien


2 - Quelle est la chaîne de télé que vous regardez le plus souvent ?
a) TF1
b) M6
c) Vous avez mis votre télé au clou pour payer une bouteille de whisky
d) N'importe quelle chaîne câblée diffusant un film de cul ou un téléfilm érotique
e) Peu importe, c'est juste pour la jeter allumée avec vous dans le bain
f) Arte
g) N'importe quelle chaîne où l'on peut tomber sur un épisode de Derrick

3 - Au travail, ou à la fac, au lycée etc… :
a) Vous avez été viré des endroits susnommés et ne cherchez pas une nouvelle activité
b) Vous êtes efficace, ponctuel, appliqué.
c) Vous êtes celui qui passe son temps à parler de cul, à raconter des histoires de cul et a reluquer tout ce qui bouge (même la vieille quasi-retraité du service archives)
d) la personne qui évacue ses problèmes misérables dans les oreilles d'autrui et dont tout le monde oublie le nom
e) Celui qui refile son travail aux autres et/ou ne fout rien
f) Le mec qui sent le pastis à huit heures du mat'
g) Pardon ? C'était quoi la question déjà ?

4 - Quel est votre plat préféré ?
a) La pizza livrée à domicile
b) Vous ne mangez plus car manger vous déprime
c) Un plat ultra compliqué qui nécessite que vous restiez quatre heures devant votre four, et comme si ça ne suffisait pas, vous avez invité 15 personnes à bouffer qui vont toutes vous dire à quel point vous cuisinez bien espèce de connard !
d) La pizza surgelé de marque « U Â» micro-ondée
e) La pizza, mais vous avez éjaculé dessus donc vous ne la mangez pas
f) La bière, car la bière c'est nourrissant
g) Heu…


5 - Depuis l'interdiction de fumer dans les lieux publique
a) Vous fumez les mégots que vous ramassez dans la rue et vous fumez comme quelque un qui a les moyens de se payer de vrais paquets de clopes
b) vous restiez déjà chez vous pour picoler, seul.
c) Vous êtes ravi de cette initiative car cette détestable odeur vous importune lors de vos sorties
d) Vous vous en foutez complètement, le cancer, c'est encore trop long comme mort.
e) Vous vous en foutez et continuez a fumer dedans car faire des allers-retours vous insupporte
f) Vous en profitez pour brancher les membres du sexe opposé quittant leur lieu de travail pour fumer
g) Un lieu publique ? Comme… Un…un…un café avec des P.C ?

6) - Quel est votre hobby favori ?
a) La masturbation
b) Vous avancer dans votre travail
c) Glander devant le télé achat alors que vous vous absentez du boulot soit disant pour une demi-journée de formation
d) Vous rendre aux restos du cœur, mais pas en tant que bénévole
e) écrire des lettres d'adieux
f) N'importe quelle activité du moment qu'on peut picoler
g) Tenir un blog

7 - Quel est votre fantasme inavoué ?
a) Vous enfoncez une canette de bière dans le cul
b) Le faire avec votre secrétaire sur la photocopieuse à l'heure du déjeuner
c) La partouze
d) La mort
e) Que votre femme fasse tout sans que vous ayez à faire quoi que ce soit
f) avoir de quoi payer le repas de celle que vous invitez au restaurants pour pouvoir la tirer ensuite plutôt que de vous barrer par la fenêtre des chiottes en lui laissant l'addition comme à l'accoutumée
g) Rencontrer de vrais gens

 8 - Si vous pouviez changer quelque chose dans votre existence, ce serait :
a) Rien du tout, tout va bien
b) Tout, rien ne va
c) Votre bite, pour une plus longue et plus large
d) Ne pas avoir vu le jour
e) N'avoir jamais eu à travailler
f) Que l'Homme dispose de deux foies interchangeables
g) existence ?

9 - Quel personnage historique, célèbre ou fictif, vous ressemble, à peu de choses près :
a) Napoléon (mais vous êtes un gagnant, vous n'auriez pas connu de Waterloo)
b) Rocco Sifredi (mais vous baisez beaucoup moins souvent et vous êtes beaucoup moins membré)
c) Gaston La gaffe (Mais vous êtes moins drôle, inventif et célèbre)
d) Peu importe pourvu qu'il soit mort
e) Gainsbourg
f) Etienne Lantier (en moins révolutionnaire et actif)
g) heu…attendez une minute, je fais appel à google et wikipedia pour me documenter sur le monde extérieur et pouvoir répondre à la question.

10 - Quel est votre objectif pour l'avenir
a) Rien de précis.
b) Mourir, toute façon, c'est le seul projet d'avenir sûr qu'on puisse se permettre
c) Ouvrir un bar
d) Maintenir le cap, car vous êtes dans la bonne voie
e) Attendre tranquillement la retraite
f) Niquer au moins une gonzesse cette année.
g) Trouver la réponse à la question précédente


11 - Quelle est la chose que vos amis vous disent le plus ?
A) Eh vous là bas ! Derrière les buissons !
b) Bouge ton cul
c) Haaaa toi, tu déprimes encore
d) Tu es quelqu'un de bien
e) Il est pas un peu tôt pour picoler ?
f) Tu comptes me rendre le pognon que tu me dois un jour ?
g) Des amis ? Les figurines star wars ça compte ? Parce que mon Dark vador me dit qu'il est mon père…

12 - J'entretiens une relation formidable avec
a) Ma femme
b) Ma main droite
c) Ma télévision
d) Mon assistante sociale
e) Le patron du bar du coin
f) Mon exécuteur testamentaire
g) XAngeloveX666@msn.fr

13 - La politique du gouvernement actuel, qu'en pensez vous ?
A) J'en ai rien à foutre
b) J'en ai rien à foutre
c) C'est une politique juste qui répond aux véritables attentes des français.
D) J'en ai rien à foutre
e) J'en ai rien à foutre
f) J'en ai rien à foutre
g) Je tiens un blog anti-Sarkozy, je suis la quintessence de l‘esprit contestataire français.

14 - Parmi ces titres de chanson, lequel vous définirait le mieux ?
A) I wanna desappear
b) Mon HLM
c) Fuck her gently
d) Picole
e) Y'a d' la joie
f) Et Dieu créa la flemme
g) Ingénieur informaticien

15 - Lorsque vous êtes avec d'autres personnes en soirée :
a) Tout le monde n'a d'yeux que pour vous
b) Tout le monde s'en tamponne que vous soyez là ou non
c) Vous délaissez les contacts humains pour rester à proximité des bières
d) Vous vous faites discret parce que vous êtes venu les mains vides
e) Vous repérez les nanas qui sont proche du coma éthylique et leur proposez d'aller les déposer dans une chambre en tout bien tout honneur (hahaha)
f) Vous êtes vautré sur un fauteuil. Les soirée, c'est mieux assis.
g) Vous regardez des vieux épisodes d'X-files tous les samedi soirs tout seul dans votre chambre






Barème de notation :

Il vous suffit d'additionner le nombre points correspondants à vos réponses. Le score obtenu définira votre profil, et vous permettra de découvrir quel est votre problème. Car oui, les gens qui font ce genre de test, ce sont avant tout une armée de cons sans discernement qui manquent cruellement de confiance en eux et qui comptent sur des gens pas plus évolués pour éclairer un peu leur misérable existence.

1 - a) 7 b) 6 c) 5 d) 4 e) 3 f) 2 g) 1
2 - a) 7 b) 4 c) 6 d) 5 e) 3 f) 2 g) 1
3 - a) 7 b) 2 c) 5 d) 3 e) 7 f) 6 g) 1
4 - a) 7 b) 3 c) 2 d) 4 e) 5 f) 6 g) 1
5 - a) 4 b) 5 c) 2 d) 3 e) 7 f) 5 g) 1

6 - a) 5 b) 2 c) 7 d) 4 e) 3 f) 6 g) 1
7 - a) 6 b) 2 c) 5 d) 3 e) 7 f) 4 g) 1
8 - a) 2 b) 4 c) 5 d) 3 e) 7 f) 6 g) 1
9 - a) 2 b) 5 c) 7 d) 3 e) 6 f) 4 g) 1
10 - a) 4 b) 3 c) 6 d) 2 e) 7 f) 5 g) 1

11 - a) 5 b) 7 c)3 d) 2 e) 6  f) 4 g) 1
12 - a) 2 b) 5 c) 7 d) 4 e) 6 f) 3 g) 1
13 - a) 7 b) 6 c) 2 d) 5e) 4  f) 3 g) 1
14 - a) 3 b) 4 c) 5 d) 6 e) 2 f) 7 g) 1
15 - a) 2 b) 3 c) 6 d) 4 e) 5 f) 7 g) 1


Votre score est :
Compris entre 0 et 15 : Vous êtes une larve, pire, un déchet. Vos relations sociales se limitent à vos contacts MSN (enfin, ceux qui ne vous ont pas encore bloqué), et la fréquence effroyablement rapide du cliquetis de vos touches de claviers vous a limite rendu autiste. Vous ne concevez pas l'existence sans l'ordinateur ou ce qui s'approche du virtuel. Amitié, famille, argent, occupation, air pur, monde extérieur sont des concepts étranges inventés par votre psychothérapeute.

Compris entre 15 et 30 : Alors vous, MAIS VOUS ! Vous êtes l'archétype du type banal et franchement emmerdant à qui tout réussi plutôt bien et qui ne s'en cache pas au point de devenir une caricature de référence pour des tests psychologique à deux balles. Vous êtes d'un chiant mon pauvre vieux, mais alors d'un chiant. Vous êtes le genre de personne sans vraiment de défauts gênants ou de tares qui vous rendraient dangereux. Il n'y a même pas chez vous ce facteur X, responsable de la haine irrationnelle qu'on pourrait vous porter. Mais il y'a tellement de choses qu'on ne peut pas vous reprocher qu'on en vient immanquablement à vous le reprocher d'être un mec si bien. Vous vous confortez finalement dans l'ambition,  refuge absolu de l'échec émotif qui est le votre, car finalement, vous êtes si banal que vous en arrivez à vous casser vous-mêmes les couilles.

Compris entre 31 et 45 : A la lecture de ces résultats, vous risquez de tomber de haut, car vous-même, vous n'aviez pas remarqué ce comportement type en vous, mais voilà, accrochez vous. Je…je crois que vous êtes… Suicidaire. Ne désespérez pas, avec un peu de bonne volonté, on arrive à tout. Ne lachez pas l'affaire, vous y êtes presque.  Je comprends pas que vous vous entêtiez à rester en vie. Personne ne vous aime c'est évident, et ceux qui prétendent le contraire vous mentent pour se donner bonne conscience, alors finissez en vite fait au lieu de faire des tests de merde en pensant y trouver des réponses. Pauvre merde.

Compris entre 46 et 60 :
Vous êtes une personne en difficulté financière, voir même, un… Un pauvre. Quelle horreur. Si vous ne vous détestez pas vous aussi, vous devriez. Vous êtes un crétin idéaliste qui pense encore que les autres sont la cause de tous vos problèmes, mais il n'en est rien. Ce n'est pas parce que vous vautrer  dans la fange propre à votre condition est facile que vous devez vous en contentez en espérant que tout changera par hasard. Il faut vous prendre ne main. Lavez-vous, sortez, votez à droite, vivez un peu… Ha ouais, trouver un boulot serait une bonne idée avant tout c'est pas faux. Voyez vous, ce que nous révèle ce test c'est plus qu'un comportement, mais votre problème principal. LA pauvreté, voilà la base de … Comment ça vous le saviez ? Mais il va fermer sa gueule le clodo ! Non mais ho ! Déjà que tu vis au crochet de la société ! Alors tu sais tout ? C'est marrant, les gens dans la merde, ils en savent toujours plus que tout le monde. Hahahaha. Bref vous êtes ce mec au bout de la rue qu'on expulsera au printemps et qui cherche déjà du coin de son Å“il humide un endroit pour crever.

Compris entre 61 et 75 :
Vous, vous êtes un obsédé. Vous ne pensez qu'à ça, et comme la plupart des gens qui ne pensent qu'à ça, bah, vous y pensez beaucoup, mais ça s'arrête là.

Compris entre 76 et 90 :
Vous étiez peut être pauvre ou suicidaire avant, mais un jour, vous avez cessé d'être un homme pour noyer votre âme dans l'alcool. Peu importe les raisons, vous n'êtes qu'une personne à part entière qu'avec un verre à la main. De toute façon votre destin est tout tracé, et c'est tout tordu, ça bouge, et ça se dirige vers les toilettes pour y dégueuler.

Compris entre 91 et 105 :
Alors vous, vous êtes  un fumiste, un branleur de première catégorie. Le moindre effort vous épuise, même envisager d'en faire un, c'est l'angoisse totale. Vous bougez le moins possible, de ce fait, chez vous, c'est votre royaume, tout à portée de main. Et comme je vous comprends, un canapé bien moelleux, c'est quand même mieux que de s'activer comme un dingue (comme l'autre con dont le score est compris entre 8 et 30). Cela dit vous êtes un ami fidèle, d'autant plus qu'on sait toujours ou vous trouver, et tant qu'on vous demande pas de venir, tout ira bien.

Plus de 105 points :
Je vous conseille d'apprendre à compter parce qu'il est impossible d'obtenir plus de 105 à ce test...




Dimanche 24 septembre 2006 à 22:35



Arborant une longue chevelure emmêlée et sale, reflet d'idéaux frais et novateur, en affichant à toute les sauces les couleurs de la Jamaïque, qui sur son chemin, n'a jamais croisé un Rasta ?
Une préférence notable pour le vert et ses yeux défoncés manifestent une forte attirance pour ce qui se fume. Tout comme elle est à la base d'idée aussi volatile que la fumée qu'il inhale à longueur de journée, la marijuana est également le socle du trait le plus caractéristique du Rasta : sa lenteur, qui se ressent jusque dans la musique qu'il écoute ou produit. Bien que les esprits attentifs feront remarquer que la musique n'est pas le trait le plus caractéristique de la culture Rasta, seulement un message à détacher  des croyances religieuses liées à ce mouvement mi-philosophique, rappelons leur que ce sont nos amis chevelus qui font tout pour nous faire oublier tout ça, puisque pour la plupart d'entre eux, le Rasta est avant tout défini par sa musique.

Le Rasta, c'est avant tout un de ces indociles anti-système adeptes d'une protestation mollassonne, d'une révolution à la va comme j'te pousse, ainsi que d'une rhétorique sclérosée et vieillissante. Liberté est le maître mot. Les tenants et aboutissants de la conception de la liberté pour le Rasta étant de laisser ses cheveux pousser et de s'en mettre plein les poumons, on peut dire qu'il s'agit de l'être le plus libéré qui soit, sauf de ses propres addictions, mais cela dit, sans la ganja, le Rasta, ne serait pas vraiment un Rasta.
Car il faut le savoir, mais « l'herbe qui rend intelligent » (oui je vous l'accorde, c'est pas tout de suite flagrant) stimule les fonctions cérébrales du Rasta en les ralentissant, au point qu'il devient subitement capable de réfléchir. C'est un peu comme une révélation. Nous sommes manipulés. Les médias nous manipulent. Le gouvernement nous manipule.
C'est alors que la profondeur des idéaux du Rasta prend son ampleur : contaminer le monde entier par sa lenteur et la drogue dite « douce » afin de réveiller les esprits… en les assommants. Logique.
Mais les réveiller à quel propos ? Le Rasta vous répondra : sur le fait que nous sommes manipulés. Oui mais encore ? Le Rasta répondra : bah faut se bouger quoi… Se bouger, elle est bien bonne celle la.
En réalité, le Rasta c'est un peu une sorte de prêtre, il parle beaucoup sur un fond de concept flou, en attendant que les autres fassent quelque chose. La révélation est finalement bien maigre, pire même, elle sert de prétexte.
Justifiant sa prise constante de T.H.C en nous faisant croire qu'il a des choses à dire, il espère nous faire avaler qu'une révolution par la musique est possible, et surtout, qu'il existe un fondement réel à son combat de tous les jours. Un combat qui avait plus de classe lorsque l'apartheid et l'esclavage étaient tolérés. Un combat qui était moins ridicule quand c'était un grand africain qui levait fièrement le poing sous les matraques et les injures, et pas un petit bourgeois blanc enlocksé et sa bande de potes chevelus.

Vantant à tout va des concepts qui font froid dans le dos, tel que l'amour du prochain, l'amour de la ganja, l'amour de la paresse, il n'a finalement pas sa place en ce monde, et croit que la meilleure façon de s'en tirer, c'est de faire en sorte qu'on pense comme lui, plutôt que de prendre sa vie en main. Après tout, c'est moins fatiguant.
Ce qu'il entend par liberté, c'est celle de ne rien foutre hormis prendre du bon temps. Et pourtant, pourtant, quand on le voit, on s'imagine mal qu'un type ressemblant à s'y méprendre à une serpillière n'a pas trouvé sa place en ce monde.

Expression d'un ras le bol, manifestation flagrante d'un besoin de liberté, voilà en quelque mots ce à quoi on peut résumer le Rasta. Une philosophie chevelu à l'égard de toutes ses personnes trouvant que le monde va trop vite pour eux. Un monde qu'on apprécie uniquement par le biais de prise de substance illicite. L'incapacité de comprendre que la liberté se trouve dans la contrainte. Otez le concept de contrainte, de hiérarchie, que reste il à dire au Rasta, lui qui n'a déjà pas grand chose à expliquer ? Ouais, on est manipulé. Bien. Et maintenant on fait quoi ? On se pose en tailleur en se laissant pousser les cheveux ?
Le raisonnement profondément utopiste du Rasta échappe finalement aux non-initiés, pour une simple et bonne raison : allez donc comprendre quelqu'un qui s'occupe de philosopher en étant défoncé.

Il libère son esprit par des entraves, ceci explique pourquoi, à part manifester son envie de se dépêtrer d'un monde devenu trop abstrait pour lui, il ne sait pas faire grand chose. Même ses prises de positions politiques font sourire. Car à part mettre en épingle la manipulation gouvernementale et lutter pour des causes utopistes ou d'actualités au siècle dernier, on le voit mal gérer le pays en promulguant l'auto-production d'herbe.
Vous l'aurez compris, le Rasta, c'est comme nos amis les verts. C'est rigolo, c'est gentil, ça fume, ça parle, c'est mou, mais faut pas les prendre au sérieux.



Dimanche 17 septembre 2006 à 22:25



Nombreux sont ceux, parmi nous autres les humains, à se considérer comme l'archétype même de la tolérance. Jouant son rôle de petit jésus genre hippie refoulé, le tolérant excessif, c'est avant tout, un être passe partout. N'importe qui peut être un tolérant, - désolé pour ce jeu de mot merdique, le stagiaire en étant responsable vient d'être virer – et par définition, si vous ne vous battez pas avec lui, vous vous battez contre lui. Faisant donc preuve d'une attitude on ne peut plus paradoxale, le tolérant est avant tout intolérant, quoi qu'il en dise.

Par simple logique et d'expérience, je peux vous dire qu'il suffit de le tester pour s'apercevoir de la fourberie propre à ce type de personnage. Le premier point qui fait défaut à nos amis tolérants excessifs, c'est en général la simple incompatibilité avec leur contraire.
Et oui, malgré ses grands discours, ses laïus dignes d'un prêtre cuité au sang du Christ pendant une messe, sa foi inébranlable d'enfant de chÅ“ur avec un crucifix dans le fion, il ne peut tolérer ceux qu'il considère comme les chantres de l'intolérance, pire même, car il ira jusqu'à faire des amalgames grotesques, entre  les discours critiques et les allégations fascistes ou racistes. C'est un comble pour quelqu'un dont ce qui est censé être la principale qualité, se révèle être, en fait, un vilain défaut. C'est inimaginable, pour quelqu'un dont le raisonnement mature d'adulte responsable ou de petit d'jeun'z idéaliste, que de se heurter avec les dures réalités.

D'une mauvaise foi à tout épreuve, même lorsqu'il vous insulte et vous diffame, même lorsqu'il révèle la face cachée de son côté intransigeant, ils prétendra toujours qu'à votre différence, il est, et restera toujours, tolérant. Le faire changer d'avis, c'est comme lui demander de réfléchir cinq minutes : c'est trop.

Inconsciemment
, du haut des remparts de sa sacro-sainte tolérance, il est comme le chrétien qui tend l'autre joue et peste contre les homos dans la même conversation. Quelque part, cette faculté à la compréhension - limitée -, qui comme nous l'avons remarqué, n'est qu'une façade, cache en effet quelque chose de plus noir, de plus malsain.
Fourbe parmi les ordures et les cons, la tolérance excessive mise en avant pas notre ami hippie-sur-le-tard, c'est un moyen détourné d'affirmer sa supériorité. C'est la morale du faible et du vertueux qui accepte, qui tend l'autre joue, qui comprend, et qui ne manque pas de nous le faire savoir, afin de prouver à quel point il vaut finalement bien mieux que nous tous. Une manière d'atteindre la supériorité dont il s'estime digne, une manière aussi de s'absoudre lui même de ses péchés. Cette attitude mesquine l'excuse presque de toutes les exactions qu'il méprise et condamne chez ses semblables, au point de se comporter exactement comme eux, car lui, il a le droit. Lui, il combat les préjugés et l'ignorance qui est vôtre. Lui, il n'est PAS intolérant, et heureusement qu'il l'avait bien précisé une bonne dizaine de fois, sinon on aurait très bien pu croire le contraire.

Au fond, s'il reste campé sur cette position, c'est pas si mal, ça permet de définir l'individu tolérant comme profondément réactionnaire, conservateur, borné.
Finalement votre avis, il s'en fout, il est impossible de discuter avec quelqu'un qui se croit tolérant, c'est comme discuter avec un mec bourré : Il répète quinze fois la même chose, vous assure qu'il n'a rien contre vous pour vous insulter trente seconde après, il aime tout le monde, mais en réalité, il ne s'aime pas lui même.

J'irai même jusqu'à dire que c'est ce profond sentiment de dégoût vis à vis de lui même, qui le pousse à défendre le principe de tolérance. C'est avant tout par égoïsme. C'est pour lui et pas pour les autres. Il espère se mettre au dessus du jugement, - on retrouve encore une fois la notion de supériorité – il souhaite se rendre intouchable, il aspire à l'innocence, pour que rien ne puisse lui être reprocher, à lui, l'être indulgent et tolérant. Quelque part, il cherche à transcender sa condition d'humain ridicule qu'il déteste.
Plus en total déni de sa triste condition comme de la niaiserie de ses positions archaïques digne d'un chevelu sous acide -Jésus - dans un monde ou c'est chacun pour sa gueule, l'individu tolérant persiste à croire qu'il est, bien au contraire, en pleine illumination.
Cherchant la voie du salut, quitte à se rouler dans la fange qu'il méprise, pour la bonne cause et inconsciemment, l'individu tolérant se montre comme étant, à l'instar des la plupart des religieux qui prétendent que tolérance est leur bite-bite de bataille, l'individu le plus intolérant qui soit.

En bref, non content de passer pour un connard utopiste et moralisateur sans consistance et chiant comme la pluie, il se révèle être aussi, comme beaucoup, un con de plus à se croire différent des autres alors qu'il agit de la même manière que ceux qu'il dénonce. Si c'est pas beau ça.
La vérité mes amis, c'est que tout tolérer c'est inconcevable et impossible. Au mieux, on fait abstraction, mais on en pense pas moins. Celui qui affirmera sans douter qu'il est capable de tout accepter est tout bonnement un menteur. Le pire c'est qu'il ne le fait même pas exprès. Ha le con !
 

Lundi 24 juillet 2006 à 17:23


Toujours dans un soucis de prouver qu'à l'instar de la femme, lui aussi évolue, l'homme moderne doit faire face aux questions existentielles qui tracassent tous les moutons cherchant une identité et une façon de penser dans un look grotesque.
Pompant allégrement sur le métrosexuel qui lui même pompait déjà l'homosexuel –pas de mauvaise pensée s'il vous plait- et arborant un look qui donnerait envi a Georges Mickael lui même de lui mettre une bite dans le cul, l'emo est un « homme Â» à part.

Refusant le machisme caractérisant la gente masculine depuis l'aube de l'humanité ainsi que les us et coutumes du mâle primaire et ses codes vestimentaires, l'emo abandonne la coupe trois millimètres et crête sur le crâne, la bière, les rangers et le treillis si cher à son ancètre punk, pour se concentrer sur un look plutôt Britney Spears.
Moulant son petit cul d'hétéro bien sous tous rapports dans des jeans ultras serrés (histoire de ne pas se faire sodomiser au cas ou on le confondrait avec un homo) , son torse d'adolescent maigrelet dans un tee-shirt acheté chez Jennyfer et une coupe « trois tonnes de gel Â» façon « J'me cache un Å“il pour faire comme Nicolas Sirkis Â», l'emo n'a finalement plus rien à voir avec ses aïeux.

Ce sous-produit d'une culture qui, finalement, n'a plus rien d'underground, au grand damne des puristes (pour changer un peu...), est devenu le cliché de tout participant à une gay-pride, qui comme chacun le sait, n'a finalement pas grand chose à voir avec les homos.
Toujours pour rester fidèle aux clichés qui collent aux culs des homos, l'emo se donnera des airs de grande folle afin de mieux mettre l'accent sur une sexualité troublante ainsi que sur un côté efféminé qu'il assume pleinement, sauf lorsque vous le traitez de tantouze (il vous invitera à ne pas le juger et après une litanie d'un quart d'heure, il vous hurlera qu'il n'est en aucun cas homo).

Elargissant ses horizons musicaux à défaut de son anus, il dérive lentement vers un pop-rock qui s'accapare tous les styles pour attirer une foule d'adolescents suivant les modes au gré des clips télé, comme à l'accoutumée et comme pour chaque génération…enfin au point de fantasmer sur un duo Placebo/Indochine, quand même...
Dans la grande lignée des anciens gotheux, fans de japoniaiseries, androgynes et consorts, il voue également un culte à tous ces hommes assumant cette part de féminité qui n'ont en tête que travestissement abusif et rimmel dégoulinant sur des cd de visual kei.
Porté sur les sentiments exacerbés pour pleurnichards qu'on ne trouve que dans les histoires de princesses (ou dans le metal pour gonzesse), l'emo ressent, et c'est là toute la différence.
L'emo est sensible, l'emo est délicat, l'emo, c'est un peu comme une pucelle dans sa bulle rose-bonbon, l'emo, c'est ce petit garçon qui, autrefois, jouait à la barbie sans oser l'avouer (et qui y joue certainement encore). A l'âge de raison et de maturité, il exprime enfin cette part de lui qui aspire à la futilité.

On soupçonne finalement l'influence néfaste d'une éducation monoparentale exclusivement maternelle, emprunt de dégoût de l'homme et de canonisation de la femme.
Au fur et à mesure, l'emo perd finalement tout ce qui fait de lui un homme : sa voix grave, sa coupe strict, son corps poilu et ses abdos kronembourg. L'emo est un être maigre aux sentiments profonds, mélancoliques, c'est un chantre de l'esthétisme, un esprit torturé, et la caricature qu'on en fait lui confère une passion pour l'automutilation au fil à couper le beurre. En bref, l'emo, s'il était venu au monde quelques années plus tôt, se serait certainement trouvé un intérêt quelconque pour le gothisme.

Narcissique à souhait, amateurs de sentiments puissants qui font couler le maquillage en provoquant des crises de larmes, victime des modes colorées tout comme d'une tendance musicale qui donne dans le nombrilisme sentimental, l'emo est la caricature masculine de la femme dans toute sa futilité épanouie, dont le rêve est certainement de finir esthéticien, coiffeur, ou pire encore, toiletteur pour caniche... animal avec lequel il partage ce goût prononcé pour les coupes de cheveux ridicules et l'épilation des parties génitales.

Dimanche 2 juillet 2006 à 15:24



C'est l'être qui conjugue à merveille superficialité, mauvais goût et prétention. Dans son monde merveilleux où tout se doit d'être parfait, lisse et scintillant, où le paraître est une notion plus importante qu'être, le fashion se révèle en tant que spécimen doué de tout sauf d'intelligence.

Adepte des endroits obscures et bruyants, le fashion fait la roue en espérant que la musique à fond et les lumières tamisées combleront son cruel manque d'intérêt.
Amateur de sons électroniques sur fond de basse omniprésente, il danse durant des heures afin de transpirer, les effluves de sueur mêlées à l'odeur de parfum permettant, contre toute attente, d'attirer les membres du sexe opposé.
Le fashion, dans son costume tendance, attend patiemment le week-end ou il pourra claquer son fric dans des bouteilles hors de prix, pensant que pour s'amuser, le meilleur moyen reste de dépenser.
Inconditionnel de la boîte de nuit, il lui est impossible de résister à l'appel de la fièvre du samedi soir, au point qu'on se demande s'il existe autre chose dans sa vie.
Par analogie avec certains animaux marins tel que le thon, le fashion aime la promiscuité dans des lieux clos où il macère durant des heures. Loin de moi l'idée de les comparer avec des pervers profitant d'être accolés les uns aux autres afin de peloter tous les culs qui passeraient à portée de la main…

 Le fashion étant bien souvent comme un Å“uf gobé, une coquille vide et fragile à l'apparence presque parfaite, il misera tout sur son atout majeur, la superficialité. Il gesticule de façon ridicule et obscène, rôdant autour des femelles à proximité, espérant les éblouir par ses goûts vestimentaires qui feraient passer Bozzo le clown pour un type fagoté comme un important P.D.G.
Les codes de conduites qui régissent l'approche mâle/femelle sont d'une simplicité enfantine : Si ça tripote en retour, c'est dans la poche, si ça tourne le dos et fait mine de danser ailleurs, la femelle n'est pas intéressée.
Mais le fashion ne désespère que rarement, sauf lorsque trop ivre pour danser, il commence a peloter homme et femme directement sans autre forme d'approche, il est à ce moment là reconduit au bar par ses amis, ou reconduit vers la sortie par un molosse nommé « videur Â».
La traque étant un exercice long et ingrat, il se contentera bien souvent d'une rapide fellation dans sa voiture décapotable, ou parfois, rentrera chez lui bredouille vers les cinq heures du matin le portefeuille vide et les couilles pleines, découvrant aussi que vomir ses nombreux cocktails sur les chaussures à trois cent euros d'une jeune demoiselle en plein milieu de la piste de danse, ce n'est pas la meilleure approche.

Adepte du rose bonbon et des couleurs flashys, du litre de gel sur cheveux gras, et d'une peau aussi lisse que brillante, un troupeau de fashions pourrait sans problème s'immiscer dans une gay pride, si bien qu'il devient difficile de nos jours de faire la différence entre stéréotype homo, hétéro macho à l'ego surdimensionné, et fashion, qui semble être finalement une sorte de chaînon manquant comme une tare de l'évolution, une mauvaise blague de Dieu.
Niveau spiritualité, le fashion reste quelqu'un de primaire, ayant du mal à se détacher de ses croyances païennes. On le voit bien souvent en train de vouer culte à un type portant une couronne étrange et faisant du bruit à l'aide de ses mains et de mystérieux cercles noirs. Parfois, il ne peut s'adresser directement à son dieu, alors le fashion se rabat sur des icônes rectangulaires diffusant le message de leur prophète appelé aussi « D.J Â». On ignore encore à l'heure actuelle la signification de ces sons.

Le fashion vit dans l'attente du week-end, où il est luisant, où il est beau, surtout dans l'obscurité. Adepte des expressions à la Brice de Nice, devenant ainsi son propre cliché, le fashion perdra tout l'intérêt qu'il pourrait vaguement susciter lorsqu'il aura épuisé ses sujets de conversation, ce qui prend en général environ cinq minutes. On comprend alors aisément pourquoi ce monde à part est basé sur l'apparence…


Jeudi 15 juin 2006 à 11:06




Les prières d'un gouvernement sur la corde raide sont exaucées. Villepin, Chirac et consorts, affaiblis par les affaires à scandale et les crises à répétition, attendaient le messie qui détournerait le regard des veaux du train visant à les déporter loin des prochaines présidentielles. Ce messie est rond, il génère un business pharaonique, et tout le monde aura les yeux rivés dessus pendant plus d'un mois. Bien entendu, je parle du ballon de foot. Evidemment, ce stratagème audacieux ne fonctionne guère sans ce type particulier d'individu qui ne vie que pour sa passion, convertissant pour l'occasion jusqu'à ceux qui ont le football en horreur en dehors du mondial. Coupe du monde oblige, je m'intéresse aujourd'hui, aux footeux.

Le footeux, c'est avant tout un être aussi complexe que primaire. Il manifeste un étrange attachement pour les objets ronds, le houblon et les hymnes répétitifs scandés à tue-tête une fois suffisamment ivre pour se moquer du ridicule qu'il dégage.
Coupe du monde et beau temps oblige, sa période de rut est à son apogée, sa libido étant laissée au repos parfois plusieurs mois suivant la diffusion des matchs de foot, décidant quels supporters auront l'immense honneur de copuler pour perpétuer l'espèce.
Il serait impardonnable, de considérer le footeux comme un être grossier et stupide doublé d'un imbécile, car les lois de l'évolution étant ce qu'elles sont, le mammifère susnommé s'est répandu, touchant à peu prêt toutes les couches de la société moderne, bien qu'avec un maillot ridicule et une bière à la main, on ne risque pas d'avoir l'air d'un prix Nobel ou d'un président de la république, et pourtant…

Malgré cela, le footeux n'en demeure pas moins, et c'est là tout le paradoxe, un être simple proche des valeurs ancestrales : la compétition, la joute, l'honneur, la fierté de la tribu, la bière.
Ceci explique certainement pourquoi, à l'approche d'un affrontement footballistique, le supporter se grime aux couleurs de sa tribu, et comme dans tout Astérix qui se respecte, l'affiche promet baston et banquet à la fin, le match débordant parfois hors stade.
On fait bien souvent l'analogie entre racisme primaire et supporters de foot, mais le multiculturalisme du milieu du ballon rond à niveau international prouve le contraire.
Même le plus butor des supporters brandira une photo de Zidane en clamant haut et fort que «
 même un bougnoule peut réussir en France Â» -ceci est une parole rapportée
-, faisant ainsi du football le meilleur exemple d'intégration des minorités ethniques, si ce n'est le seul réellement ostensible.
On se demande finalement pourquoi on se fait du mouron, puisque pour gérer une crise de banlieue, suffit d'offrir des ballons et construire des stades de foot, ainsi tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes.
La cause est entendue, le racisme n'existe pas chez le footeux. Le hooligan, ou plus généralement, le supporter violent se ruant bras droit levé et batte à la main vers le stade, c'est un mythe, une légende urbaine, un truc inventé pour faire peur aux marmots, comme le Croque-mitaine ou Mickael Jackson.

La morphologie du footeux n'est pas dénuée d'intérêt : des études socio-diététiques montrent en effet que notre sujet d'aujourd'hui est capable de prendre plus de cinq kilos pendant un mondial. Par déduction, on devine aisément son régime alimentaire.
Toujours par soucis de simplicité et de convivialité, et surtout de praticité, le footeux compense les diètes sévères de ses idoles en se gavant de bière, de hot-dogs, pizzas, frites et autres délices raffinés des stands buvettes qui jouxtent les stades.
C'est là, que la ferveur du supporter prend toute son ampleur, ce dernier faisant subir à son corps d'intenses transformations pour soutenir spirituellement son équipe.
Ces dérives psychologiques nous amènent ainsi à la caractéristique la plus splendide du supporter, à savoir le transfert.
On assiste à l'euphorie collective des footeux qui s'attribuent une part de la victoire, soit par des chants barbares du type « On est les champions ! On est les champions… Â», soit en hurlant plus sobrement « On a gagné ! On a gagné Â», bien que le mérite d'une victoire revienne uniquement aux onze sportifs jouant sur le terrain.

En bref, si malgré l'engouement qu'éprouve la populace pour ce divertissement de haute qualité intellectuelle, le foot vous laisse encore de marbre, voici quelques conseils judicieux :
Enfermez vous vite chez vous, condamnez les issues, débranchez la télé, la radio et votre P.C, éteignez votre portable, et organisez vos propres fausses obsèques pour faire croire à votre mort, car malgré toutes ces précautions, vous risquez fortement de ne pas couper à l'hystérie générale. Tenez le vous pour dit, pendant plusieurs semaines, il n'y en aura que pour la coupe du monde. 

Entre le foot, Rolland Garros et le tour de France qui arrive bientôt, on n'est pas tiré d'affaire pour cet été.
 
« Que demande le peuple ? Du pain et des jeux. Â» Comme quoi plus de 2000 ans d'histoire n'enlèvent aucune véracité à cette citation historique…

Lundi 5 juin 2006 à 21:17


Depuis sa lecture assidue des « Harry Potter », et après s'être gavé durant des années aux séries pseudo occultes de M(erde)6, faisant de « Charmed Â» la référence de son addiction puérile, le praticien occulte voue un véritable culte à la sorcellerie. Conscient que le ridicule ne tue pas, et que l'obtention de pouvoirs surnaturels le rendront apte à se venger de ceux qui se sont allégrement payés sa tête, rien au monde ne détournera cet intrigant personnage de sa vocation.


On le voit traîner, aux abords des boutiques spécialisés où ils trouvera tout pour satisfaire sa soif d'expériences coûteuses et inutiles, remplissant sa petite marmite d'encens confectionnés avec du sang d'animaux imaginaires, de bougies colorés qui n'éclairent ni mieux, ni moins bien, qu'une vulgaire bougie, ainsi que nombres d'amulettes fabriqués dans les forges du grand sorcier Mëdine Tayouhane.
Casser sa tirelire n'est pas vraiment un problème, les sorties et les amis, très peu pour lui. Depuis que l'entourage de ce dernier a découvert qu'il testait ses rituels sur ses parents et amis, ils ont pris le large. On pourrait aussi croire que cette débandade est le résultat de cette soirée où, tentant de prouver l'éventail de ses pouvoirs, il tenta de sacrifier sa petite amie à Chtuluh après avoir organisé un viol collectif.
Toujours est il que la vie sociale de néophyte des arts noirs est devenue un désert sans âmes, ce qui lui permet de s'adonner totalement à sa passion, en commençant par ramener l'élue de son cœur auprès de lui, puisque le rituel lui permettant de la mettre à mort par la pensée ne fonctionne pas, constat qu'il se doit de faire après cent trente tentatives infructueuses rien que sur cette dernière.

On trouve dans sa bibliothèque, entre l'adaptation hautement littéraire des épisodes de Buffy et les novellisations d'X-files, un panel impressionnant de tout ce qu'on fait de plus ridicule en matière de grimoire : La magie noire pour les nuls, la magie druidique pour mieux vivre son quotidien, 100 rituels à faire chez soi, une bible sataniste, comment faire fonctionner son windows XP… etc.
Et bien entendu, comment oublier l'indispensable à tout praticien occulte :
Table basse recouverte d'un rideau rouge piqué à la grand-mère (le velours c'est beau mais un peu cher), des restes de cadavres d'animaux moisissant à l'intérieur d'anciens pots de confiture, un poignard de décoration qui lui a sûrement coûté la peau des fesses et qui coupe si bien que du coup, il se sert essentiellement d'un couteau de cuisine.
Sur un chevalet repose son précieux grimoire, mais un vrai cette fois ci, où le praticien amateur va recopier les formules de ses manuels ainsi que les rites trouvés sur des sites web où d'autres éminents praticiens recopient également les mêmes manuels que lui, afin de transmettre un savoir dit ancestral.

On ne trouve pas ou peu d'intérêt, nous autres pauvres mortels incultes, à recopier ainsi connement des formules stupides, mais parait il que lorsqu'elles sont écrites par la main de celui qui s'en servira, c'est plus efficace… Le taux d'efficacité restant encore à déterminer, quoiqu'on penche pour « inexistant Â».
Non, rien ne semble atteindre le praticien occulte, pas même la maturité, car bien souvent, des années d'adolescence à pratiquer la sorcellerie de supermarché laissent des traces quasi indélébiles. Envers et contre tout, malgré l'argent perdu et les moqueries, le temps passé à pratiquer des rituels inefficaces, et tout un bric à brac dont personne ne veut, pas même lors d'un marché aux puces, notre valeureux pionnier persiste et signe. Il y croit encore.
D'ailleurs, lorsqu'il parlera de ses jeunes années dédiées à l'occultisme, il affirmera que ça marchait, mais qu'il a compris que ses pouvoirs terrifiants devaient être muselés, et que pour cela, il renonce à la pratique des arts occultes
Il se consacre généralement à l'ouverture et la mise à jour d'un site ou d'un blog dédié à sa passion, ou il recopiera une fois encore, ces fameux rituels, agrémentés de commentaires savoureux ou il apportera son expérience à la relève, entrecoupés de fascinantes litanies sur les phénomènes paranormaux tels que fantômes, ovnis, dames blanches, monstres du loch ness, big foot et autres attrapes couillons pour dépravés victimes d'un délire de persécution doublé d'une furieuse paranoïa, convaincu de l'existence d'un complot gouvernemental visant à cacher la vérité à grand publique qui de toute façon, se branle complètement de ces histoires à dormir debout.

Les pratiques occultes ancestrales sont un Eldorado pour les éditeurs de conneries, les faux-mages, druides de profession et autres diseuses de bonne aventure… Le praticien quant à lui, à défaut d'être une mine d'or, est un brave pigeon bien crédule. Comme quoi, le monde est bien fait.


«.´¯¯`•.,¸¸,.•´¯*Δâ€ Ã˜Л ǿF †ħэ ЄИĐ*¯`•.,¸¸,.•´¯¯`.»

Lundi 8 mai 2006 à 15:09


Il y a quelques jours, enfin hier pour être précis, je m'interrogeais… Sur quoi, me direz vous. Et bien sur la même question que ces milliers d'hommes avant moi, sur ce même point crucial censé être la finalité de toute forme de vie, sur ce point plus essentiel que l'amour, plus effrayant que la mort, plus inutile que la télé par câble, plus onéreux qu'une vie entière à jouer au loto sans jamais y gagner.
Voyez vous, comme tout être en ce monde, je songe à perpétuer la race. Non sans être adepte du pouponnage ou même amateur d'enfants, à dire vrai je hais ces mini répliques d'êtres humains. Leurs doigts crasseux et boudinés, leurs regards mièvres, leurs cris stridents… bref.
Ce n'est pas tant sur le désir ou la nécessité d'en avoir que se portent mes songes, uniquement sur le fait que si par accident, je me retrouvais avec un marmot dans les jambes, le problème serait vite réglé par un beau dégagement digne des plus grands gardiens de niveau international. Je sens déjà l'opprobre au dessus de ma tête, telle un biberon de Damoclès, mais avant de me jeter la première bière, je dirai que si l'on excepte quelques pulsions violentes parfaitement anodines, je suis persuadé que je ferais un bon père.
Bien entendu il faut prendre comme point de départ la notion d'accident, tout part de l'accident.

L'enfant ne peut raisonnablement être considéré que comme un accident. Les enfants désirés ne le sont que par des gens irresponsables, déraisonnables, et surtout, égoïstes. Il est évident que l'enfant désiré vous en fera baver, si conscient d'être un rayon de soleil ou le plus grand bonheur d'un cercle familial, et vous si heureux de l'avoir jeté en pâture à l'existence physique et terrestre que nous connaissons si bien, que vous lui passerez tous ses caprices. A cet instant l'enfant se sent roi, voir même tyran. La relation établie est profondément malsaine.
A une époque de grande consommation, l'enfant est devenu un investissement sur le bonheur familial, ou un crash boursier suivant les cas ; il convient donc de traiter le problème avec le plus grand sérieux..
L'enfant est, à l'origine des temps, et plus particulièrement depuis l'invention des moyens de contraceptions; un bête accident de parcours pour le couple. N'oubliez jamais ça. Si tout le monde était bien informé sur la MST la plus répandue au monde, à savoir l'enfant, nous n'en serions pas là.
D'ailleurs, je répéterai tous les jours à mon fils, car si mon accident est une fille je la noie dans la rivière, à l'ancienne, le garçon étant plus juteux à la revente sur les réseaux pédophiles… hum je m'égare, donc, je répéterais fréquemment à mon fils qu'il est résolument un accident, qu'il a gâché ma vie et celle de sa mère, qu'on avait un avenir avant son arrivée et que maintenant nous grattons comme des prolots pour assurer le sien, avec pour seul espoir de fierté, voir un jour son enfant réussir plutôt que soi-même. Navrante conclusion de l'existence de l'Homme.

Dès l'instant où l'on considère l'enfant en tant qu'accident, il ressentira un cruel manque affectif et tentera toutes les manœuvres pour s'attirer reconnaissance et amour. Afin de combler son inutilité et rectifier la perception que nous en avons, celle d'un affreux mange-fric doublé d'une charge morale et affective à plein temps, l'enfant s'assure un développement positif afin de gagner cet amour et ce respect dont il est, en apparence, digne. Inconsciemment, il apprend le mérite plutôt que la complaisance. Il apprend la dure rançon de la vie.

Pour de nombreux couples, le problème de l'enfant s'accompagne d'un manque de place au sein du lieu de résidence. Si on considère l'enfant comme accident et si nous nous en remettons Ã  la notion de mérite, l'enfant est encore bien chanceux d'évoluer sous le toit de ses parents, et une fois ceci bien considéré, une boite en carton ou un placard peut faire office de chambre. Ce manque d'espace ajoute à son sentiment de rejet et renforce son envie de se faire accepter en tant que membre à part entière de la cellule familiale.
Je ne suis pas un ogre, s'il survit sur le balcon trois hivers de suite sans couverture, la quatrième année je lui cède le placard à balais. Toujours est il que l'absence d'intimité et d'espace confine l'enfant spirituellement, et lui interdit la notion même de plaisir ou de joie, et limite activement le développement de son imagination. L'intérêt réside dans l'obtention d'un petit légume qui fera exactement ce qu'on lui dit quand on lui dit, le préparant avec précocité à la sombre monotonie sans exaltation spirituelle qu'est l'ordinaire de l'adulte.

La sélection naturelle étant ce qu'elle est, c'est-à-dire implacable et sans pitié, si par malheur il vous arrive deux accidents au lieu d'un, c'est la loi du plus fort qui prédomine. L'instinct de survie et de préservation existe dans le subconscient humain, même chez l'enfant. Ainsi la traditionnelle rivalité entre frères virera à la course pour la survie et l'intégration, quand, à l'heure du repas, il ne subsistera de vos restes que de quoi nourrir un des deux enfants. En autorisant tous les coups, même les plus bas, le faible marmot se verra contraint au départ ou la déchéance totale, puisque l'affrontement se portera sur tous les privilèges allégrement offerts au plus fort.
Couverture, oreiller, peut être même un matelas et un chauffage d'appoint dans le placard pour l'un, contre le sous sol et sa terre humide en guise de couchette pour l'autre. De cette rivalité naîtra la haine, mais rassurez vous, la haine du plus faible des deux contre son frère, son rival, à qui sont octroyés tous les privilèges, tandis que de son côté, le dominant ne manifestera que mépris à l'encontre du faible. L'agressivité et le conflit se trouvent ainsi greffés à la relation fraternelle et non à la relation parentale.

Dans la même optique, je punirais volontairement un enfant pour une faute commise par l'autre, ainsi, lorsque le fouet ou le fer à repasser viendra caresser le dos de l'un des enfants, dans son esprit, c'est son rival qui le torture. Consolidation du rapport de haine entre les deux sujets, tranquillité des parents (ou « accidentés Â»)
On peut aussi les punir pour le plaisir, rappelons nous qu'un enfant heureux est un enfant battu consciencieusement tous les jours, à titre indicatif et totalement gratuit.
La cruauté renforce le sentiment de culpabilité et le manque affectif, et contribue donc grandement au saint développement de l'enfant, sur des bases solides qui le préparent à l'avenir.
On brise ses vÅ“ux et ses rêves, avant d'enterrer les Ã©clats au fond d'un cloaque immonde où grouillent les cafards du souvenir et les spectres du traumatisme. L'enfant passe ainsi progressivement du stade d'accident soit à celui d'adulte moyen, responsable et névrosé, soit à celui de déséquilibré mental potentiel. Dans un cas comme dans l'autre, vous représenterez toujours le modèle d'équilibre, la source de joie comme le pire des problèmes, et dans l'avenir, si vous vous retrouvez face aux reproches acides d'un accident criard devenu adulte, gardez bien à l'esprit que c'est lui qui, le premier, a gâcher votre vie, en venant au monde.
Cette remarque vous vaudra certainement des années de silence et d'absence de contacts, mais un peu de repos après au minimum dix huit ans de sacrifices et de dévouement pour son enfant, c'est toujours bon à prendre.



Lundi 24 avril 2006 à 22:06


 Il n'a ni passé, ni présent, et certainement pas d'avenir. Son existence pathétique n'est vouée qu'a la satisfaction personnelle prodiguée par le culte de sa propre personnalité, ce qui fait que son narcissisme n'a d'égal que son immense stupidité. Obsédé par d'étranges chiffres comptabilisant les pauvres zombis qui n'ont rien de mieux à foutre qu'assister quotidiennement à sa déchéance, le bloggeur ne vit que pour la seule chose qui comble son néant spirituel et son vide existentiel, c'est à dire son blog.


[I] Un bloggeur sachant blogger doit savoir ce qu'est un blog, mais rappelons le quand même.

Le bloggeur vous fera toujours remarquerqu'on ne juge pas quelqu'un d'après cet espace cybernétique obsolète et sans âme. 
Paradoxalement le dit espace aura souvent pour titre des phrases percutantes du genre : « ici tu entre dans mon monde Â», ou « dans ma vie de merde Â» (ou my life pour les polyglottes qui s'occupent de maîtriser l'Anglais alors que leur Français est à revoir de A à Z, sans passer par S, M et à nouveau S... ) ou encore « tu trouveras mes opinions mais si t'es pas d'accord tu te casses enculé Â», «  Tu pénètres dans mon cul, respire moi ça Â», « moi Â», « Lâches tes comm's Â», « j'suis une salope de huit ans et demi qui baise avec son père Â»â€¦ et je vous passe les citations Saeziennes qu'affectionnent les pucelles nymphomanes en quête de puberté, les inépties troublantes de ceux qui se prennent pour des anges sombres sortis du fond d'un cul, signifiant ainsi leur appartenance à un quelconque mouvement affilié Dark…

Enfin, tout ça, c'est quand ils n'arborent pas une feuille de cana, Bob Marley et les couleurs de la Jamaïque, un look d'abruti névrosé des banlieues fanatique de rap, une affection pour la crasse, l'alcool, le trash, le grunge, El Che, le metal, la mort, Bob l'éponge, l'humour stupide ou subtil, le thon à l'huile, les bites, etc…

Ces éléments laissent donc supposer que le blog, s'il n'est pas le reflet exact de la personnalité d'un individu, bien qu'il n'en soit pas loin, n'en est pas moins un bon indicateur de son niveau de stupidité, des ses passions ainsi que ses aspirations profondes.
Le blog est, quoi qu'on en dise, la meilleure façon d'étudier quelqu'un via internet, le misérable oubliant bien souvent qu'il ne se livre pas dans un journal intime, mais sur un espace publique auquel tous ont accès…
Car oui il est bon de le rappeler, le bloggeur considère internet comme extrêmement intime, à l'instar du puceau devant un film de cul qui croit que l'intimité d'un couple, c'est le gang bang.


[II] Les statistiques je m'en tape, je fais mon blog pour moi.

Chez le bloggeur, l'obsession de la visite est plus ou moins liée à la « psychose du post' Â».
En effet, dans la logique simpliste de notre sujet d'expérience, plus on « post' Â», plus on a de visites.
A noter néanmoins que la fréquence de post' varie en fonction de l'âge et du sexe de l'individu, passant ainsi de une ou deux fois par semaine ou même par mois pour les moins atteints, les occasionels, à plus de trente fois par jour pour les cas désespérés, parfois sur plusieurs blogs simultanément.
L'augmentation considérable du nombre de visites n'est pas non plus l'unique motivation qui pousse le bloggeur à poster fréquemment… L'ennui et l'absence de vie sociale y sont pour beaucoup.
Ces deux raisons sont également les causes premières qui amènent le bloggeur à « rendre visite Â» à des bloggeurs inconnus :
Inconsciemment, il espère que l'autre viendra à son tour lui rendre la pareille…

Pour rendre cet action de réciprocité possible, on laissa donc au bloggeur la possibilité de s'exprimer en toute liberté sur l'espace d'autrui, ce qui lui permet de donner une opinion quelconque de façon anonyme ou non, mais surtout, de laisser une trace de son passage et espérer augmenter ses propres visites grâce à la courtoisie de l'autre.
Pour des raisons évidentes, à savoir la préservation d'un ego fragile sous des airs inébranlables, on laissa aussi la possibilité au bloggeur de censurer les commentaires désobligeants, toutes les vérités n'étant pas bonnes à dire, ou du moins, pas à tout le monde.

Cette possibilité d'échange est à l'origine d'une forme de vie primaire, connue sous diverses appellations :
le boulet, le troll, le rageux…
Le rageux (ou autre mention légale) est un individu mesquin et cruel qui sans raisons apparentes vient « pourrir Â» le blog d'un individu lambda pour le seul plaisir de répandre la sève de ses boutons d'acné sur son écran de p.c en insultant gratuitement le propriétaire du blog, bien souvent dans un jargon incompréhensible.
Les lois de l'évolution étant ce qu'elles sont, ce type d'individu est plus ou moins, à l'instar de l'australopithèque pour l'Homme, un lointain ancêtre du serial critiqueur, ce dernier n'ayant plus que la méchanceté en commun avec le rageux, car en 52 avant skyblog, le serial critiqueur découvrit la subtilité.
La seule différence avec l'australopithèque, c'est que le rageux lui, semble être en voie d'expansion et que des milliers d'années d'évolution n'y feront rien à l'affaire…
en clair, ce sera toujours un con.


[III] J'ai rien à offrir, rien à dire, rien d'exceptionnel : mon blog est à mon image.

Loin d'être un auteur de talent, un futur Rimbaud, un biographe aguerrit, un critique littéraire, musical et cinématographique efficace, un illustrateur talentueux, un photographe à l'Å“il qui fait mouche, bref quelqu'un avec un petit plus, le bloggeur de base de contentera de piller « deviantart Â», « gettyimages Â» ou pour les plus paresseux, il tapera direct dans les images google, se foutant royalement de la provenance de ces dernières, afin de remplir son blog d'images diverses et variées, bien qu'au final on retrouve toujours les mêmes sur différents espaces personnels, chacun devenant peu à peu, un espace impersonnel.

Il se livrera généralement à ce pillage quand il aura épuisé le stock de photos de lui et de ses amis, ainsi que celles de ses animaux de compagnie, de sa famille, de ses groupes qu'il idolâtre avec une ferveur digne d'un moine médiéval, de ses fringues dont tout le monde se branle, sa chambre, son anus, ses vacances, le tout après nous avoir plombé le moral avec sa vie de peigne cul sans intérêt , au risque de nous griller nos derniers neuronnes encore intacts après ce contact résolument trop visuel. Au final, on peut facilement atteindre un nombre d'articles astronomique avec trois fois rien et cela en très peu de temps avec une rapidité d'exécution qui ferait crever n'importe quelle chaîne de production chinoise.
C'est la force du bloggeur, qui n'a besoin de rien dans la tête pour s'occuper quand il dispose d'une connexion internet et d'un stock d'images de merde. Les textes ? rien à foutre… Après tout de nos jours qui lit encore ? certainement pas le bloggeur à en croire les légendes détaillées qui accompagnent les images dont nous avons parlé un peu avant ( exemple : « sa c moi é mé pote on é déchiré Â» ou « ca c mon best jte kiff grav lach t com Â» )

Bien entendu, il existe des bloggeurs possédant un réel talent dans un domaine quelconque, mais ces derniers son rares et difficile à trouver, perdus dans le vide internetique, noyés dans les limbes de l'obscurantisme et le marasme fielleux du néant spirituel qu'est devenu l'univers du blogging. Et quand le bloggeur de base s'essaie à l'écriture, c'est pour nous plagier une daube ou un truc qui le dépasse.


[IV] Le bloggeur est avant tout un déséquilibré et/ou un mythomane.

La principale caractéristique du bloggeur, quand ce n'est pas la stupidité, c'est la mythomanie, et ce, à tout âge…
On retrouvera sur le net un nombre incalculable de troubles d'ordre psychologique à faire pâlir un psychanalyste, des problèmes de santé à faire s'élargir un trou de la sécu en moins de deux, parfois même, des maladies au caractère incompatible ou n'existant même pas encore, avec un descriptif des soins qui ferait hurler de rire un praticien de la médecine régulière.

Des vies brisées par des abus sexuels fantaisistes, une toxicomanie plus que feinte, la mort en veux tu en voilà, des suicides, des filles-mères de douze ans anti-avortement, atteintes tantôt de boulimie tantôt d'anorexie, voir parfois les deux, et manifestant néanmoins une sorte de tendance nympho-maniaque en étant, bien entendu, victimes de dépression et se scarifiant uniquement le mercredi soir en pensant à un amant imaginaire, mort étouffé par un fruit de mer enragé et radioactif arrivé sur Terre par une nuit de pleine lune dans le but de renverser le pouvoir en place.
La vérité est ailleurs, c'est désormais le credo du menteur.

Internet est le refuge de tout les dépressifs et les malades du monde qui n'ont besoin que de leur imagination pour aller mal, prétextant une vie de merde qu'on pourrait mettre en doute pour excuser cette faiblesse qui les caractérise.
S'enterrant dans son propre mensonge et dans les incohérences qui l'accompagnent, le bloggeur à tendances mythomanes s'attirera la sympathie de bon nombre de couillons incapables de la moindre réflexion (ce qu'on appelle le syndrome Berlusconi), tout le monde fermant les yeux de peur de voir ses propres mensonges et contradictions mis en évidence, ou tout simplement, pour continuer à bénéficier des visites de celui qu'on sait mythomane.

Tout ça reste bon enfant, même si les auteurs de telles farces n'en sont généralement pas… mais que voulez vous, la vie peut sembler parfois si fade, et à l'instar de la mère au foyer qui se fait chier dans sa vie de bourgeoise coincée, préférant au passage elle aussi de plus en plus s'adonner à l'internet qu'aux séries à deux centimes pour s'évader, le bloggeur, lui, s'invente une vie.
Gavé que nous avons été depuis notre enfance au scénarios catastrophes et aux histoires complexes, nous assistons au résultat d'une lente lobotomie télévisuelle. La vie semble bien monotone et la couleur du mensonge et un eldorado pour les paumés.


[V] Courte conclusion pour article long.

En définitif, le bloggeur, c'est un type comme toi et moi, ni exceptionnel ni ordinaire, c'est juste un pseudo ridicule qui cache un paumé parmi tant d'autres.
C'est quelques photos derrière un écran, des mots plus ou moins bien choisis posés à la va-vite par le biais d'un clavier, des pages et des pages de vide, mais pour celui qui sait lire entre les lignes, le blog nous révèle bien souvent l'essence même de celui qui l'édite. On jauge ainsi la valeur de l'humain, et putain, c'est foutrement bas.

 







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Л ǿF †ħэ ЄИĐ*¯`•.,¸¸,.•´¯¯`.»
( [VI] C'est terminé alors tu te casses maintenant !
 
Je suis conscient qu'il existe une contradiction à user du blog pour le critiquer alors ne m'en faites pas la remarque. )


Mercredi 19 avril 2006 à 12:45


C'est sur son fidèle clavier, nommé azerty, que ce pourfendeur des petites frappes et des mous du bulbe livre un combat acharné contre un monde cybernétique livré à la paresse spirituelle. Rien ne semble pouvoir calmer cette ardeur qu'il met dans la rédaction d'articles tous plus sulfureux les uns que les autres, distillant son venin à une communauté plutôt que de faire quelque chose de constructif de son prétendu talent ; rien ne semble à même de le contrer, car vous vous en doutez, ce genre d'individu à toujours raison, dans sa logique tout du moins.

Le mot qui conviendrait encore le mieux à ce type de personnage est certainement « connard Â» ou « sale con Â» mais ces derniers ont une préférence pour un terme tout d'abord péjoratif qu'ils ont fini par adopter : Serial critiqueur. Ca ressemble à une sorte de trouble obsessionnel ou une psychose, et d'ailleurs c'est peut être même le cas. Quelle gloire et quelle satisfaction le serial critiqueur peut il retirer à tailler des costards à tout va partout où son internet explorer le mène ?
Quelle peut être cette motivation le poussant à détruire impitoyablement son prochain sous le simple prétexte de la différence ?
En fait, il ne s'agit que de la cruauté d'un enfant qui arrache les pattes d'une fourmi ou les ailes d'une mouche, il est toujours bon de se sentir puissant, et quoi de mieux que les faibles pour sentir cette puissance ? Comme tout enfant et le raisonnement qu'implique cet état d'esprit, on peut donc supposer que le principal attrait qui conduit à ce genre de comportement, c'est le jeu, l'amusement. Une sorte d'affection pour les rapports agressifs en gros.

Le serial critiqueur sait tout, connaît tout, et en particulier ses propres faiblesses, qu'il ne manquera d'exploiter dans le seul but de vous couper l'herbe sous le pied et ainsi, vous ôter toute chance de contre-attaquer : il assume ses défauts les plus abjects comme s'il dégustait du homard, parce que c'est la seule arme que l'on possède sur le net, et que si l'on retire cette arme à l'ennemi, la bataille est gagnée d'avance. Si on ajoute à ce comportement machiavélique une mauvaise foi inébranlable, le serial critiqueur devient la nemesis du monde cybernétique. S'attirant de nombreux sympathisants comme de nombreux détracteurs, le serial critiqueur, au sommet de son art, mêlera tout le monde à la bataille, et c'est là, que se situe le point le plus important de sa psyché : on devine un instinct barbare et guerrier qui sommeille dans un monde trop mou et tourné vers l'hypocrisie des concepts vomitifs tel que la paix, la tolérance, ou pire... le respect. On en vient finalement à croire que le serial critiqueur, c'est un peu une espèce de gros enculé à la limite de la caricature qu'on peut faire du nazi (et non pas "naziste"...), le genre de con à croire à une élite et à la supériorité…Mais il faut reconnaître que le nazi à cette qualité que le serial critiqueur ne possède pas : l'attrait pour le communautarisme.
En effet, le serial critiqueur, c'est un c0wb0y solitaire, et il y tient, ne serait ce que pour se vanter de faire fermer sa gueule aux autres tout seul comme un grand.

Le serial critiqueur rêve certainement d'un monde où tout le monde est comme lui, mais ce serait mal le connaître : ôtez au prédateur ses victimes, vous le privez par la même de tout plaisir. Cette mise en accusation constante des travers des autres n'est que la plus belle preuve de tolérance qu'on puisse donner, car se moquer, c'est avant tout comprendre le schéma de l'autre pour pouvoir en faire la caricature avant de lui renvoyer en pleine tronche (dans ta gueule !!!!)…  Ce n'est peut être pas louable, mais c'est comme ça.

En définitif, le serial critiqueur à besoin du monde qui l'entoure pour se sentir bien dans sa peau, supérieur peut être, mais bien, et comme à dit un grand homme un jour : « la meilleure façon de se sentir bien, c'est de faire en sorte que les autres se sentent mal ! Â». Dans un cyber-espace où les branleurs de ce monde nous vomissent leur mal-être à longueur de journée, il ne faut pas s'étonner que des individus comme le serial critiqueur trouvent leur bonheur.





«.´¯¯`•.,¸¸,.•´¯*Δâ€ Ã˜Л ǿF †ħэ ЄИĐ*¯`•.,¸¸,.•´¯¯`.»
( Texte dédié à mon humble et admirable personne.
On me fait savoir que c'est peut être le moment idéal pour vous préciser que ceci est mon 200ème article..
.)

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