Mercredi 15 mars 2006 à 4:15

Ou comment passer le temps quand on entend ou lit des trucs ahurissants, drôles ou simplement évidents (sur le net à la télé ou la radio) et qu'on veut faire des réflexions stupides en attendant de trouver le sommeil.
Attention; ce post est à forte teneur en second degré...A utiliser avec précaution après avoir fourni une autorisation écrite de vos parents, votre médecin, votre analyste, votre contrôleur judiciaire, tuteur légal ou autre personne habilitée à vous dire ce que vous pouvez lire sur internet. En avant pour une deuxième édition de "c'est mal !"



L'esclavagisme, c'est mal !
'Faut pas voir que le côté négatif, l'esclavage n'est qu'une première étape du métissage des cultures

Les bonzai-kittens, c'est mal !
Le plus dur c'est de s'habituer à caresser un bocal…mais au final c'est comme les poissons : Tu touches uniquement la vitre et une fois que c'est mort dedans, tu jettes le contenu aux chiottes.

Mentir, c'est mal !
Je préfère vivre dans un monde érigé sur la force du mensonge que sur les fondations obscures et branlantes d'une vérité détournée.

Le nucléaire c'est mal !
Eclairons nous à la bougie, rasons les forets pour nous chauffer, histoire d'augmenter l'effet de serre. Et puis sans le nucléaire, on se lancera quoi ? Des missiles en bois ? Pensez un peu à l'industrie militaire avant de penser à votre gueule.

Le totalitarisme et le fascisme, c'est mal !
Sauf si t'es au pouvoir... comme quoi tout est relatif.

Maltraiter les animaux, c'est mal !
Déjà qu'on ne peut plus faire de mal aux enfants…si en plus on peut plus se défouler sur les animaux.

Le CPE, c'est mal !
Non y a un point positif, avant le CPE les gens n'en avaient rien à foutre de la précarité.

La guerre, c'est mal !
Sur une courte échelle oui, mais ça permet de se défouler, ça relance l'économie et permet à la science de faire des progrès incroyables. Et puis tuer un homme, ça forge le caractère, c'est pas les boissons sans alcool et les clopes light 100's qui feront de vos enfants des hommes.

Le massacre des indiens d'Amérique, c'est mal !
C'est du passé, on va pas rester focalisé la dessus merde ! Si à chaque génocide on nous les brise pendant deux cents ans, on va nous les briser encore longtemps avec la shoah.
Et puis tout le monde s'en branle, des indiens hein pas de la shoah, non parce que y a encore quelques personnes susceptibles sur ce sujet…
 
Le génocide arménien, c'est mal !
Non mais t'as entendu ce que je viens de dire là ?

La désinformation, c'est mal !
Bien dit, pour être certain de ne pas être manipulés, supprimons la liberté de la presse et n'autorisons la publication que d'un seul journal, et pour éviter de tomber sous le coups de la désinformation, je propose que ce soit l'état qui possède 100% des parts de ce journal.

La grippe aviaire, c'est mal !
Pour l'instant ça tue des canards, des chats et autres animaux inutiles, ca ne me concerne pas donc je m'en tape.

L'islamophobie, c'est mal !
Et pourtant on n'engueule pas les agoraphobes, alors qu'ils craignent plus de monde que les islamophobes.
Et d'un autre côté, personne ne condamne avec vigueur la caricaturophobie...
Pourquoi certaines peurs sont acceptables et d'autres non ? Vous ne savez pas ce que c'est de rentrer chez soi avec la peur d'y trouver un musulman faisant sa prière ! Quelle angoisse…

Les réseaux pédophiles sur internet, c'est mal !
C'est vrai, des mineurs pourraient tomber dessus…

Convoiter la femme de son prochain, c'est mal !
En particulier convoiter la mienne.

Le sida, le cancer et les maladies qui font des millions de mort, c'est mal !
Pas si on considère que ça règle en un coup les problèmes de précarité de l'emploi, notamment dans le milieu hospitalier, le problème des retraites, et de la surpopulation mondiale…

Tuer un enfant, c'est mal !
On verra si tu tiens le même discours le jour ou t'habiteras un bidon ville indien et que t'auras 14 bouches à nourrir avec le dixième d'un RMI.

Le tourisme sexuel, c'est mal !
Même réponse que pour au dessus, vu que tuer les enfants c'est mal, faut bien les rentabiliser un peu.

 
Bloquer les fac' pour faire grève, c'est mal !
En même temps, aller  gentiment en cours c'est pas la meilleure façon de protester.


 


«.´¯¯`•.,¸¸,.•´¯** Atom of the end **¯`•.,¸¸,.•´¯¯`.»
( c'est mal !)

Mercredi 15 mars 2006 à 3:16

Texte initialement écrit pour être publié sur "la zone", je vous livre la première partie d'une mini-histoire sobrement intitulée "le docteur"


Dans les quartiers sombres et mal famés de Nancy, ou un lampadaire n'a jamais vu ni le jour ni un électricien, il est une véritable jungle masculine ou seul les plus forts survivent…ou les femmes avec du muscle ou celles protégées par un bon mac'.
Quoi qu'il en soit, c'est en plein cœur de la vieille ville, où les bars ne semblent pas connaître les heures légales de fermeture qu'au détour d'un corridor crasseux d'un escalier glissant et d'une porte en bronze qui fait mal la gueule quand t'as glissé dans les escaliers, l'on peut rencontrer celui qu'on appelle sobrement « le docteur », ou « doc » pour les habitués.


Médecin trois fois recalé et condamné pour exercice illégal de la médecine au C.H.U Brabois où il détroussait les patients et violait les infirmières, Le docteur, c'es un homme à part. La cinquantaine bien portante, chauve et bedonnant, habitué des bars à putes, de la débauche et du whisky, il est venu s'installer en vieille ville pour exercer ses talents auprès d'une clientèle qui, pour des raisons pratiques, évite les soins médicaux classiques. En cette belle nuit d'été, alors que la chaleur étouffante diurne fait lentement place à une chaleur étouffante nocturne, ce qui ne fait sensiblement pas varier la température extérieur, un homme marche, ou boitille plutôt… non il me semble même qu'il avance à cloche pied.
Il s'enfonce dans les ruelles sombres et crasseuses de la vieille ville, sautille quelques centaines de mettre avant d'emprunté un corridor, une petite ruelle aux pavés moyenâgeux, un petit escalier puant la merde et la dégueulure d'ivrogne, dans lequel il glisse avant de s'exploser le crâne contre une lourde porte en bronze et de gémir quelque chose du genre « putain de merde de saloperie d'escalier à la con »
Une voix lui rétorque
« Dégage c'est pas un abris pour clodo ici, je travaille moi »
Notre maladroit sautillant tente d'ajouter quelque chose mais la voix derrière la porte enchaîne de suite.
« Et mon escalier c'est pas un chiotte pour pouilleux, pour ca y a la devanture du boucher en face !
- Mais doc', c'est moi, Fred dit « les pieds gauche », ou « l'ahurit » ou encore « le poissard » ou aussi, une fois, quand j'étais en maternelle on m'a surnommé…
- C'est bon ! C'est bon ! J'ai compris. Entre c'est ouvert.
»

Fred entre alors dans la cave du docteur, ou comme le docteur dit « son cabinet ». Une cave de moins de vingt mètre carrés au sol de terre humide, une table en bois en guise de table d'opération, et des outils rouillés de garagistes ainsi que divers instruments volés à l'hôpital en guise de matériel. Fred s'avance vers le docteur, qui l'installe sur la table d'opération, sous une ampoule vacillante.
« Alors mon vieux Freddy, qu'est ce qu'i' t'arrive encore ?
- J'ai un bout de véranda dans le cul.
- Hum ce n'est pas banal ça ; Bon baisse ton froc et allonge toi sur le bide. »
Fred obéit, une fois installé le docteur se penche sur le problème. On sent immédiatement la grande expérience dont bénéficie cet éminent praticien, qui en moins de trois minutes recoud la plaie.
« Et voila Fred, c'est réparé
- Ouais mais j'ai toujours mal, et pourquoi ça pisse le sang comme ça ?
»

Le docteur se penche à nouveau sur le problème.
« Heu je me suis gouré j'ai confondu la plaie avec ton anus…attend je vais tout de suite rectifier ça, j'me disais aussi que c'était pas normal cet entaille dans la fesse droite.
- C'est ce que j'me suis dit aussi…
- T'es sur que c'est un bout de la véranda et pas la véranda entière que tu t'es mise dans le cul ? Rah c'est pas beau à voir, y'a même un bout de métal… Bon bouge pas je vais retirer ça à la pince.
- Heu doc, j'peux être anesthésié avant ?
- Y'a une bouteille de Jack Daniel' s à ta gauche par terre, mais d'ici à ce que tu sois assez bourré pour rien sentir j'aurai terminé.
»
A ces mots, le docteur retire un long bout de métal garnit de morceaux de verre de la fesse du bon Fred qui hurle comme un gonzesse. Tout en douceur et en délicatesse, le docteur pose un fer a repassé brûlant qu'il avait laissé chauffer afin de stopper le flot de sang. Fred hurle toujours. La blessure n'étant pas entièrement cicatrisée, et par précaution propre au corps médical, le docteur pose à nouveau le fer a repassé. Fred n'a pas cessé une seconde de hurler. Toujours comme une fillette.
« Mais t'as fini de braire comme un veau, même l'auteur de ce texte de merde qui est une foutue chochotte se fout de ta gueule »
Fred ne répond qu'un vague murmure plaintif. Le docteur le remet debout et l'aide à enfiler son pantalon.
« Faut quand même que tu m'expliques Fred, comment il est arrivé dans ton cul ce truc ?
Ben, en fait, je voulais faire un casse comme d'hab', tu sais cette baraque dont l'entrée donne sur la place Carnot, celle avec une putain de véranda ?
- Ouais je vois, c'est un toubib qu'habite là.
- Ouais ben le toubib est en vacance, alors j'ai voulu aller y faire un petit tour dans sa baraque. J'suis monté sur un pylône électrique pour provoquer une panne et me débarrasser du système de sécurité. J'ai réussi à faire sauter le courant mais, pas de bol, j'me suis mangé un coup de jus du tonnerre de dieu, et j'ai atterris le cul sur la véranda du toubib. C'est là que j'ai constaté que le système d'alarme fonctionne indépendamment du circuit électrique. Et quand j'ai vu l'entaille que j'avais au cul, j'ai préféré me barrer avant que les flics se pointent.
- Idée judicieuse. Bon ça fera 100 euros payable immédiatement.
- Pour cinq minutes passées sur le billard ? T'exagères doc'
- Si t'es pas content la prochaine fois va aux urgences, c'est remboursé par la sécu au moins.
- Très drôle.
- Bon allez bouge toi, Fred, je rentre chez moi.
- Moi aussi, une bonne nuit de sommeil ça fera du bien. Tu m'accompagnes doc' ?
- Si tu veux c'est sur mon chemin.
»

Les deux hommes entament alors une balade nocturne afin de regagner leurs domiciles respectifs, et une fois arrivé devant chez Fred, quelque chose attire l'attention du docteur.
« Tiens. T'es passé chez toi avant de venir me consulter ?
- Ouais pour mettre un autre froc… comment tu sais ça ?
- Y'à des grosses gouttes de sang sur la chaussée qui viennent tout droit de la place Carnot et qui s'arrêtent devant ta porte…
- Bah, j'ai perdu un peu de sang et alors ?
- Et bien… Non rien, laisse tomber. Bonne nuit « le poissard »
- Bonne nuit Doc'.
»

Les deux hommes se quittent, Le docteur rentre chez lui. Au petit matin, il lira dans le journal que l'auteur d'un cambriolage maladroit chez un médecin place Carnot a été capturé dans la nuit. Les policiers, hilares, affirment que le cambrioleur, Fred « le poissard », a joué au petit pousset avec son propre sang, l'individu s'est en effet blessé au postérieur et à conduit les forces de police depuis la maison de la victime jusqu'à chez lui sans le savoir.
Trempant son pain dur dans un café immonde, Le docteur pense que Fred n'a pas volé son surnom de « poissard », ni même celui d' « ahurit »… et qu'il va certainement en chier pour couler un bronze. Le doc vient de se rappeler qu'il n'a guère enlevé les fils de l'anus de son patient.
Il s'en rendra bien compte le moment venu. Remarque ça lui évitera des embrouilles si on lui fait tomber sa savonnette en prison.


Mardi 14 mars 2006 à 16:57

Alors que l'amateur de boisson que je suis se retrouve nostalgique des années lycée ou la contestation des projets gouvernementaux n'étaient qu'un prétexte de plus pour sécher les cours et tenter sans succès de provoquer un mai 68 numéro deux, il serait impensable que cette nostalgie du bon vieux temps ne s'accompagne pas du souvenir de l'embuscade.
L'embuscade, ce petit bar, à deux pas du lycée, ou nous nous retrouvions avant, entre, après, et pendant les cours. Et quand je repense à ce lieu bénit de concerts métal, soirées plage consistant à recouvrir le carrelage de sable, ou simple biture joyeuse au milieu de pochtrons qui pour éviter de rentrer bourrés et se faire engueuler par leurs femmes ne rentraient bourrés qu'au petit matin après avoir allongé l'ardoise qu'ils avaient au bistrot, je ne peux m'empêcher de me souvenir de ceux dont les grandes expériences de la vie ou les simples mimiques provoquaient un fou rire généralisé.


Je me souviens de Ali,et de ses crabes de dix mètres en Alaska, ses méduses de cinquante mètres péchées sur un cargos imaginaire, lui qui n'avait jamais foulé le pont d'un bateau et souffrant du mal de mer tant la terre tanguait après ses quelques demis de bière quotidiens. Je me souviens de sa grande théorie de l'internet,  qui reliait les ordinateurs par ondes radios et par ultra son via les satellites américains du pentagone, je me souviens aussi de ses nombreux remerciements envers ceux qui avaient un emploi, de leur contribution au système qui lui fournissait un RMI et lui permettait de boire tranquillement. Je me souviens de ses devinettes du niveau de CE1 que nous ne mettions pas plus de dix secondes pour résoudre, ce qui le forçait à inventer des énoncés dénués de sens pour prouver qu'il était plus intelligent que tous puisque jamais il ne donnait la réponse à ses problèmes tordus mais prétendait toujours qu'il y en avait une.  Je me souviens qu'il m'appelait « mad max » et que je répondais invariablement « ta gueule Ali j'm'appelle groumf »

Je me souviens aussi du vieux Bégah, réveillant le barman à six heures du matin pour être certain d'avoir son rosé. Je me souviens du nombre incalculable de fois où sa main tremblait tant qu'il n'osait soulever le verre du bar, le verre étant, étrangement, systématiquement remplit à ras bord par le barman, au point que le vieux Bégah finissait par se hisser du bout de ses maigres bras au niveau du verre pour en aspirer une partie du contenu. Bégah et son verre de rosé, toute une histoire. Le cas typique du mec dont la mémoire à été ravagé par l'alcool, ne se souvenant jamais du nom des habitués qu'il côtoyait depuis des années pourtant. Je me souviens de nos paris, alors que Bégah tentait de descendre les deux malheureuses marches à l'entrée du bar. Depuis qu'il avait des pertes de connaissance et que le trottoir lui avait, je cite, « sauté à la gueule » nous n'attendions plus que le voir tomber à nouveau. Ce qui ne manqua pas d'arriver une paire de fois.

Je me souviens du vieux beauf en survet' bleu dont je n'ai jamais demandé le nom, qui nous invitait inlassablement à jouer au billard, ainsi que de son petit bouledogue stupide amateur des coups de new rock dans la tronche sous la table, coups assénés par notre cher Seb.
Je me souviens d'Arnold, délégué CVL à la braguette constamment ouverte par anti-conformisme (et par clarté envers son statu de crevard) ainsi que de ses baskets de Hand dépareillées, de ses manifs foireuses et de ses prises de position motivées par la seule envie de s'opposer à l'autorité professorale.
Je me souviens de Dédé, dont le charme échappait à tout les mâles lycéens mais bizarrement, dont les talents inconnus étaient appréciés par les clients du bar puisque jamais elle n'a payé un verre.
Je me souviens de Julien le grand don juan du lycée et de son chapeau ridicule, de sa traditionnelle despé accompagnée de son incontournable pizza à midi.
Je me souviens d'avoir risqué la vie de plusieurs clients du bar en envoyant je ne sais combien de fois les boules hors du billard, ou suscité leur admiration en réalisant des coups improbables que je dois uniquement à une chance exceptionnelle.
Je me souviens d'Héléa et ses courbes si féminines qui lui valaient d'être comparée à une poire.
Je me souviens de la vieille Pascale, et d'avoir lancé, un soir de beuverie, un défi au barman qui m'a dépouillé de dix euros en relevant le dit défi et qui, dans le même temps, s'est dépouillé lui-même de son honneur en embrassant à pleine bouche cette chose qu'on ne pouvait raisonnablement pas qualifier d'humaine.
Je me souviens d'Iris, que personne ne voulait se résoudre à dépuceler.
Je me souviens de Nymphounette et de son petit cul de rêve, sa gentillesse, sa sensibilité et qu'elle me laissait la peloter. Je me souviens d'Alice et de son grand manteau de laine qui lui donnait un air de serpillière, de sa mythomanie touchante, pratiquée pour susciter notre intêret à son égard, de ses dents de lapin et des ses oreilles étranges qui lui donnait aussi un air de personnage de dessin animé sur qui on venait de lâcher un piano.
Je me souviens de boulet, et je me souviens qu'il n'y a rien à dire sur lui tant son surnom est évocateur.

Je me souviens des moments de rire, et des moments de détresse, à siroter une énième bière pour noyer mon chagrin d'adolescent mal à l'aise. Je me souviens de la cause de ce malaise, une fille, dont le visage n'est plus qu'un vague souvenir rance et décrépit au fond de ma mémoire. Je me souviens de tout ces moments, ou finalement la vie semblait plus simple, ingrate peut être, mais simple. On se laissait vivre et porter par le vent, demain n'était qu'un jour comme les autres et lorsque nous envisagions l'avenir, c'était de manière attive et désabusée. Lucides ou pessimistes, nous ne cherchions pas la réponse au fond d'un verre, juste un repère, un ancrage, ou une fuite à l'inéluctable, ne souhaitant pas voir que demain, nous ne pourrions faire face aux changements qui finalement, nous paraissaient irréels, improbables, comme si nous pouvions rester éternellement des jeunes entre l'adolescence et l'âge adulte.
Un jour le propriétaire à changé, les habitués aussi, le groupe d'amis s'est dissout, je considérai alors ce lieu comme clos, et ma jeunesse avec. Ainsi va la vie, il est bon d'imaginer que certaines choses ne changent pas, et dans un coin de mon esprit, je suis au comptoir, et je bois toujours un dernier verre avec les potes avant de retourner en cours. On se sépare et on se dit à demain.
Et demain ne vient jamais...




Jeudi 9 mars 2006 à 3:28


Se relever en pleine nuit afin de combler un petit creux peut avoir ce désavantage qui fait que le sommeil tarde à revenir. J'en profite, comme à mon accoutumée, pour peaufiner un ou deux textes dessins ou autres et vous en faire profiter. Sans plus attendre, voici la dernière trouvaille des laboratoires atom of the end en matière de "bonheur en kit"



Tu es moche, pas très charismatique et ton succès auprès de la gente féminine se limite à te masturber devant des films X téléchargés sur le net ?
La solitude qui t'oppresse ne te laisse que trois alternatives, lorsque le besoin se fait sentir de se vider les boules: la masturbation, ton chien ou…le viol ?
Ton choix se porte sur la solution la moins immorale, à savoir le viol ? Et bien laisse moi te dire que tu as fait le bon choix, et que je suis là pour t'aider. Les laboratoires atom of the end, en étroite collaboration avec le
ministère de la justice et Guy Georges Inc., nous étonnent, une fois de plus.

Se mettre au viol, ça relève du défi, à une époque où les tests génétique et le féminisme sont plus présents que jamais, c'est pourquoi nous te venons en aide. Pour un viol en toute simplicité, voici le « kit du violeur ™ »
D'après nos études, l'action de viol se déroule en trois grandes lignes : tout d'abord la traque, ensuite, le viol en lui-même, et pour finir, les petits problèmes d'ordre administrato-judiciaire.

Afin de te faciliter la traque, tu trouveras dans le « kit du violeur », tout l'attirail nécessaire afin de pister une victime bandante.
- Une paire de jumelles vision nocturne
- Un assortiment de sextasies et de drogues diverses, si tu tentes une approche qui consiste à droguer ta victime.
- Une batte de base ball et une paire de menottes, si tu tentes une approche qui consiste à défoncer la gueule de ta victime avant de lui défoncer autre chose…
- Un caleçon en côte de maille (pour éviter de se faire « désarmer » par sa victime)
- Un masque « Guy Georges » très tendance dans l'est parisien (existe aussi en « Emile Louis » si ta passion c'est violer les trisomiques et conduire des autobus)
- Une brochure contenant le plan complet de toutes les villes de France, si tu es un violeur du genre nomade.

Dans le second compartiment de ton « kit du violeur », tu trouveras ce dont tu as besoin pour violer en toute tranquilité.
- Un préservatif multi usage (on ne sait jamais qui on viole, mieux vaut être prudent)
- Du viagra (une panne au mauvais moment et la soirée est fichue)
- Un matelas « gonflage instantané », au cas où tu violerais dans une ruelle sombre ou tout autre endroit inconfortable pour toi et ta victime.
- Un mini post-cd/mp3, pour un viol en musique (offre spéciale : pour toute commande passée ce mois ci, une compilation des morceaux les plus romantiques pour un viol en musique : de « Rape is gorgasm » jusqu'à « vagina panzerfaust », « j'te déchire l'anus », en passant par « viens là, suce ma bite » et bien d'autres)
- Un sac poubelle, une scie et une pelle, pour faire disparaître tes victimes.
- Du poppers (pour assouplir l'anus de tes victimes masculines)

Et là tu te dis que tu as tout ce qu'il te faut, et bien tu as tort ! Car si un seul kit te permet de commettre une dizaine de viols au total (données basées sur une étude approfondie et réelle) et que chacun des articles du « kit du violeur ™ » est en vente libre au détail sur notre site web, afin de renouveler le contenu de ton kit, as-tu seulement pensé à la suite ? C'est pourquoi tu trouveras dans le troisième compartiment de ton kit, tout ce dont tu as besoin pour parer à l'une complication possible du viol, à savoir,
la justice.
- De fausses empreintes digitales
- Un bon pour une opération chirurgicale gratuite complète du visage.
- Des faux papiers, pour de multiples identités et deux fois plus de fun.
- Un avocat véreux et des témoins bidons
- Une expertise psychiatrique favorable.
- Un pot de vin pour adoucir le juge.

Voilà, désormais tu es un violeur confirmé, et rien ou presque ne peut t'arrêter. C'est dans une sexualité nouvelle et épanouie que tu trouves enfin ton équilibre, et ça, c'est grâce aux laboratoires atom of the end.
Dans un soucis d'éthique, nous offrons à toutes les victimes encore en vie des utilisateurs de notre kit, des séances de psychothérapie, sur présentation du ticket de caisse de votre agresseur, prouvant qu'il utilise bel et bien notre matériel.



«.´¯¯`•.,¸¸,.•´¯** Atom of the end **¯`•.,¸¸,.•´¯¯`.»
( des solutions pour un monde meilleur )

Mercredi 8 mars 2006 à 17:00





Mercredi 8 mars 2006 à 3:19


Il y à un an, je postais ce texte, sur la première version d'atom-of-the-end. Un an plus tard, sur ce même site toujours en évolution qu'est c0wb0ys, je vous offre à nouveau cette petite diatribe, quelque peu remaniée pour ne pas faire trop réchauffé...


Encore une belle connerie…la journée de la femme (certainement pondue par ces veaux socialistes) ! Non mais qu'est ce qu'ils ne vont pas inventer encore ? Et je dois le dire mesdames et mesdemoiselles : je suis choqué !
Je suis profondément déçu, car vous luttez sans relâche depuis des décennies pour être nos égaux tout en sachant que c'est impossible, la nature nous ayant doté d'un cerveau contrairement à vous, mais dans le même temps vous glorifiez une journée dont le thème dit de manière implicite que vous n'avez droit qu'a une journée et que les 364 restantes sont à consacrer aux hommes
A gagner des journées par ci par la peut être gagnerez vous une semaine de tranquillité.
La journée mondiale de la femme, encore un jour hypocrite qui verra en guise d'aurore le massacre de vos semblables oppressées à chaque coin du globe. C'est vrai que les excités du voile vont s'empresser d'aller voir leurs compagnes pour leur dire « c'est bon jte laisse ta journée annuelle ; enlève ton voile, va draguer etc.… moi j'm'occupe des mioches et du ménage » ou que les maris alcooliques occidentaux vont faire preuve de sobriété et de non-violence en ce jour particulier. Et puis quoi encore ?


Alors bon d'accord je pousse toujours le bouchon en choisissant les pires exemples, mais à problème récurent…

Tout le monde sait que c'est une journée aussi hypocrite et inutile que le sont les autres jours maudits tel que la journée du cancer, la journée sans tabac, la journée des capotes (heu contre le sida pardon) la journée du dépistage de la dilatation aigue d'anus suite à l'introduction d'un légume, Noël, la Saint-Valentin, les fêtes du travail, des mères, des pères, des grand-mères, la saint glin-glin… enfin bref toute ces merveilleuses journées qui ont toujours un même but : nous faire rentrer dans le rang en nous masturbant un ego souvent trop fragile.
C'est la réponse à tout ça, les cancéreux souffrent dans le monde et les organismes réclament des sous pour endiguer ce fléau, et pour toute réponse : la journée du cancéreux.
Les fumeurs meurent prématurément dans d'horrible souffrance et dans l'impuissance bien souvent, allez hop : journée mondiale sans tabac. C'est sur, ne pas fumer une journée dans l'année ça donne un meilleur karma mais pour le poumon ça change pas grand-chose.
La journée de la femme c'est pareil : t'existes une fois par an ma pauvre, et le pire c'est que t'es contente. Le reste de l'année, t'existes pas. ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis !

Ca me fera toujours rire : l'être humain à donc réellement besoin d'une journée spécifique pour prendre conscience de certaines choses, dans ce cas précis, l'existence de la femme en tant qu'individu. Et quand on ne connaît que trop la tendance de l'être humain à oublier vite fait ce qui ne le concerne en rien, il est légitime d'avoir des doutes concernant la nécessité de ces journées à thème. Et puis, sommes nous donc uniquement ça ? Un troupeau stupide qui à besoin de certain jours pour penser à certains problèmes ?
 Attendez je consulte mon agenda…tiens le jour du mouton c'est toute l'année…curieux. 
La journée de la femme ne sauvera pas ces millions de femmes battues partout dans le monde ; si ça se trouve en ce jour spécial, elles se font encore plus taper dessus ; histoire de bien comprendre que c'est sa journée… enfin surtout sa fête.
La journée de la femme ne fera prendre conscience de rien. Il y a cinquante ans  je dis pas, y'avait du taff pour en arriver là ou l'on est, mais maintenant c'est fait : vous avez le droit de vote, vous pouvez exercer n'importe quelle profession au même titre que votre conjoint tout couillu.

Alors votre journée vous pouvez vous la mettre ou je pense (pour vous aider, je peux vous dire que ça se situe en bas du dos). Non mais merde à la fin, une journée et puis quoi encore ? Pour entendre des trucs genre « chéri fais le ménage ; moi je peux pas c'est la journée de la femme » ou « chéri fais la bouffe », « chéri masse moi les pieds »  en invoquant inlassablement la même raison : « c'est la journée de la femme ». Et ne niez pas, j'ai toujours raison, je sais pertinemment que c'est ce que vous faites.
Et ben mesdames, c'est du beau ça, profiter honteusement d'un jour si symbolique; et qu'on ne me parle pas des quêtes que j'ai effectué au profit des enfants malades pour finalement garder l'argent pour ma gueule, ça n'a absolument rien de comparable. Vous, mesdames, ce que vous faites, c'est bien pire.
 Je suis consterné pas votre comportement, vous qui parlez de solidarité féminine et de suprématie de votre intelligence à toute les sauces, et qui détournez sans aucun remords les buts d'une journée ou nous devrions traiter la femme comme un être humain et non pas nous mettre à quatre pattes devant elle pour faire le ménage, lui conférant par la même un statut supérieur au nôtre, ce qui ne fait que la maintenir dans une vision faussée de la réalité, comme lorsqu'on évoque la possibilité d'une parité totale…
En définitif cette journée ne vous apporte rien de bon, puisqu'aux douze coups de minuit, votre carrosse se change en citrouille et vous redevenez des femmes…de ménage.

 


Belle mentalité mesdames ! Entendez vous toutes ces voix qui souffrent de part le monde et réclament le droit à la dignité et la vie pendant que vous réclamez votre journée de congé ? Vous avez honte n'est ce pas ? Je le sens, et vous avez raison ! Baissez la tête ! Honte a vous viles femelles séduites par la paresse…comment ?
Mais bien entendu qu'il n'est jamais trop tard pour changer, la journée n'est pas finie alors pour que ce jour soit bel et bien aussi symbolique que prévu, tel un phare de raison dans un monde tournée vers l'obscurantisme, vous ne devez non pas vous complaire dans des acquis que nous vous avons gracieusement accordé, nous autres mâles, mais bien au contraire, retrouver cette condition singulière à toutes les femmes. Donc comme les 364 jours restants de l'année, vous allez faire le ménage, la bouffe, aller chercher les mioches à l'école, leur faire faire leurs devoirs, faire la lessive,  le repassage et quand tout ça sera fait, si votre conjoint est partant, il faudra que vous soyez battue… Par solidarité avec celle que la journée de la femme a oublié.
Mais quoi ? Vous croyez qu'on mérite une journée comme ça sans rien faire ? Ben non ça se passe pas comme ça, faut souffrir ! Prenez exemple sur nos anciens combattants et nos cancéreux.
Je vous en conjure, soyons un peu réaliste ! Une journée, quand on sait que tout le reste de l'année, c'est implicitement la journée de l'homme, vaut mieux pas faire la maligne parce que vous en avez (enfin) une. Sinon ça risque de chauffer pour votre matricule.
Alors mesdames, à vos aspirateurs, la journée promet d'être longue.


Et puis une journée où l'on ne boit pas comme des trous (comme la fête de la musique, ou la fête de la bière par exemple) ce n'est pas une journée qui vaille le coup qu'on s'y intéresse, nous autres les hommes… surtout si c'est votre journée. Faut pas rêver non plus, c'est pas en une journée qu'on change la nature profonde de l'homme.



«.´¯¯`•.,¸¸,.•´¯** Atom of the end **¯`•.,¸¸,.•´¯¯`.»
( qui va aller se recoucher et qui rappelle à quel point il respecte la femme,
en tant qu'être humain et individu pensant et non en tant
qu'animal de compagnie... quoi que... )


Mardi 7 mars 2006 à 22:40


Encore une scène de baston, mais j'adore dessiner ça.



Après une amputation d'une partie de l'avant bras du grand guignol, le résultat est plus acceptable



Mardi 7 mars 2006 à 17:22





et voilà, je sais que ca fera déjà une heureuse :D
n'est ce pas Jiria ?

Lundi 6 mars 2006 à 1:00


Joe, c'est un bon vieux pochtron bien de chez nous, le genre de mec qui peut dormir a poil sous la neige en pleine rue tant qu'il a son litron de rouge. Mais en cette nuit particulièrement glaciale, par cette quasi-tempête de neige, Joe avait décidé, pour la première fois en 20 ans d'exclusion du système et de mendicité sauvage, de se rendre dans un foyer. Délaissant son carton, ses poux et ses poubelles, Joe avance, à contre vent en suivant les lignes de tram.
Pendant ce temps, moi, je suis bien au chaud chez moi, je prends une douche bien chaude, et je suis en retard comme d'habitude. Je m'habille en trois seconde huit, chausse mes rangers en même pas dix secondes (ceux qui me connaissent savent qu'à ce moment précis je mens) et je sors pour affronter le froid lorrain et la neige battante.
Le vent fouette mon manteau de cuir, la neige dégoulinante éclabousse mes chaussures, les flocons eux, me font plisser les yeux. J'arrive à mon arrêt de tram, dix minutes d'attente, une clope s'impose, « what hell is about » sur les oreilles aussi. Je suis le maître zen dont la méditation ne saurait être perturbée par le froid. Un clochard s'approche de moi et me demande une clope, qui lui serait fort salvatrice par ce temps démentiellement glacé. Je l'envoie gentiment au bois en lui expliquant que la conjoncture actuelle n'est pas à la solidarité mais au « chacun pour sa gueule », au « libéralisme », au « mérite » et à « l'effort ». Il s'éloigne, mais je sais que j'ai agis pour son bien.

Joe le clochard avance, toujours le long des lignes de tram, après s'être fait refuser une cigarette par un jeune trou du cul tout de noir vêtu. Ses chaussures trouées laisse la neige s'infiltrer, il a froid et mal. Il s'arrête un temps sur le banc d'un arrêt de tram. Le tram arrive.
Instinctivement, pour se protéger du froid, il monte. Pas âme qui vive dans ce tram, si ce n'est le trou du cul qui ne partage pas ses clopes, écoutant sa musique de merde au fond du tas de merde sur rail qu'on ose appeler tramway.
Le vieux Joe avance vers le dernier  wagon et s'étale sur quatre places en vis-à-vis. Par malchance, trois arrêts plus loin montent huit contrôleurs. Joe leur explique qu'il n'a pas l'argent nécessaire pour payer son ticket de tram, en pestant contre le mauvais temps et sur sa condition misérable, espérant ainsi apitoyer les contrôleurs, qui lui suggèrent de trouver vite 1 euro 15 avant de se faire gicler du tram.

Je fixe la vitre en face de moi. Il neige toujours. Le baladeur toujours vissé aux oreilles. Une odeur épouvantable m'arrive aux narines : c'est encore lui. Le clodo. Il me demande 1 euro 15. Je lui explique que la conjoncture actuelle n'a guère évolué depuis qu'il m'a demandé une clope, et que je n'agirai pas dans son intérêt en accédant à sa requête.
Un arrêt après, les contrôleurs lui demande de descendre. Il à de la chance il ne lui donne pas d'amende. Les chutes de neiges ont redoublé dehors…putain j'aimerai pas être dehors à ce moment là. Je m'arrête à la gare afin de me restaurer. Je commande un américain, et j'attends. Lorsque le gentil commerçant d'origine maghrébine (preuve que le foot n'est pas la seule façon de s'intégrer en france quand on est d'origine arabe et travailleur)  me remet mon sandwich, voilà que le vieux clodo reviens, aussi bleu qu'un schtroumpf.
Il me demande un petit peu de thune pour manger.
Je lui explique que la conjoncture a empiré vu que j'ai un peu moins d'argent dans le porte monnaie depuis que j'ai payé le vendeur de sandwich et qu'il doit s'en sortir par lui-même. Je retourne attendre le tram Vingt-cinq minutes plus tard, je suis arrivé, il ne me reste plus que cinq minutes de marche avant d'arriver chez T.  

Joe erre vers sont destin : le foyer. Le vent est si intense qu'il met une heure pour arriver. Arrivé à la porte, il est refoulé par une vieille mégère lui précisant qu'il n'y a plus un seul lit de libre, mais qu'il peut toujours essayé ailleurs. En route, Joe se fait un compagnon, un jeune berger allemand aussi solitaire que lui, et aussi sâle. Ils font un bout de chemin ensemble, sous la neige.
Pendant ce temps, je test quelque jeux de Playstation, bois un petit coup avec mon ami.
Nous discutons, bien au chaud. La soirée s'éternise, tant de chose à se dire, tant de chose à faire.
Sa femme va se coucher, nous continuons à boire et philosopher.
Trois heures du matin, il est temps de partir. T. me propose de me ramener en voiture, avec le temps qu'il fait, cela vaut mieux.

Joe s'est fait refouler à l'entrée des centres parce qu'il ne veut pas abandonner le jeune chien dans le mauvais temps. Il décide de marcher encore et encore, pour ne pas se laisser envahir par le froid.
Je monte dans la voiture de T., nous devons attendre un peu, le froid a couvert de glace et de neige durcit les pare-brises avant et arrière, ce qui rend impossible la conduite. La voiture chauffe peu à peu, la glace fond, mais pas assez vite, rien pour gratter, il nous faut nous armer de patience. Il n'y a personne dans les rues, alors tant pis, nous roulerons un peu à l'aveuglette…
Le froid déchire le visage du bon vieux Joe, il n'arrive plus à avancer, il n'est pas habillé pour supporter ce froid…à bout de force, il titube, vacille et s'écroule à genoux. Le jeune chien aboie, encore et encore. Une lumière divine apparaît aux yeux de Joe, comme un tunnel, dont l'issue s'approche de plus en plus vite.

On ne voit absolument rien dans la bagnole, mais il fait chaud c'est déjà ça. Nous roulons tranquillement, quand soudain, la voiture heurte quelque chose et lui roule dessus. Coup de frein brusque. Nous entendons un chien qui aboie. Nous sortons, catastrophés à l'idée d'avoir blessé un pauvre animal sans défense, mais dieu merci, le chien n'a rien. Lorsqu'on regarde sous la voiture, on aperçoit un corps inanimé. Je regarde mon ami et lui dit
 « Ce n'est rien T., juste un clodo, ne l'aide pas, il doit s'en sortir par lui-même. C'est pour son bien. C'est la conjoncture économique et sociale actuelle qui veut ça. Bon tirons nous j'ai froid.
- T'as raison, ça caille. Prend le chien on va pas le laisser ici tout seul, me dit alors mon ami.
- Tu as raison, ce serait inhumain de l'abandonner ainsi.
 »
Nous remontons dans la voiture, on y voit un peu plus qu'avant, une demi heure après je suis de retour à la maison, au chaud.
Un peu plus tard, Joe ouvre les yeux, il a froid et ne peut pas bouger, il a mal, il saigne atrocement…une lumière divine apparaît, serait ce enfin… la fin ?
Le lendemain j'appelle T. pour savoir s'il est bien rentré chez lui, je devine à sa voix qu'il est en colère. Il m'explique qu'en rentrant il a de nouveau roulé sur le clodo, et du coup, il a dégueulassé sa voiture et abîmé le pare choc. Et bien évidemment le clodo, n'étant pas solvable, ne pourra pas rembourser les dommages occasionnés. Et faudrait encore les aider ? La conjoncture économique et sociale actuelle est décidément trop douce avec certaines personnes… Et qu'on ne vienne pas me dire que je suis un salaud, demain j'emmène le clébard se faire piquer ; si ça, c'est pas de l'humanisme.




«.´¯¯`•.,¸¸,.•´¯** Atom of the end **¯`•.,¸¸,.•´¯¯`.»
(Toute ressemblance avec des personnes existantes et des situations existantes
serait totalement involontaire.
le clodo a 5 centimes d'euro dans sa poche gauche de pantalon, ce qui fait qu'il n'a besoin que d'1 euro 15 pour son ticket de tram dont le prix est 1 euro 20... et toc !)



Samedi 4 mars 2006 à 19:11




Parce qu'il est toujours bon de se répéter quand on généralise de façon caricaturale les petits travers de l'humanité dans une lignée de textes, sobrement intitulée "sociologie de l'absurde" je reposte cette phrase qui figurait sur le premier texte du genre :


Pour des raisons évidentes, ces études sociologiques ne s'appuient aucunement sur des données vérifiables et ne sont absolument pas révélatrices du phénomène étudié.



(tu te reconnais la dedans, ne me le reproche pas à moi mais à toi même)

Parce que ceux qui ne se sentent visiblement pas visé sont toujours ceux qui agressent, parce que les adeptes de la tolérance et de l'ouverture d'esprit à coups de petite cuillère en plastique dans leurs crânes d'australopithèques  sont toujours ceux qui démontrent avec tact et délicatesse qu'au final, j'ai raison à leur sujet, parce que se justifier je ne sais combien de fois ce n'est pas mon hobby préféré, je n'ai qu'une seule chose à ajouter: le manque d'humour est le signe le plus flagrant de la connerie et du néant intellectuel qui vous caractérise.

Comment pouvez vous accorder crédit et sérieux aux écrits d'un mec qui comme fond d'image de son blog vous pond une armée de bites ? Non mais franchement...


Ceci étant dit...je passe à autre chose.





Cadeau pour Glysalide parce que msn c'est de la merde :


*   fee bird (live) de Skynyrd  (fond actuel de mon blog)                             
*   Hear my train (live) de Hendrix                          
*   Sweet home alabama (live) toujours de Skynyrd
(histoire de bien faire chier les liens sont sous les étoiles ^^ )

D'ailleurs vous autre aussi profitez en, c'est la première et la dernière fois que je fais ca; pour de la bonne musique y'a un bon blog rock'n'roll qui n'est plus à présenter : je parle de pROCK bien entendu.


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